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SA BIOGRAPHIE

Lucio Fulci est né à Rome le 17 juillet 1927. Il commence par entamer des études de medecine mais, parait-il, il abandonne l'Université à cause d'une deception amoureuse. Il entre alors dans une école d'art dramatique et de cinéma ou il fait connaissance avec les oeuvres de Maw Ophuls, Marcel L'Herbier et de son maître, Steno.
Après ses études, il commence par travailler comme assistant scénariste et réalisateur de Steno et de Riccardo Freda. Il fait l'apprentissage, à travers des nombreuses comédie comme Un Americain à Rome, du métier de réalisateur et doit diriger des acteurs célèbres comme Toto. Il dirige en effet le célèbre comique pour son premier film en 1959, I Ladri (Les Voleurs). Mais le film est un véritable echec et il est momentanément écarté des studios. Il doit trouver un emploi comme assistant d'un écrivain célèbre à l'époque, Ugo Pierro Vivarelli, et il écrit des textes pour des chansons à la mode. Il se découvre alors un véritable talent. C'est ce créneau qui le relance dans le milieu cinématographique. On lui confie alors des mise en scène de comédie musicale dans le début des années soixante comme Ragazzi del Juke Box, Urlatori alla Barra et Agenti Secretissimi. Mais Fulci est ambitieux, il parvient à convaincre ses producteurs de lui confier des travaux qui lui conviennent plus comme le western ( Tempo del Massacro en 1966) ou un genre tout nouveau et prisé, le giallo ( Una Sulll'Altra en 1969).
En fait, tous ces travaux ne sont qu'une préparation pour la réalisation d'un projet qui lui tient à coeur et qui sera la plus grosse déception de sa carrière. En effet, en 1969, Fulci arrive enfin à tourner un gros budget, le film médieval Béatrice Cenci, réalisation ambitieuse et intelligente. Hélas, le film, trop elitiste, est très mal percu et c'est le flop total. L'Eglise, chahuté par le sujet du film qui narre la véritable histoire d'une jeune fille qui assassine le père qui la violait régulièrement, réagit très mal et Fulci est démonial:isé. Il ne s'en remettra jamais et gardera une grande amertume envers le milieu du cinéma qui ne l'a pas soutenu dans cette épreuve pénible. Il aurait pu tout laisser tomber mais notre homme est tétu... et futé. ''Les gens veulent du giallo, ils auront de l'insoutenable''. Il se spécialise alors dans le thriller, genre qui lui convient tout à fait pour rester dans la provocation tout en évitant les foudres des catholiques. pour l'anecdote, il découvre un maquilleur et un technicien de talent, Carlo Rambaldi.
En 1979, son ami Dario Argento produit un film original, un remake ou plutot une suite de La Nuit des Morts-Vivants, un film d'horreur réalisé par un cinéaste italo-américain, George Romero. Le projet est confié au réalisateur du premier opus et le secret est énorme, il est vrai que Zombie est un grand film. Fulci contacte alors son producteur favori, le célèbre Fabrizio DeAngelis pour lui soumettre le projet d'un film dans le genre. Après son accord et 10 mois de tournage, L'Enfer des Zombies sort dans les salles italiennes. Le succès est tel que le produit est exporté et fait de Fulci un spécialiste du genre avec 30 millions de dollars de recette. Séduit, DeAngelis, lui donne feu vert pour d'autres productions. Ainsi sortent dans les salles Le Chat Noir, Frayeurs et l'Au Delà. Ils ont tous un énorme succès mais le dernier de ces films en collaboration avec DeAngelis, L'Eventreur de New-York en 1982, est un véritable échec, mettant en difficulté financière le producteur. Considéré comme portant la poisse, Fulci est a nouveau écarté des gros studios et il est obligé de voir ses ambitions à la baisse.
Les films qu'il réalise à partir de cette date sont de piètre qualité, cela est du en partie à une certaine lassitude du système et le peu de moyen qu'on lui donne pour les réaliser. Cependant, auprès des fans de fantastique, il reste une légende vivante acceuilli dans chaque festival comme une star.
Ces dernières années, la carrière de Fulci reprenait du poil de la bête. Le 3 mars 1996, alors qu'il était en plein production du film Le Masque de Cire avec Dario Argento, il décède soudainement d'une attaque de diabête. Le film sortira tout de même, achevé par Stivaletto, et il reste un bel hommage au style du Maestro del Macabro.
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