Présentation de Templar, un jeu pas fantastique mais presque...

Publié il y a 1 an par Amaury L.

Présentation de Templar, un jeu pas fantastique mais presque... : Où les Templiers ont caché leur trésor ?

Où les Templiers ont caché leur trésor ?

Voici une présentation critique de jeux qui ont traversé notre espace-temps, nos tables gravitationnelles, mais qui sont à la frontière du fantastique, mais pas complètement alors, on vous en parle simplement. Nous basculons dans une page sombre de l'histoire, avec Templar : the secret treasures de l'éditeur Queen games.



Pas un trésor à perdre.


En l'an de grâce 1314, Jacques de Molay, Grand Maître de l'Ordre des Templiers, a été brûlé le 18 mars de cette même année sous le règne de Philippe le Bel. L'Ordre n'existe plus. Les survivants de cette éradication tentent de cacher leur trésor dans une petite abbaye isolée. Le temps presse, les sbires royaux sont à vos trousses.


Une boîte à trésor.


Templar ne cache pas son opulence avec un grand plateau de jeu représentant l'intérieur d'une abbaye avec ses multiples pièces à vivre, une tuile Port, cinquante cartes Personnage avec des illustrations concordantes avec la thématique, des tuiles Trésor et des jetons Marchandise en nombre conséquent, accompagnées de figurines en bois. Queen games propose un produit de haute qualité comme souvent chez cet éditeur.



Un trésor simple à cacher.


L'objectif demeure d'accumuler un maximum de points en cachant des objets précieux dans les pièces de l'abbaye.


Une partie de Templar se déroule en rounds. A son tour, un joueur choisit une carte Personnage qu'il a en main et applique son pouvoir (se déplacer dans l'abbaye et poser des objets, récupérer de nouveaux objets au port, ouvrir ou fermer une porte, bloquer l'accès à une pièce, procéder à un décompte, reprendre toutes ses cartes). Le seul impératif est l'impossibilité de jouer une carte Personnage visible chez un autre joueur (coup non valide et perte de deux points de victoire). On dépose les objets sur les emplacements autorisés en respectant les contraintes (pas d'objets différents dans un même lieu), et un décompte a lieu quand Remigius (par le biais des cartes Personnage) est déplacé dans une pièce. Tous les joueurs ayant des objets précieux dans la pièce marquent des points (deux par anneau, trois par livre, quatre par calice). Un objet ne sera décompté qu'une seule fois par partie.


Le jeu s'arrête lorsqu'il ne reste plus suffisamment d'objets précieux pour alimenter les entrepôts du port OU un joueur a réussi à essaimer un objet précieux dans les treize pièces de l'abbaye.



Une abbaye encombrée.


Templar est la réédition d'un jeu sorti confidentiellement en 2010 en Espagne sous le nom Palacia de Viana avec une thématique plus fleurie, la plantation de fleurs dans les grands jardins de la ville de Cordoue au XIXe siècle. Le retraitement thématique, la fuite des templiers à une époque trouble et traumatisante (avec les procès de la Sainte Inquisition), ne fonctionne que partiellement et l'auteur Jesus Torres Castro ressent certainement une déception avec l'abandon de l'ambiance originale, lui qui s'était attaché à reproduire fidèlement la disposition exacte des jardins de Cordoue. Peut-être ce choix se justifie pour ne coller de trop près thématiquement à leur jeu fétiche Alhambra ?



Templar est un jeu avec des cartes Personnage qui permettent des actions particulières sur un plateau de jeu. Comme il demeure impossible de copier un personnage déjà en jeu, cela autorise de jolis coups tordus et surtout oblige les joueurs à anticiper les actions de leurs adversaires afin de ne pas se trouver « coincer » avec un personnage inutile ou un tour moyennement intéressant. Cette simplicité mécanique n'empêche pas la réflexion de s'inviter abondamment tout en demeurant légère. Les tours de jeu s'enchaînent rapidement, surtout dans les configurations à deux et trois participants, la tension étant maximale à quatre. La gestion de ses cartes Personnage est cruciale et leur exploitation habile s 'apparente à un challenge coriace. Toutefois, on regrette des jetons Objet trop grands pour les emplacements prévus. Cela déborde et gêne, dès le milieu de partie, la lisibilité et la visibilité des joueurs. On remarque aussi que Templar ne possède pas une profondeur infinie et risque de céder rapidement la place à d'autres jeux. L'ensemble demeure sympathique mais les trésors secrets des templiers ne recèle pas de mécanismes extraordinaires.



En conclusion


Templar s'appuie sur une base relativement accessible (dix cartes avec chacune un pouvoir) qui donne un ensemble plaisant et agréable. Avec la contrainte astucieuse d'interdire la pose d'un personnage visible chez un adversaire, cela autorise quelques coups tordus et l'obligation d'anticiper les actions des autres, éventuellement de les contrer ou de s'en prémunir, une habile gestion en perspective. Sans être débordant d'originalité, malgré une thématique en demi-teinte, Templar demeure séduisant et intéressant. Des templiers classiques.



La première version du jeu, Palacio de Viana.


Descriptif technique :


Auteur : Jesus Torres Castro / Illustrateurs : Oliver Schlemmer, Claus Stephan


Éditeur : Queen games / Genre : placement, cartes Personnage


Âge : dès 8 ans (?) / Nombre de joueurs : 2 à 5


Durée : 60 minutes et plus / Sortie en boutique : novembre 2013


Prix : 45 euros


Note du jeu : 6,5 / 10

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