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La lumière des morts >

Critique du Roman : La lumière des morts

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 17 octobre 2005 à 06:23

Une oeuvre qui sort des sentiers battus !

« Dans le long couloir sombre du tunnel, Stinky court, essaie d’échapper à sa mort. Lui qui adorait jouer dans les grandes décharges en periphérie de la Capitale, quand il n’était encore qu’un gamin. Le surnom lui est resté. Il aura eu pourtant une enfance heureuse, entre une mère tendre et un père toujours attentif. Il s’est mis à détester les enfants en prenant de l’âge, c’est tout. Maintenant, il fuit ; il sait aussi qu’il va tomber à une quarantaine de mètres seulement des premières lueurs de la vieille station désaffectée. La phrase qu’il pensait ne jamais entendre retentit, claire, multipliée par l’écho des parois : « Arrêtez ! Vous êtes l’objet d’un retrait simple ! » Et le pire, c’est qu’il ne regrette rien… »
Ce qui caractérise ce roman tient en deux mots: ambiance et écriture.
L'écriture d'une nouvelle voix. Ce que j'aime chez Thierry Di Rollo, c'est cette façon qu'il a de montrer les choses de façon à la fois simple et brutale, avec cette pointe de pessimisme. Mais ce pessimisme n'en est même pas un, c'est plutôt une façon de baisser les bras, face à l'inéluctable. Mais ce n'est pas l'écriture qui est pessimiste, c'est le monde dans lequel nous plonge l'auteur. C'est un monde à l'image de ce que les punks des années 80 nous abreuvaient de slogans tels que "no future". Ce monde est technologique, ce monde et pollué, ce monde est foutu. Que reste-t-il? L'espoir si mince d'une vie meilleure? Il ne reste parfois que la revanche sur cette chienne de vie, qui vous donne une vie, mais qui vous reprend tout ce avec quoi l'on pourrait la vivre pour être heureux. Un faux pas, une fausse note, et c'est la dégringolade. C'est le destin, comme on dit. Mais ce destin frappe un peu n'importe où parfois. Il ruine des vies, lamine des familles, sans se retourner. Ce livre raconte un peu ce tourbillon qui fauche sans regarder... Mais je m'égare. Je m'enthousiasme toujours lorsque je parle des romans de Thierry Di Rollo. Son écriture acide, brutale vous atteint en pleine figure. Mais le livre ne vous tombe pas des mains, non, cette écriture vous scotche. On a envie de le finir d'un trait et puis on se dit qu'il faut en garder pour demain, pour que le goût amer sur la langue persiste encore une journée. Cette écriture est d'une accroche comme rarement j'en ai eue. Comparable à Fight Club pour ceux qui ont lu le roman de Palahniuk.
Ambiance. Deux personnages, un homme, une femme. Un monde en train de se désagréger. La jungle étouffante africaine et la jungle puante urbaine. La mort.

90

Magnifique roman à l'ambiance noire, très noire, étouffante même.

Critique de publiée le 17 octobre 2005.

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