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Critique du roman : Tous à Estrevin [1974], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 9 septembre 2006 à 06h38

Un roman déjanté !

"Cher Monsieur Lafferty, La première fois que j'ai préparé pour l'imprimeur la page de titre de ce roman, cela donnait: LES CHEMINS D'ESTREVIN OU L'AUTOBIOGRAPHIE KTISTEQUE, PAR R.A LAFFERTY. Depuis, l'idée me hante que j'ai pu ne pas être tout à fait juste ni tout à fait précis..."
Ceci est l'autobiographie d'une machine Ktistèque et qui pense. Ils sont un petit groupe de savants et techniciens pour alimenter cette machine avec connaissances pour que celle-ci leur donne les réponses à des questions existentielles. Epikt pourra t-il leur fournir la réponse ?...
Il m'a fallu beaucoup de temps pour me mettre à écrire ces quelques phrases sur ce roman totalement surréaliste. Décrire, commenter tous à Estrevin, c'est comme décrire ou résumer le festin nu de E. R. Burroughs: impossible.
Voilà un roman culte où la digression est la règle. C'est pourquoi sa lecture est assez difficile par moment et il est donc recommandé de le lire d'une traite. Comment ça, impossible ? En fait, vous touchez là l'idée de base de ce roman: l'impossibilité physique et intellectuelle de tout ce qui s'y trouve.
A l'instar d'un Douglas Adams et son fabuleux guide galactique, Tous à Estrevin s'inscrit donc dans cette catégorie de romans où l'auteur commence une idée et puis dérive lentement et perd pratiquement le fil conducteur de son idée initiale pour partir dans un délire que parfois lui seul parvient à comprendre. Mais tout cela n'est pas sérieux, du moins en apparence, car après tout, les personnages centraux sont en quête de la solution miracle pour répandre l'Amour sur Terre. Et puis il y a la question de l'existence, de l'origine de l'univers, ce qui d'un certain point de vue, est un autre des éléments qui le rapprochent de l'oeuvre de Douglas Adams, dont la réponse est bien évidemment 42. Tout le monde le sait. Mais que l'on ne s'y trompe pas, il n'y a pas cet humour burlesque so british à la Monty Python dans ce roman de Lafferty. C'est plutôt un humour basé sur le non sens beaucoup plus déconcertant. Encore que, non sens... On peut d'ailleurs lire sur le quatrième de couverture de l'édition de 1981 du Presse Pocket: "Raphaël Aloysius Lafferty est né dans l'Iowa en 1914. Il vit dans l'Oklahoma et surtout dans l'alcool."
Et pourtant, il y a de la profondeur dans ce roman... ou pas. Peut-être Lafferty est il un génie que peu de personnes peuvent comprendre. Le fait est que ses personnages sont attachants. Ils sont psychotiques, humains, perfides, bestiaux, aux facettes multiples, plein d'amour, mais attachants. Tout comme Epikt. Malgré son jeune âge, malgré les précis qu'il a ingurgités, ses avatars, ses capacités à transformer les flocons de neige, Epikt est une machine pensante digne d'être connue.
Lafferty, c'est tout un univers à part de tout ce que vous avez jamais lu avant. C'est même peut-être un état d'esprit. On se prend au jeu ou pas. En tout cas, il ne laisse pas indifférent.

La conclusion de à propos du Roman : Tous à Estrevin [1974]

Manu B.
75

Fou, fou, fou est ce roman. Deuxième, troisième, nième degré, comment faut-il prendre ce que ce romancier écrit ? Personnages délirants, psychotiques, attachants, inquiétants, c'est entouré de ces phénomènes que Epikt, la machine narrant ce roman doit naître et accomplir ses missions. On adore ou on est indifférent, mais il n'y a pas de juste milieu tant la farce est grande. Qui a dit farce ?...

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