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Critique du Film : La planète fantôme
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Critique du Film : La planète fantôme

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 2 septembre 2008 à 1457

Planète Nanar

L'équipage du Pegase III, occupant un gigantesque vibromasseur intersidéral, est très contrarié (ça se voit, ses membres froncent les sourcils). Il vient en effet de tomber sous la force attractive d'une énorme pierre ponce galactique et s'en rapproche dangereusement... jusqu'à disparaitre des radars en plastique de la base Lunar 1, occupée par deux babes en tenue militaires et deux officiers que l'on devine très compétents.
Volontaires, et probablement en partenariat avec un sex-shop d'Hollywood, les autorités nécéssitent pas à lancer dans l'espace un autre sex-toy géant, baptisé logiquement Pegase IV. A l'intérieur, très à l'aise dans leurs seyants survetements, le capitaine Chapman et son co-pilote défient toutes les lois physiques de base, manipulent consciencieusement les trois manettes qui composent le poste de pilotage, observent un radar datant de la guerre 14-18 et des gros voyants qui clignotent en faisant bip-bip, et explorent au pif l'espace pour trouver le vaisseau disparu. Les propos de Chapman sont, à ce sujet, très judicieux: "Puisque cette planète se déplace, on va chercher ailleurs que où elle se trouvait lors de la disparition de Pegase III". Une logique implacable... et qui va forcément payer.
Car les astronautes vont trouver cette caillasse de l'espace baptisée Reton. Malheureusement pour eux, alors qu'ils tentent de s'en approcher, leur astronef essuie à ce moment une pluie de météorite qui les force à sortir dans l'espace - sous cette nuée de petites scories qui filent comme des balles de revolver (bruitage y compris) - pour réparer un fil électrique débranché. Un espace intersidéral d'ailleurs bien étrange, dénué de toute apesanteur. Hélas, malchanceux, le co-pilote, pendouillant à son harnais, reçoit une balle et est projeté dans le studio - et donc forcé de quitter le métrage -, alors que Chapman parvient in-extremis à regagner l'interieur du Pegase IV.


C'est alors que, sous l'effet d'un rai de lampe de poche, le Pegase IV se voit tracté vers la planète Reton, dit la planète fantôme. Si le précédent astronef s'y était écrasé, celui de Chapman atterrit normalement. On est donc rassuré sur le sort de notre héros qui se fait alors un devoir d'explorer les lieux. Sidéré, le spectateur va ainsi découvrir que non seulement Reton est habité par un peuple de lilliputiens mais que, sous l'effet du magnétisme excessif de la planète (c'est l'explication "scientifique" qui va être fournie par le vieux sage de service), les visiteurs voient leur taille se réduire jusqu'à atteindre une trentaine de centimètres. C'est l'occasion de s'offir alors un moment hilarant quand Chapman disparait à l'interieur de sa combinaison qui se dégonfle comme un vieux maletas crevé.
En compagnie de Chapman, on va donc faire la connaissance de ces "Retoniens", une communauté composés d'intello prétentieux et de minettes en jupettes vivant dans des grottes, couchant sur des dalles et n'ayant peur que d'une chose: des Solarites!. Les Solarites, ce sont les êtres les plus ridicules de la galaxy, qui renvoient au placard les créatures les plus pourries du cinéma de série B. Des humanoïdes moches, empotés, très cons (l'un des spécimens tape en vain sur les murs magnétiques de sa prison depuis des années), méchants, vicelards, qui vont attaquer Reton à bord de leurs petits bouts de journaux enflammés.

En attendant ce combat galactique qui s'annonce comme titanesque (sic), Chapman va devoir se faire à l'idée d'être un sex-symbol... ce qui va bien sûr lui attirer la haine des représentants males de cette communauté. Tout cela va être réglé par un duel au cours duquel Chapman va affirmer sa virilité (pas con, il va choisir comme copine la muette plutot que la casse-couille blonde). Puis, quand les Solarites se pointent, les Retoniens se mobilisent (trois figurants s'ajoutent aux personnages habituels) et leur chef active la machine en carton capable de mettre en déroute les vaisseaux ennemis (des flamèches en surimpression sur la pellicule): une table de mixage pour DJ galactique capable de générer un puissant rayon magnétique attractif ou répulsif.
Finalement, tout va se terminer pour le mieux. Les vaisseaux Solarites vont être détruits en cinq minutes dans un grand effet d'aérosol, le prisonnier Solarite est désintégré sur une plaque de cuisson, la brune va retrouver la voix (bon, ça, ce n'est pas forcément une bonne nouvelle), et un vaisseau de secours (Pegase VI?) se pointe à l'horizon. Pour finir, Chapman, relaché pour services rendus, va nous étonner en parvenant en entrer dans sa combinaison spatiale et reprendre sa taille initiale avec classe, enfilant sans lézard ses manches et ses chaussures au fil de sa croissance. Un peu goujat, il reprend alors le chemin des étoiles en abandonnant la brune sur son caillou.

La conclusion de

Lorsque l'on parle de navets des années 50, on en vient souvent à citer le fameux Ed Wood. Ce film est là pour nous rappeler que, dans le registre des cultivateurs de navets, le cinéaste le plus moqué d'Hollywood (et aujourd"hui culte, quelle ironie!) n'avait pas le monopole absolu et que William Marshall lui faisait une sacrée concurrence. En effet, cette planète fantôme, au scénario crétin, aux effets spéciaux minables et aux acteurs transparents n'a rien à envier à Plan 9 from Outer Space ou Final Curtain. Le résultat est tellement nul que le charme kitch n'opère même pas. Hilarant au millième degré...

Que faut-il en retenir ?

  • Involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario crétin
  • Effets spéciaux nuls
  • Dialogues et jeu d'acteur transparent.

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