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Critique du Roman : Génocides

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 24 octobre 2005 à 05:34

Un roman méconnu

« Tandis que les étoiles, les plus faibles d’abord puis les plus brillantes, s’effaçaient pour faire place à la lumière de l’aube, la masse de maïs retint quelque temps encore l’obscurité compacte de la nuit. Une brise légère venue du lac faisait bruire les feuilles du jeune maïs, mais la forêt sombre n’exhalait aucun bruit… »
Les points communs avec la guerre des mondes. Difficile de ne pas faire un rapprochement entre ce roman et la guerre des mondes. Génocides intègre des éléments du roman de H G Wells : une calamité descend des étoiles et décime les humains, sans qu’ils puissent ni comprendre ni résister à ce fléau. Cette calamité se matérialise sous forme d’un ensemencement, puis à la prolifération de la Plante. Et ce végétal va étouffer le reste de la vie, la faune, la flore et les hommes. De la même manière, les Martiens de la guerre des mondes éliminent la vermine humaine, et faire table rase de la vie terrestre pour y installer la vie à la sauce martienne sur Terre.
Les divergences. D'abord, ce roman n'est pas axé action. Ce qui différencie aussi les deux romans se trouve au niveau des causes. Disch choisit la vie, à la campagne, de gens attachés à la terre, pour proposer les causes d’une telle calamité. La plus probable raison est une colère divine : les hommes ont fauté et c’est dieu qui les punit. C’est aussi cette raison qui les pousse à survivre. La foi semble être à la fois une réponse et une raison de se rassembler et tenir. Même si cette foi est parfois une apparence. Encore une fois comme dans ravage (je ne sais pas si les années d’après guerre constituent une forte période de rejet de la technologie ...), l’auteur insiste sur le bien fondé de la vie à la campagne, où les valeurs, le bon sens, permettent de survivre à la catastrophe bien mieux que les gens de la ville. C’est peut-être aussi cette autarcie, en quelque sorte, qui leur permet de vivre. Car on apprend que ce village était déjà bien isolé avant la chute des villes. Buddy, le héros, le fils du chef de village avait voulu s’en éloigner en partant à la ville, ce qui fut son plus grand crime aux yeux de son père. Le père, chef de famille, chef du village, qui a des fils de plusieurs femmes différentes, entretient ce rôle de patriarche, il aiguille le destin de sa progéniture, et étend son influence comme une pieuvre. Ce village garde les enfants qui se marient entre eux, on a parfois l’impression que certaines unions finissent par être consanguines, engendrant des dégénérés. C’est pourquoi la comparaison avec ravage sur le bon sens rural est nuancée à ce stade.
La Plante. Enfin, cette plante, dont on ne sait rien sauf qu’elle est quasiment indestructrice, est un symbole d’échec de cette civilisation. Qui est derrière tout cela ? Pas ou peu d’indices. Le rythme, très lent au début du roman s’accélère, l’horreur pointe son nez vers le milieu du roman. L’ambiance est très glauque : rivalités fraternelles et progression de la Plante vont précipiter les événements.

70

Ce roman n’est pas très connu mais mérite d’être lu car son écriture est très efficace. Un bon roman.

Critique de publiée le 24 octobre 2005.

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