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Critique du Roman : Le Souffle des Dieux
Le Souffle des Dieux >

Critique du Roman : Le Souffle des Dieux

Avis critique rédigé par David Q. le dimanche 31 décembre 2006 à 1155

A quoi bon devenir un Dieu si c'est pour ça?

Fan de la saga des Thanatonautes, c’est avec grand plaisir que j’ai abordé la lecture de ce nouveau tome racontant les aventures de nos héros, devenus anges puis Dieux, dans le royaume de l’Olympe en tant qu’apprentis Dieux. Le scénario est excitant tout en respectant l’évolution logique des âmes depuis le niveau humain jusqu’au niveau suprême. Excitant oui, mais tout dépends de comment est racontée l’histoire et quels en sont les détails. Car je dois avouer qu’une fois passée l’excitation et surtout la curiosité de suivre une histoire se passant chez les Dieux, comme une sorte de Loft Story de l’au-delà, le roman s’avère plutôt décevant.
Décevant car on s’imagine plein de choses à propos des Dieux, de leur vie, de leur environnement et que le roman nous livre une version très, trop proche de notre vie de commun des mortels. J’aurais tendance à dire que j’ai lu à peu près le même livre que les fourmis mais où les fourmis sont devenus des hommes et les hommes de Dieux. La fameuse Encyclopédie du Savoir Relatif (ESRA) d’Edmond Wells est très présente et, comme à son habitude, scinde les chapitres du livre par un fait réel tiré de la mythologie ou de l’histoire, toujours en rapport avec la situation actuelle. C’est toujours sympa à lire mais ça commence à faire redondant. La plus grande déception, je l’ai eu parce que je suis un joueur de jeux vidéo de la première heure, un de ces joueurs qui ont passés des heures à monter leur Civilisation dans le jeu du même nom (du fameux Sid Meyer), et j’ai eu l’impression de lire le déroulement d’une partie, celle que Terre 18, une partie qui ressemble trop à celle qui s’est jouée sur Terre (1) et qui n’a pas grand intérêt à être narrée pendant plus de 400 pages. Certes il y a cette histoire de déicide et la fameuse énigme, signature de l’auteur, qui nous tient en haleine jusqu’au bout, mais est-ce vraiment suffisant pour un roman qui aurait dû nous éblouir ?
Des Dieux à forme humaine, soit, puisque l’homme a été créé à son image, donc c’est qu’il est comme nous, le Dieu d’origine. Mais que l’Olympe ne soit finalement qu’une espèce de ville où les Dieux soit disant tout-puissants ne font rien de plus que ce que savent faire les humains, c’est à dire marcher, manger, dormir, aller à l’école, se disputer et même mourir, c’est vraiment trop bizarre, trop normal pour être pris au sérieux. Est-ce un manque d’imagination, une envie de passer à autre chose ou simplement une façon de choquer le lecteur (ou de le rassurer sur l’au-delà) ? Ayant lu pas mal d’autres titres de l’auteur, j’aurais tendance à pencher pour la dernière solution. Mais alors quitte à vouloir choquer, autant faire dans la démesure. On a tous rêvé d’avoir un jour le pouvoir d’un Dieu et ça m’étonnerait qu’une fois sous cette forme, personne ne s’en serve ne serait-ce que pour s’amuser ou pour connaître ses limites. Les Dieux du roman semblent à bout de souffle, fatigués, confinés dans leur rôle, blasés, sans aucune envie de changer, comme s’ils ne pouvaient évoluer et ce, pour l’éternité. Et cette maladie des Dieux s’étends aux nouveaux élèves dieux qui n’ont aucune imagination pas plus que de pouvoirs sans leur Ankh. Espérons que tout ceci changera avec le dernier volume de cette trilogie qui semble vouloir démarrer sur des bases différentes, plus imaginatives et bien plus intéressantes que ce royaume sans saveur, car si c’est vraiment comme ça, autant ne pas s’embêter à vouloir élever son âme.

La conclusion de

Bernard Werber s’essouffle avec ce roman poussif qui semble avoir atteint les limites de l’imagination de l’auteur, bien plus à l’aise dans le monde réel que dans celui des Dieux. Espérons que cette partie de l’histoire n’est qu’un passage à vide sans conséquence pour la suite car l’idée de départ des Thanatonautes était vraiment géniale.

Que faut-il en retenir ?

  • Le style Werber
  • Le roman fait partie d'une bonne saga

Que faut-il oublier ?

  • Le manque d’imagination
  • Il faudrait un peu évoluer et arrêter avec l’ESRA
  • Des Dieux sans saveurs

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