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Critique du roman : Arlis des Forains [2004], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 25 mars 2008 à 08h08

En quête du passé

"Quand les forains débarquaient en ville, il y avait toujours des gamins de mon âge pour venir traîner autour des caravanes. Le plus souvent, ils se tenaient à l'écart sans oser s'en approcher, comme s'ils craignaient qu'elles soient gardées par des bêtes sauvages..."
Arlis est un petit garçon adopté par Lindy et par les forains parmi lesquels il vit depuis aussi loin que remontent ses souvenirs. Mais à onze ans, les questions qui le taraudent quant à ses origines reviennent à la surface et le submergent lorsque les forains font escale dans la ville de Bailey Creek, au beau milieu de nulle part, des champs à perte de vue. Faith, la fille du pasteur est l'élément catalyseur. C'est au milieu de la nuit et des champs au pied de l'épouvantail que Arlis entrevoit le premier phénomène inexplicable...
Si Mélanie Fazi est connue comme traductrice douée, elle est également une nouvelliste qui n'a plus rien à prouver, eu égard à ses recueils Serpentine et Notre-dame-aux-écailles, dernièrement parus chez Bragelonne. En revanche, il semblerait que la forme plus longue du roman ne soit pas (encore) son exercice de prédilection.
C'est du point de vue d'un gamin de onze ans que l'histoire de Arlis est racontée. A la première personne. Le monde n'est dépeint qu'au travers du filtre de l'enfance et de ses mystères. Le procédé n'est pas un coup d'essai, puisque Trois pépins du fruit des morts nous plaçait déjà dans la peau d'une jeune fille, une adolescente. Arlis est plus jeune qu'Annabelle, mais sa vie de bohème lui donne une maturité rare à son âge.
Si le personnage d'Arlis est suffisamment intéressant, l'auteur égarant le lecteur dans le mystère de ses origines tout au long du texte, l'histoire m'a assez peu intéressé. Un désintérêt exacerbé par cette communauté de forains (et par les relations entre Lindy et Emmett, Katrina et Aaron) et Faith, la fille du pasteur qui manquent d'une espèce de consistance et de légitimité pour être crédibles. Si Arlis des forains est censément un roman fantastique, décrivant un monde réel où se passe un évènement surréel, la ville de Bailey Creek manque indéniablement de tous ces petits détails qui rendent un lieu vraiment réaliste et vivant. Ainsi, non seulement le cadre ne colle pas, mais on ne peut sincèrement s'identifier à aucun des personnages qui manquent ou de relief ou de profondeur. Du coup, ce roman ressemble plus au conte qu'à la légende urbaine. Ce qui n'empêche pas ici et là l'émergence de quelques moments forts, quelques images marquantes, quelques explosions d'émotions, mais trop fugitives pour donner à l'ensemble une identité forte. Il manque l'étincelle qui donne la vie à l'histoire. Nul doute que Mélanie Fazi maîtrise la technique, les procédés qui touchent le lecteur. Ne reste que la thématique, le coeur du roman qui révélera un vrai talent, à l'instar de ses nouvelles qui sonnent juste.

La conclusion de à propos du Roman : Arlis des Forains [2004]

Manu B.
70

Premier roman paru de Mélanie Fazi, Arlis des forains est un roman intimiste au rythme lent. L'histoire aurait gagné en intensité en exacerbant les peurs d'un enfant de onze ans. A cet âge, tout prend des proportions fantastiques. Mais en fin de compte, l'exercice est intéressant et son auteur a indéniablement de grandes qualités stylistiques.

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