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Critique du Recueil de nouvelles : Frères lointains
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Critique du Recueil de nouvelles : Frères lointains

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 7 juin 2011 à 2349

Nos amis les extra-terrestres

"Installé dans son fauteuil à bascule sur la patio dallé, il vit la voiture se garer devant l'entrée. Un inconnu en descendit, ouvrit le portail et remonta l'allée. Il s'agissait d'un homme d'un certain âge -moins avancé que celui de l'occupant du fauteuil, selon l'estimation de ce dernier, mais respectable. La brise ébouriffait ses cheveux blancs et il marchait d'un pas lent, traînant un peu les pieds..."

Le Belial' poursuit l'édition ou la réédition des nouvelles d'un auteur oublié ces dernières années. Clifford Simak est l'auteur de romans mondialement connus, Demain les chiens, Dans le torrent des siècles ou Au carrefour des étoiles (récompensé par le Prix Hugo). Ce recueil rassemble 8 nouvelles: Le Frère, La Planète des Reflets, Mondes sans fin, Tête de pont, L'Ogre, À l'écoute, Nouveau départ et Dernier acte.

A la différence du volume précédent (Voisins d'ailleurs), les textes ne sont pas publiés dans un ordre chronologique de parution. Ceci s'explique par le fait que la qualité ou bien le style de Simak dans ces textes ne sont pas significatifs, qu'ils datent de 1951 ou 1978.
Si les nouvelles avaient une bonne odeur de paille dans la publication du recueil précédent, le thème majeur, on l'aura compris à la vue de la couverture, a trait aux extra-terrestres. On pourra ainsi découvrir une autre facette de l'auteur éloignée de la réputation bucolique qu'on lui colle.

Le frère est l'histoire d'un vieil homme auquel vient rendre visite un journaliste. Il désire qu'il lui parle de son frère jumeau qui est parti dans les étoiles, bien que les registres officiels restent muets sur l'existence de son double. Cette nouvelle commence le recueil comme dernier acte la finit: sur un rythme assez lent. Ces textes apparaissent comme on s'imagine habituellement la production de l'auteur, sans violence et avec une espèce de morale bienveillante du genre: malgré ce qui arrive, la vie continue.

Il faut savoir - lisez la postface très renseignée de Philippe Boulier pour vous en convaincre - que l'auteur américain a beaucoup écrit sur les créatures non terrestres. L'idée est de confronter l'humanité à l'inconnu, et de préférence un inconnu intelligent.
Dans la planète des reflets, les hommes débarqués sur cette planète sont confrontés à des entités certes pas dangereuses, humanoïdes mais incapables de communiquer. Pas d'oreille et pas de bouche. Le dénouement sera à l'avantage des humains.
Ce n'est pas tout à fait la même chanson dans tête de pont et l'ogre. Autant ce dernier texte débouche sur un statu quo, le précédent sera dramatique. Tête de pont décrit l'atterrissage d'un vaisseau humain sur une planète déjà peuplée par des humanoïdes au corps d'allumette mais dépourvu de toute technologie. L'ogre propose la cohabitation de Terriens et de végétaux intelligents qui chantent. C'est l'exemple typique de créature exotique et loufoque dont est capable Clifford Simak.

On le sait peu, il a aussi exploré  des futurs où les surhumains, une génération évoluée de télépathes ou de prescients, émergent ou sont déjà établis, à l'instar de Philip K. Dick. A l'écoute est ce genre de texte qui met en scène ces mutants dans une histoire qu'il faut aussi rapprocher de Par-delà les murs du monde; il raconte le contact mental d'hommes améliorés avec des créatures du fin fond de l'univers desquelles on essaie d'extirper les secrets de l'univers. La référence à l'auteur de Berkeley est notable aussi dans mondes sans fin, l'histoire d'un responsable du service Conception de la Guilde des Rêves qui découvre les ficelles d'une machination diabolique. Le meilleur texte du recueil.

Enfin, finissons avec nouveau départ, écrit en 1963 tout comme Au carrefour des étoiles dont l’idée de base et l’atmosphère nostalgique sont quasi identiques.

La conclusion de

Comme l'écrit Pierre-Paul Durastanti (qui a traduit ou révisé la traduction de toutes les nouvelles) en préface, Frères lointains s'adresse à ceux qui ne connaissent pas ou peu Clifford Simak. Les autres s'amuseront ou s'étonneront de l'imagination débordante de cet auteur.

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