75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Chris Marker - Réalisateur, Scénariste, Directeur de la photographie

Chris Marker
  • Date de naissance : le 29/07/1921
  • Lieu de naissance : Neuilly-sur-scène, France
  • Date de décès : 29/07/2012
  • Age : 91 ans (décédé)
  • Sexe : Homme
  • Implication : 3 rôles dans l'imaginaire

Acheter des produits autour de Chris Marker

Les rôles de Chris Marker dans la science-fiction et l'imaginaire


  • Rôle : Réalisateur - 1 crédits

  • Voir la fiche La Jetée [1963]
     

    La Jetée


    Réalisateur
    1963

  • Rôle : Scénariste - 1 crédits

  • Voir la fiche La Jetée [1963]
     

    La Jetée


    Scénariste
    1963

  • Rôle : Directeur de la photographie - 1 crédits

  • Voir la fiche La Jetée [1963]
     

    La Jetée


    Directeur de la photographie
    1963

Biographie de Chris Marker

Chris Marker, pseudonyme de Christian-François Bouche-Villeneuve est un écrivain, photographe et réalisateur de documentaires né le 29 juillet 1921 à Neuilly-sur-Seine (France). Ses films les plus célèbres sont la Jetée, le Fond de l'air est rouge et Sans soleil. Il suit les cours de philosophie de Jean-Paul Sartre et obtient une licence (cf. la série L'héritage de la Chouette, 1989, 16 mm). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la Résistance en tant que parachutiste. C'est de cette période, où il commence à noter tout, qu'il tire son pseudonyme « Marker » (selon l'article de Boussinot dans Dictionnaire des films). Il est ensuite employé par l'UNESCO, ce qui lui permet de parcourir le monde. Il visite de nombreux pays socialistes, et rend compte de ce qu'il y voit dans ses films et les revues auxquelles il collabore. Sa renommée internationale est venue avec le court métrage La Jetée (1962), qui raconte des expériences scientifiques pour effectuer des voyages temporels dans un monde post-apocalyptique. La seule fiction de Marker est paradoxalement son œuvre la plus connue et la seule dont il dit n'apprendre qu'à regret la diffusion. La forme de ce film est celle d'un montage d'images fixes, duquel résulte une suite de « photographies » lui conférant une atmosphère tout à fait particulière et profondément originale, quoique déconcertante. Grâce au procédé du commentaire en voix off, que Marker utilise dans nombre de ses œuvres, l'auteur parvient à faire passer dans son film son talent littéraire. Ce style dégage une émotion extraordinaire à la tonalité douce-amère, qui le faisait sans doute supplier par Alexandre Medvedkine, aîné de Marker qui lui rendra hommage dans Le tombeau d'Alexandre, de faire l'effort d'écrire « un peu, rien qu'un peu ». Pourtant, l'un des rares livres de Marker, le roman Le cœur net, demeure aujourd'hui introuvable du fait de la volonté de son auteur que cette œuvre ne soit pas lue. La jetée inspire entre autres Terry Gilliam pour son Armée des douze singes. En 1982, Sans soleil étend les limites du genre « documentaire ». C'est un essai, un montage, mélangeant des parties de documentaire et de fiction avec des commentaires philosophiques. Ce mélange crée une atmosphère de rêve et de science-fiction. Les thèmes principaux sont le Japon, la mémoire et le voyage. Le titre du film est tiré du cycle de chansons Sans soleil de Modest Mussorgsky. Avec Sans soleil, Marker développe un intérêt certain pour les techniques numériques, qui le mène à réaliser le film Level Five avec l' actrice Catherine Belkhodja qu'il met en scène autour d'une réflexion sur la bataille d'Okinawa. Bien que souvent classé à tort comme un documentaire, ce film n'en n'est pas moins une fiction mêlée à de vrais témoignages sur la bataille d'Okinawa. Catherine Belkhodja sera aussi la figure centrale d'une magnifique installation vidéo, commandée pour commémorer le Centenaire du Cinéma : Silent Movie (cette exposition fera le tour du monde des plus grands musées mais n'a jamais été présentée en France) et IMMEMORY ONE (1998), un CD-ROM multimédia interactif, produit par le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou. Tous les films de Chris Marker sont engagés politiquement et se veulent révolutionnaires (au sens large). Pékin, Cuba, Sibérie (communiste) sont les lieux de prédilection de ses documentaires. Il a beaucoup traité des thèmes de la lutte contre l'oppression (guerre, conflits, Viêt Nam, Bosnie-Herzégovine), de la lutte syndicale et ouvrière. Le joli mai est ainsi une chronique à la fois morale et sociologique sur le Paris des années 1960, qui anticipe sur les événements de mai 1968, et qui aborde plus précisément le problème de la perception de l'indépendance de l'Algérie en métropole et du procès des généraux du putsch d'Alger (qui s'est tenu à Paris six ans auparavant en mai 1962), ou encore Le fond de l'air est rouge, groupement SLON (Société de Lancement des Œuvres Nouvelles. SLON signifie aussi « éléphant » en russe). L'un de ses premiers documentaires, Les statues meurent aussi, co-réalisé par Alain Resnais est un essai sur la réception des œuvres d'art africaines en métropole et est très influencé par le thème malraussien du « Musée imaginaire ». À travers l'idée que le système colonial s'autolégitime politiquement en maintenant un point de vue anti-historique sur les traditions et le patrimoine des peuples dont il assure l'administration, le film lie dans un même mouvement la dénonciation de l'impérialisme culturel et la critique des dysfonctionnement économiques découlant de ce type de régime — ce qui explique sa longue censure en France. Il a aussi réalisé différents portraits de cinéastes comme Une journée d'Andrei Arsenevitch sur Andrei Tarkovsky et A.K. sur Akira Kurosawa. Chris Marker vit actuellement à Paris et ne donne pas d'interview, entretenant ainsi le mystère qui entoure son personnage. On apprend néanmoins beaucoup sur lui à travers ses œuvres, et de ce point de vue le CD-ROM Immemory est sans doute celle où il dévoile les choses les plus intimes, notamment à travers les évocations de souvenirs d'enfance — Marker fait d'ailleurs référence à Proust, trouvant sans doute dans la réflexion constante du romancier sur la mémoire et le temps matière à réflexion sur les thèmes qui hantent ses propres œuvres. Ses films sont régulièrement projetés en France, une quinzaine d'entre eux sont visibles au Forum des images de façon permanente.

Filmographie sélective de Chris Marker

Chats perchés (2004)
Andrei Tarkovski (2000)
Une Journée d'Andrei Arsenevitch (1999)
Level Five (1997)
Casque bleu (1995)
Le 20 heures dans les camps (1993)
Slon Tango (1993)
Le Tombeau d'Alexandre (1993)
Chat ecoutant la musique (1990)
Berliner Ballade (1990)
Detour, Ceaucescu (1989)
Tragedie ou l'illusion de la mort (1989)
Memoires pour Simone (1986)
A.K. Akira Kurosawa (1985)
2084 (1984)
Sans Soleil (1982)
Junkopia (1981)
Le fond de l'air est rouge (1977)
La Solitude du chanteur de fond (1974)
L'Ambassade (1973)
Les Mots ont un sens (1970)
Classe de lutte (1969)
On vous parle du Brésil : Carlos Marighela (1969)
La Sixieme Face du Pentagone (1968)
A bientot, j'espere (1968)
Loin du Vietnam (1967)
Si j'avais quatre dromadaires (1966)
Le Mystere Koumiko (1965)
Le Joli Mai (1963)
La Jetée (1962)
Cuba si (1961)
Description d'un combat (1960)
Les Astronautes (1959)
Dimanche à Pékin (1955)
Les Statues meurent aussi (1953)
Olympia 52 (1952)