75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Roman : Les Marionnettistes
Les Marionnettistes >

Critique du Roman : Les Marionnettistes

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 5 avril 2007 à 1503

Un peu trop léger

"Howard devina, plus qu'il n'entendit l'ascenseur entamer sa progression depuis le rez de chaussée. Il s'agissait d'avantage d'une subtile vibration qu'un bruit à proprement parler, mais le jeune homme, à la longue, connaissait chaque nuance des sonorités de l'immeuble..."
Revoici la fine équipe. Trois ans après leurs péripéties, Capucine, Nico et Bob sont confrontés à un nouveau problème: une Américaine, Kathleen Turner, aux pouvoirs étranges vient sonner à la porte de Capucine et semble être pistée par des gens mal intentionnés. Elle a avec elle "la vérité", une vérité qui risque, si elle est révélée, de plonger le monde dans des eaux mouvantes...
Après le succès de leur premier roman, récompensé par le prix de l'armée des douze singes en 2005, le Duo Fabrice et Nicolas reprend une recette gagnante avec ce trio de choc de nous nous reverrons... hier.
A dire vrai, il y a deux façons de lire ce roman: au premier degré, et au deuxième degré.
Si vous le preniez au premier degré, il y a fort à parier que vous seriez affligés de voir que ce roman reprend les pontifes du genre. On aurait beau dire, ce pourrait être un épisode de X-files, avec la thèse du complot, mêlant avec moult détails tous les dirigeants de ce monde. Tout comme les événements dont ils se servent. De ce côté là, on aurait beau chercher mais on ne trouverait aucune originalité dans les idées développées. Et alors ? Ils ont débarqué, ils sont parmi nous et ont mis des pions un peu partout. Et ils se délectent, se nourrissent de notre peur, de tout ce qui peut nous faire du mal. Mais pour pimenter le tout, ils ne sont pas venus seuls, car leurs ennemis héréditaires sont aussi là pour les contenir, et eux par contre sont du bon côté car ils se nourrissent de l'amour que nous éprouvons les uns envers les autres. On dirait que l'idée de base ressemble étrangement à celle de l'Echiquier du mal, écrit par un des maîtres du genre: Dan Simmons. On dirait que V est une série mettant en scène les lézards les plus pernicieux et les plus fourbes que la télé nous ait diffusé. Et que dans tout cela, on chercherait les idées originales. On pourrait également reprocher la trop grande naïveté de ce roman, quant à la compréhension de notre monde, qui est et sera un monde libéral, et que tout autre système ne peut pas marcher, que les religions sont et resteront là pour des millénaires, tant qu'il y aura des hommes, et que brocarder les hommes de pouvoir (politiques et religieux) et les industriels et vanter un monde d'égalité et d'amour, ce ne serait pas pour maintenant. Et puis, être un industriel, un patron, un homme politique ou religieux, ce n'est pas sale. Il y en a des biens et des bons et il y en a marre des personnages manichéens et ultra stéréotypés.
Mais on ne peut prendre ce roman au premier degré parce que les trois personnages principaux sont tellement attachants, dont certaines répliques sont croustillantes ou caustiques, qu'on ne peut pas croire que le message des auteurs est brut. Il faut dire que tout est mis en oeuvre pour détendre le lecteur, avec des gags de situations, tout comme les gags dans les dialogues. Les personnages sont loufoques, même en période de crise. Avec le petit mot pour faire rire. On se croirait presque dans un épisode de la guerre des étoiles (la trilogie avec Han Solo, bien-sûr!) ou Indiana Jones. Ce qui fait que l'on ne peut prendre ce roman qu'au deuxième degré, et que l'on est limite dans la parodie des meilleurs pages du roman fantastique, et des meilleures images des feuilletons télé.
Le seul reproche que je ferais est que comme dans toute parodie, on ne sait si l'auteur a tranché, dans l'hommage à ce à quoi il fait référence. Il ne choisit pas de donner son avis, en fait. Il ne fait qu'amuser. Il prend du recul par rapport à son sujet. Peut-être trop.
Au final, les marionnettistes est un roman léger, très distrayant, et j'attends avec impatience le prochain roman de ces quatre mains. Avec un ton plus sérieux, peut-être ?...

La conclusion de

Après nous nous reverrons... hier, Fabrice et Nicolas nous racontent une autre histoire de la fine équipe, qui va être décisive pour le destin du monde. Très divertissant.

Acheter Les Marionnettistes en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Les Marionnettistes sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+