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Critique du Jeu de cartes : Spyrium
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Critique du Jeu de cartes : Spyrium

Avis critique rédigé par Amaury L. le dimanche 22 décembre 2013 à 1035

Du spyrium ou rien...

L'Angleterre victorienne est en pleine révolution industrielle et la découverte incroyable d'un minerai aux propriétés extraordinaires accélère ce processus de développement. Justement, lequel d'entre vous bâtira l'empire commercial le plus prospère à la gloire de Sa Majesté la Reine ?

 

Un nouveau matériau...

Ystari games propose une boîte de dimensions moyennes qui renferme pourtant un matériel conséquent. On découvre un petit plateau qui aurait mérité une surface plus importante afin d'assurer un confort de jeu accentué. Les accessoires restants correspondent à une qualité récurrente chez cet éditeur français avec des pions Ouvriers (Meeples) et des disques en bois, des gemmes « Spyrium » d'un effet visuel agréable, plus de 70 cartes illustrées honorablement par Arnaud Demaegd et Nériac en cohérence avec l'ensemble de la gamme Ystari. Même si on demeure dans un ensemble classique, on ne note pas d'erreur préjudiciable.

Le matériel de jeu.

Comment utiliser son « Spyrium » ?

Chaque joueur dirige un conglomérat industriel qu'il faudra optimiser afin d'obtenir un maximum de points de victoire pour l'emporter. Le jeu se déroule en six tours réparties en trois époques (A, B, C).

Pendant un tour, les joueurs effectuent un nombre indéterminé d'actions (une à la fois et dans un sens précis). Les actions dépendent de la phase (I et II) où le joueur se trouve. Pendant la phase I, il place un ouvrier autour de cartes (Bâtiments / Personnages / Techniques) qui l'intéressent, utilise éventuellement la carte Événement du tour (petit bonus à usage unique), ou passe à la phase II (phase d'activation). Cette phase permet d'activer un ouvrier afin de récupérer de l'argent, exploiter une carte Bâtiment déjà acquise, activer une carte Personnage, acheter un bâtiment ou une technique. Chaque action possède un coût qui dépend du prix de base de la carte et du nombre d'ouvriers encore présents autour de la carte. On enlève son ouvrier quand l'activation est terminée.

Un tour se termine quand tous les joueurs « passent ».

Au terme des six tours, la partie se clôt et on compte les points (en incluant les bonus accordés par les cartes Technique acquises).

Exemple de cartes Bâtiment.

Petite boîte à haute rentabilité...

Spyrium est la nouvelle création de William Attia, l'auteur d'un presque classique Caylus. Ce « petit » jeu de cartes axé sur le développement de son conglomérat industriel s'entoure d'un thème moyennement attirant saupoudré d'un élément fantastique, un minerai aux propriétés énergétiques (le spyrium) qui se révèle en pratique totalement artificiel et superflu. Si le rendu thématique demeure quelconque, les mécanismes relèvent grandement le niveau. Déjà, on admire la phase de placement des ouvriers qui induisent les potentielles actions futures mais aussi obligent chaque participant à calculer l'intérêt de cette pose et surtout sa rentabilité. Comme on dépend fortement des autres pour récupérer de l'argent, indispensable pour acheter des bâtiments ou des techniques, un ouvrier placé dans un secteur riche en concurrence élève d'une part le prix de la carte concernée (1 livre par ouvrier présent) et s'avère éventuellement une source de revenu intéressante. Ce tiraillement incessant entre Activer la carte et Gagner de l'argent impose une réflexion calculatoire serrée qui, si tactiquement est magnifiquement pensée, peut avec certains individus perfectionnistes occasionner des ralentissements importants, gâchant véritablement la prise de plaisir.

Le Spyrium.

Spyrium reste toutefois dans sa phase Développement relativement classique, achat de bâtiments de plus en plus performants, des stratégies différentes apparemment équilibrées, des choix à opérer nombreux et un renouvellement des parties simple et efficace. Au regard du prix (moins de trente euros en boutique) et de son intérêt intrinsèque, les amateurs de jeux de développement non exagérément complexes apprécieront Spyrium qui regroupe un ensemble des critères qualitatifs appréciables, rehaussé par la « patte » d'un créateur talentueux, William Attia.

Partie en cours.

La conclusion de

Spyrium, malgré un thème moyennement engageant et une couverture quelconque, cache des mécanismes bien pensés et efficaces. Si on apprécie les jeux de placement (phase assez tactique et calculatoire) et de développement (axé sur la performance), Spyrium regroupe toutes les qualités exigées. Une petite pépite !

Que faut-il en retenir ?

  • Excellent rapport qualité/prix.
  • Bon jeu de placement et de développement.
  • Des idées originales (gain d'argent par exemple).

Que faut-il oublier ?

  • Le thème Steampunk faiblement exploité.
  • Jouer avec des joueurs perfectionnistes.

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