75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Roman : Peste
Peste >

Critique du Roman : Peste

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 10 février 2008 à 1611

Rage

"Wallace Boyer (Vendeur de voitures): Comme la plupart des gens, je n'ai pas rencontré ni parlé à Rant Casey avant sa mort. C'est ce qui se passe généralement avec les gens connus, une fois cannés, leur cercle d'amis explose d'une seul coup. Quelqu'un de connu, une fois mort, ne peut pas faire dix mètres dans la rue sans rencontrer un million de meilleurs amis qu'il a jamais vus de sa vie..."

C'est au travers du témoignage de tout un tas d'amis, d'ennemis, de voisins, de membres de sa famille, de gens qui l'ont côtoyé ou non, que l'on découvre Rant Casey. On le dit violeur, tueur en série, inventeur du Crashing, des Nocturnes. Mais qui est-il vraiment ?...

Dans le genre des satyres sociales, romans restant dans un monde décalé mais radicalement semblable à celui où vous et moi vivons, Chuck Palahniuk est l'un des auteurs américains les plus célèbres du moment. Il faut dire que depuis son premier roman fight club, qui a pleinement bénéficié de la bonne publicité de son adaptation au cinéma par David Fincher servi par les excellents Brad Pitt et Edward Norton, Chuck Palahniuk est aujourd'hui considéré comme un auteur culte.
Et pourtant l'auteur américain n'est en train d'écrire que son neuvième texte (snuff, sort le 20 mai 2008) en douze ans. Si après Fight club, l'auteur a pris de la bouteille, avec Choke et Berceuse, puis un recueil de nouvelles: à l'estomac, on s'attendait à ce que l'auteur innove, car on le taxait de se conformer dans un schéma bien établi.
En même temps, si Palahniuk faisait du Balzac, qui achèterait ses bouquins ?... (Je n'ai rien contre Balzac, mais question style, j'ai mes préférences) Et donc sort Peste, publié et traduit en France par Denoël six mois à peine après sa sortie US -ce qui est une bonne nouvelle-, et réédité dasn la collection Folio SF (Gallimard) en 2009, avec un concept complètement différent de ce que Palahniuk a écrit avant, mais en même temps complètement cohérent avec son oeuvre. On se demande encore pourquoi le titre est "Peste" plutôt que "Rage" (à moins que le "rage" n'ait des copyrights) ?

Et sinon, de quoi ça parle ? En fait, à la façon des reportages télévisés, il s'agit de récolter le maximum de témoignages sur une personne pour en cerner la personnalité. C'est ce qu'on appelle la biographie orale. Sauf qu'ici elle est écrite. Et c'est possible de faire une biographie orale écrite ?
Parfaitement. Le pire est que la sauce, si elle met plusieurs dizaines de pages, prend bien.
Cela devient même savoureux car ces témoignages émanent bien-entendu de gens de tout poil, que ce soit de la petite ville de l'Amérique profonde (ici, Middleton, avec son lot de crétins en tout genre) ou bien de zonards de ville de taille moyenne. On trouve dans ce roman le lot habituel de personnages barrés (on se demande pourquoi on a autant de chauffards au début mais vous allez vite comprendre vers la page 165), que ce soit dans l'entourage immédiat de Rant, ou bien dans la périphérie de ses connaissances, dans la petite ville où il est né.

On trouve des passages cultes -ne demandez jamais à Irène Casey, la mère de Rant de vous cuisiner un repas! Jamais-.
Là où ça se complique, c'est lorsque l'écrivain y intègre des considérations d'espace-temps. Déjà qu'avec cette construction un peu bordélique, avec pas mal de digressions, on a du mal à s'y retrouver, mais à cause de ces histoires de fils, de père, de mère, combinées avec le Crashing, la rage et le transfert, on est au bout d'un moment un peu perdu. Dommage car l'enfance de Rant à Middleton vaut son pesant d'or.

On est un peu perdu, de temps en temps, c'est vrai mais en même temps, c'est construit d'une manière comparable à celle d'un roman comme tous à zanzibar, considéré comme un chef-d'oeuvre... On y retrouve en tout cas l'écriture agressive, la patte Palahniuk des grands jours. Nul doute que les fans vont adorer.

La conclusion de

Peste est un roman barré. Un vrai de vrai. Tant sur la forme que sur le fond, Chuck Palahniuk va loin dans le concept. Et si on n'y prend pas garde, ce roman risquerait bien de devenir culte, alors attention...

Acheter Peste en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Peste sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+