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Boris Karloff - Acteur

Boris Karloff
 
  • Date de naissance : le 23/11/1887
  • Lieu de naissance : Camberwell, Londres, Royaume-Uni
  • Date de décès : 02/02/1969
  • Age : 82 ans (décédé)
  • Sexe : Homme
  • Implication : 37 rôles dans l'imaginaire

Boris Karloff est connu pour...

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Les rôles de Boris Karloff dans la science-fiction et l'imaginaire

Biographie de Boris Karloff

Sous son veritable nom, William Henry Pratt, celui qui allait devenir le plus grand acteur fantastique de l'histoire du cinéma immigra d'Angleterre vers le Canada. Ce passionné de théatre, alors manoeuvre agricole, se décide à faire de la figuration en 1916 auprès des compagnies canadiennes après de nombreux déboires de santé et pécuniers.
Pour ce huitième enfant d'une riche famille bourgeoise londonienne ( ses frères sont diplomates ou juristes ) les débuts sur les planches sont très difficiles. De petites compagnies canadiennes aux troupes américaines, il erre à la recherche de misérables cachets qui l'aide à peine à subsister, mais ce métier lui plait et entre deux jobs de manoeuvres, il continue à chercher des rôles sans cesser de travailler son jeu. Au sein de ces compagnies ou cinq ou six acteurs doivent incarner le rôle de vingt personnages, voir plus, l'atout de Pratt est sans aucun doute sa prodigieuse mémoire, "La facilité déconcertante avec laquelle je retenais un texte me valait immanquablement le rôle le plus long. Une fois sur deux, le metteur en scène se contentait de sortir celui qui faisait le plus grand nombre de pages pour me le lancer." déclara-t'il plus tard.

En 1918, l'épidémie de grippe cause la fermeture de nombreux théatres. Désoeuvré et désargenté, il se dirige alors vers les studios de cinéma. Son agent lui trouve un rôle de figurant dans le dernier film de Douglas Fairbank, Sa Majesté Douglas. A partir de cette date, il hante les studios, occupant des rôles obscurs mais avec la manière. En 1925, il est remarqué par la critique pour un rôle secondaire dans Her Honor The Governor, avec Pauline Frederick; ''... Snipe Collins, ce faible rendu à moitié fou par la drogue est bien interprété par Boris Karloff. Bien des misérables de cette espèce se sont retrouvés au Poste de Police. Sa silhouette vacillante et agitée de soubresauts, le rictus crispé de la bouche, la hargne qui se déverse sur un homme qui le tourmente depuis des années, tout cela représente, après l'interprétation de Miss Frederick, ce qu'il y a de plus authentique dans le film." En 1926, on lui confie un film à sa mesure, The Bells, ou il est le partenaire très remarqué de Lionel Barrymore, mais ce succès sera sans suite jusqu'en 1931. Karloff joue alors au Belasco Thèatre une reprise d'une pièce à succès de Broadway, Le Code Criminel, hors la Columbia désire l'adapter pour le cinéma et rachète les droits et engage Karloff, " j'avais enfin la preuve que je ne mettait pas battu pour rien". En plus de cette interprétation, la Major lui confie des rôles de plus en plus importants entre 1931 et 1932, ou il accumule plus d'une trentaine de films. Il tourne avec Richard Dix, Lionel et John Barrymore, Edward G.Robinson et d'autres stars de l'époque, même si son nom n'est pas en haut de l'affiche.

En 1932, la Universal vise à adapter le best-seller de Mary Shelley, Frankenstein, à l'écran. Lon Chaney est mort peu de temps auparavant et Bela Lugosi est engagé sur le tournage du Fantôme de la Rue Morgue, de Robert Florey. La compagnie confie le projet à James Whale, qui est chargé de trouver un acteur pour jouer le Monstre. '' Je déjeunais à la cantine des studios Universal, quand quelqu'un me tapa sur l'épaule pour me dire que M. Whale désirait me parler. Jimmy, qui était alors le réalisateur le plus dynamique de l'équipe, m'annonça qu'il s'apprêtait à tourner le classique de Mary Shelley, et qu'il désirait me faire tourner un bout d'essai dans le rôle du Monstre.'' Comme on le sait, Karloff est engagé, et le film connait un immense succès populaire. Prévu à l'origine comme un rôle secondaire, le Monstre vole la vedette aux têtes d'affiches, Colin Cline et Mae Clark. La Universal est obligé de revoir se politique promotionnelle, dans laquelle Karlof n'était pas prévu ( il n'est même pas cité au générique originel), pour le convier dans les manifestations au même rang que ses deux vedettes. C'est la gloire pour Karloff, Whale et aussi Jack Pierce, le maquilleur et le film fait exploser le box-office de l'époque ( 12 millions de dollars de recette pour un budget de 250000$).

Comparé malgré lui à Lon Chaney, Karloff ne cesse plus de tourner, pour la Universal, mais aussi pour la MGM pour qui il interprète le sadique Fu-Manchu dans une composition magistrale. A l'occasion de la sortie de La Momie, le chef d'oeuvre de Karl Freund, dans lequel l'acteur est une nouvelle fois extraordinaire, un différent financier se produit avec la production et il décide de quitter la Universal en 1933 pour tenter une aventure Anglaise, puis il retourne à Hollywood et joue dans une production RKO, La Patrouille Perdue, de John Ford. Ayant réussit à renégocier son contrat, il regagne la Universal en 1935 pour jouer en compagnie de Lugosi deux films, Le Chat Noir et Le Corbeau, puis ravit les fans en interprétant à nouveau le Monstre dans La Fiançée de Frankenstein, de James Whale, encore supérieur au premier. Vers la fin des années trente, le genre s'éssoufle et Karloff se dirige vers les compagnies spécialisées comme Monogram, puis joue pour la dernière fois le Monstre dans Le Fils de Frankenstein, de Rowland V.Lee ( Universal - 1939). Les films de qualité se font rare, alors Karloff tente un nouveau défi, Broadway. On lui propose un rôle dans la pièce Arsenic et Vieilles Dentelles, de Joseph Kesselring, il est au début très hésitant, ''J'étais le premier et unique acteur choisi pour jouer le rôle du frère meurtrier Jonathan Brewster, mais je ne montrais pas trop d'enthousiasme lorsqu'ils me demandèrent de venir dans l'Est pour jouer ce personnage. Je leur dis franchement que je serais correct... dans les trous, mais qu'aux yeux des spectateurs new-yorkais, j'étais un acteur de cinéma, pas de théatre, et que j'allais faire un four si tentais ma première expérience theâtrale dans une grande ville en choisissant un premier rôle. Si, dis-je, il y avait deux rôles plus importants que le mien, ce serait d'accord. Bien entendu, les deux vieilles tantes furent les vedettes du spectacle qui reposait entièrement sur elles et elles firent un travail admirable. Mon rôle pouvait se comparer à la pointe de moutarde qui vient accompagner un bon rôti.'' Finalement, il cède sous les harcèlements des producteurs, heureusement, car il se découvre un véritable amour pour le théâtre, le vrai. De plus, la pièce est un extraordinaire succès critique et publique , et grâce à un investissement financier sur le projet, il ramasse un véritable petit magôt. Après trois années de tournée et plus de 1600 représentations, le contrat de la pièce prend fin et il quitte les planches à regret pour retourner à la Universal avec un très gros cachet, mais se découvre un sérieux concurrent, Lon Chaney, Jr. Il tourne également pour la RKO, qui avec Robert Wise comme réalisateur, compose une excellente interprétation dans le Récupérateur de Cadavres, The Isle of The Dead et Bedlam, puis avec l'épuisement du genre, il se dirige vers des films '' normaux'' dans lequel il interprête en général des méchants. En 1949, il découvre la télévision et il ne la quittera plus qu'épisodiquement jusqu'en 1963. En 1950, il connait à nouveau le succès à Broadway avec l'adaptation de Peter Pan, de J.M. Barrie, avec Jean Arthur. Sous un musique d'Elmer Bernstein, Karloff est épatant dans le rôle du Capitaine Crochet, faisant donner sa voix de baryton dans un rôle tout en nuance et en sensibilité, séduisant les enfants, le public et les critiques.

En 1952, il s'installe à Londres, séjournant à l'occasion aux USA pour une représentation à Broadway ( l'Alouette d'Anouilh en 1955) ou une apparition télévisée puis il s'établit définitivement en Angleterre en 1959. Grace au dynamisme d'une jeune compagnie anglaise, la Hammer, le genre fantastique redevient à la mode vers la fin des années cinquante. Aux Etats-Unis, une maison de production, AIP, voit là une bonne occasion de prendre la succession de la Universal et parvient à ses fins grâce au talent et à la débrouillardise de jeunes cinéastes comme Roger Corman mais aussi à l'aura dégagé par d'anciennes gloires comme Vincent Price, Basil Rathbone et Boris Karloff. Le Corbeau, sous un scénario de Richard Matheson, sort en 1963, puis suit Black Sabbath, Monster of terror, etc. et son meilleur film de la période, La Cible.

En 1968, durant le tournage de la Maison Ensorcelée, pour l'AIP, il a un malaise suite à une grave pneumonie qui le cloue à un fauteuil roulant. Il en subit un autre en Espagne alors qu'il signe un contrat de 400000$ avec une compagnie mexicaine. Hospitalisé au King Edward VII, il décède quelque mois plus tard, le 2 février 1969, d'un accident respiratoire, laissant derrière une des filmographies les plus riches de l'histoire du cinéma fantastique.