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Critique du Jeu de société : Libertalia

Avis critique rédigé par Amaury L. le dimanche 14 octobre 2012 à 08:48

La liberté à tout prix !

Libertalia, un nom surgit de nulle part, une île inconnue qui émergea en des temps immémoriaux au dessus des flots caribéens. Enrobée d'une ceinture nuageuse, elle se dérobe aux regards des marins, disparaît de leur vue subitement, sans laisser de traces. Pourtant, pour les vieux pirates fatigués par les vicissitudes de leur vie de forbans des mers, Libertalia sonne comme un espoir, l'espoir de vivre sereinement de leurs richesses accumulées lors de leur existence vagabonde remplie de rapines maritimes. Mais vous n'êtes pas le seul à rêver de cette retraite paisible...

Un matériel de pirates...

Libertalia offre tous les éléments pour devenir un pirate de salon. On découvre un plateau de jeu en forme de bateau, des tuiles Repaire et cent quatre-vingt cartes Personnage. Les illustrations de Benjamin Carré et de Stéphane Gantiez adhèrent étroitement avec la thématique choisie. On demeure dans un certain classicisme avec les jetons, marqueurs, doublons en carton qui semblent de qualité satisfaisante. Un bémol survient avec la piste de score en spirale modérément pratique et d'un esthétisme sobre.

Vue lointaine du matériel.

Des règles de capitaines de frégate.

Libertalia offre des règles limpides et plutôt courtes. Le but du jeu est d'amasser au terme des trois campagnes de pirateries un maximum d'or.

Le jeu dure trois campagnes qui se découpent chacune en six jours (tours).

Après un tirage aléatoire de neuf cartes parmi un set de trente personnages (tous les joueurs commencent avec les mêmes cartes), le tour se cantonne à la pose d'une carte par joueur simultanément. Ensuite, on applique les effets des cartes selon un ordre précis, ceux qui s'activent en journée, au crépuscule, la nuit et par numérotation croissante. Par exemple, un personnage de rang 3 agira avant un autre de rang supérieur.

Une fois les pouvoirs résolus, on passe à la distribution des trésors. Tout le monde reçoit sa part mais en respectant l'adage suivant, les premiers (personnages de plus haut rang) sont toujours les mieux servis. Certains gains accroissent votre fortune (un, trois ou cinq doublons), d'autres permettent d'éliminer des personnages adverses ou sont maudits (perte de trois doublons).

Quand une campagne s'achève, on compte ses doublons (trésors et relique maudite inclus). On reporte le total obtenu sur la piste de score. On pioche six nouveaux personnages (les mêmes pour tous) et on recommence à se chamailler.

Des sous, mon seigneur...

Un jeu de fourbes sans aucune morale...

Libertalia est un jeu hautement... chaotique et imprévisible. On nage dans les coups fourrés à outrance où chacun veille scrupuleusement à pourrir ses adversaires. Si on accepte de maîtriser presque rien, d'avoir un contrôle minime sur les déroulements des parties, le pouvoir de séduction de ce jeu de piraterie s'avère intéressant. On apprécie alors les crasses continuelles qui naissent systématiquement lors de chaque résolution des effets provoqués par les personnages. On assume la volonté affichée de noyer ses voisins sous plusieurs mètres cubes d'eau ludique. On ne s'étonne pas de subir des ripostes appuyées accompagnées de certains gestes ou paroles revanchards de ses victimes rarement consentantes, de prendre en pleine face des coalitions ouvertement hostiles. Libertalia favorise les échanges agressifs, les actes diplomatiques, les alliances éphémères selon les besoins du moment, surtout si on nourrit quelques acrimonies envers un pirate concurrent déloyal ou simplement gênant dans cette course à l'avidité et au gain.

Les six bateaux de pirates en compétition.

L'auteur Paolo Mori habille une mécanique minimaliste, la pose d'une carte et l'application éventuelle de son effet, en un vrai jeu de goujat où l'ambiance prévaut. Une cogitation entoure chaque choix de carte afin d'optimiser ses possibilités de recevoir un trésor intéressant et/ou d'éviter les reliques maudites. Toutefois, avec de la malice et en connaissant davantage les interactions entre les trente personnages, il demeure envisageable de refourguer sa mauvaise came à des concurrents directement adjacents. En effet, comme dans 7 wonders, à partir de quatre participants, si on souhaite nuire à un adversaire, la parlote et l'argumentation convaincante avec des alliés potentiels constituent l'unique solution de cibler l'ennemi. Les attaques directes sont limitées aux joueurs situés à sa gauche ou à sa droite.

Les différents trésors à récupérer, enfin pas tous...

Libertalia est aussi un jeu qui fait rarement l'unanimité. Ce style chaotique ne convient absolument pas aux amateurs de contrôle absolu, abhorrant toute immersion intrusive du hasard et de l'imprévu. Même avec de l'expérience, il s'avère compliqué voire impossible de tout pressentir. Systématiquement, on se perce sur plusieurs coups avec parfois un abandon définitif pour espérer l'emporter. Cependant, les rebondissements correspondent aux aléas de la vie de pirates, la fortune ou l'infortune rythmant la destinée de ses aventuriers opiniâtres. On regrette la lenteur des premières parties, la digestion des capacités auprès des participants requérant quelques essais. On sort Libertalia entre potes consentants souhaitant honnêtement se marrer et se « crasser » dans un bon esprit. A l'abordage !

Attention au sorcier Vaudou !

73

Paolo Mori est un auteur dont les productions antérieures privilégiaient les mécanismes à la thématique (Bornéo, Vasco da Gama, Ur). Libertalia prend le contre-pied et baigne dans une atmosphère fourbe et chaotique, bien dans l'esprit de la piraterie de la grande époque. Évidemment, les amateurs de contrôle dédaignent de participer à cette aventure animée et haute en couleur. Libertalia, donne-moi tes richesses !

Critique de publiée le 14 octobre 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Bon jeu de pirates.
  • Fourbe et chaotique.
  • Règles bien écrites.
  • Bon dès 2 joueurs.
  • Thématique présente.

Que faut-il oublier ?

  • Pas pour les amateurs de contrôle.
  • Chaotique.

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