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Critique du jeu de cartes : R-eco recycle [2010], par Amaury L.

Avis critique rédigé par Amaury L. le mercredi 8 juin 2011 à 14h21

Déchet trop cher, la terre n'a pas de prix.

Futur proche, la société consumériste continue d'asphyxier la Terre et les déchets s'entassent dans des décharges sauvages à ciel ouvert. Des consortiums s'intéressent à la récupération de ces restes abandonnés car des bénéfices conséquents sont attendus. Aucune philanthropie n'est à espérer, on récupère uniquement si cela rapporte du pognon, quitte à balancer des saloperies dans les camions de ses concurrents...

Matériel recyclé.

L'éditeur de ce petit jeu de cartes, Kawasaki factory, a opté pour une politique louable, utiliser du carton recyclé pour la conception. Le résultat final demeure intéressant même si l'épaisseur des cartes comme de la boîte apparaît trop fine. R-eco recycle contient 80 cartes dont 56 Déchet (14 par type) complétés par des décharges, des récompenses, des contrats et des bonus. L'ensemble, avec quelques éléments écrit en japonais, inspire un côté exotique malgré une austérité graphique.

Règles recyclées.

Le joueur qui récupère un maximum de points l'emporte à la fin de la partie. Chaque joueur doit se débarrasser le plus avantageusement possible de ces cartes Déchet, distribuées équitablement en début de partie. Il pioche cinq cartes Déchet de sa pile personnelle.

A son tour, un joueur a le choix entre deux actions. Il en exécute une et c'est ensuite au suivant de continuer la partie.

- il joue une carte face visible sur la décharge correspondante et devient Directeur de la protection de l'environnement.

- il joue une ou plusieurs cartes face cachée sur une décharge. Il prend ou vole le contrat de même couleur que celle de la décharge où il a joué ses cartes.

Quand un joueur n'a plus de cartes Déchet, on procède au décompte. On évalue si, écologiquement et économiquement, les décharges sont viables. Tous les déchets joués (face visible et cachée) sur une décharge valent un point positif s'ils correspondent (de même couleur) ou deux points négatifs (couleur différente de la décharge). Si le score obtenu est zéro ou plus, le propriétaire (celui qui possède le contrat) s'empare d'une carte Récompense (entre trois et sept points de victoire). On décompte les quatre décharges et on recommence une manche. A la fin de la troisième manche, le total le plus élevé gagne la partie.

R-eco recycle, une trentaine d'années plus tard que...

R-eco recyclé.

L'auteure (avec un « e » car c'est une femme), Susumi Kawasaki, avait surpris le microcosme ludique en délivrant R-eco, un petit jeu de cartes intelligent sur le recyclage des déchets. Il reprend sommairement les mécanismes de ce dernier en ajoutant une pointe de méchanceté. En effet, il est dorénavant possible de pourrir avec des déchets incongrus des décharges afin d'occasionner des pertes financières à vos adversaires.

On constate que le bluff ou l'analyse psychologique (uniquement pour deviner les intentions de ces concurrents) apparaissent logiquement. Toutefois, balancer des ordures inopportunes (les cartes Déchet sont automatiquement posées face cachée) comporte quelques désagréments notoires, comme tout simplement rester le propriétaire de cette décharge non désirée si personne ne souhaite s'en emparer. Quand on joue des cartes face cachée, on devient immédiatement l'usufruitier provisoire de la décharge alimentée. Il faut donc se préserver de délestages barbares qui occasionneraient des pertes lors des décomptes. Si jamais, une décharge n'est pas écologique, c'est une pénalité forfaitaire de trois points. On saupoudre ses déchets sauvages en essayant de deviner les intentions d'acquisition de ses adversaires afin de leur réserver quelques petites indélicatesses.

R-eco qui se passe de nos jours...

R-eco recycle tourne parfaitement mais reste un ton en dessous de son aîné. Il lui manque la redoutable efficacité de ce dernier. Surtout, R-eco recycle s'inspire énormément mécaniquement de R-eco, l'effet de surprise se réduit énormément. On reste en terrain balisé, pour ceux qui connaissent évidemment le premier opus et les modifications effectuées ne parviennent pas à convaincre totalement de la légitimité de cette suite. De plus, le matériel offert, même recyclé, ne donne pas une envie irrésistible d'acquérir cet objet ludique. R-eco bénéficie d'une version internationale d'une qualité nettement supérieure, même la première édition japonaise était réussie. Cependant, R-eco recycle reste un bon jeu qui tient dans la poche.

Les différentes cartes du jeu.

La conclusion de à propos du Jeu de cartes : R-eco recycle [2010]

Amaury L.
68

R-eco recycle est une « suite » ludique à R-eco, de la même auteure, dont les qualités incontestables lui ont valu une édition internationale par l'éditeur Z-man games. Si on adhère complètement à la philosophie de l’auteure, Susumu Kawasaki, qui a fabriqué son jeu avec des matériaux recyclés, R-eco recycle ne retrouve pas la magie mécanique de son aîné. Les modifications apportées ne convainquent pas complètement. Malgré l'introduction d'une pointe de bluff et de méchanceté, l'ensemble ne séduit pas autant que son aîné. Cela reste plaisant à pratiquer et la durée courte conserve un dynamisme appréciable, mais sans égaler ludiquement son grand frère. Un recyclage de qualité moins surprenant !

Que faut-il en retenir ?

  • Fluide.
  • Un peu de bluff.
  • Parties dynamiques.

Que faut-il oublier ?

  • Finesse des cartes.
  • Moins réussi que le premier.
  • Moins surprenant que le premier.

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