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Supernova - Critiques & Avis

Film réalisé par Walter Hill. Etats-Unis d'Amérique


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Critiques du staff sur le film Supernova

Les critiques de nos experts et passionnés.

  • La critique de Gil P. : Un nanar à la hauteur

    Sans vouloir être un blockbuster, le film oscille un peu trop entre film de science-fiction à gros budget (dont il n'a pas le budget) et petit film introspectif (sans avoir une reflexion poussée). Néanmoins agréable à regarder, Supernova est un film décallé, ni tout à fait série B, ni tout à fait film hollywoodien dont l'inconstance fait tantôt sourire, tantôt crier...

    60
  • La critique de David Q. : Nova, mais pas super.

    Malgré des acteurs à la limite de la récitation et une histoire loin de tenir la route, ce film se laisse regarder, sans plus. Les effets spéciaux sont bons, surtout les scènes de passage en vitesse lumière. Le titre se justifie au milieu du film mais la manière dont le scénario évolue n'est pas très convaincante et trop peu effleurée pour en faire une bonne intrigue. Certaines scènes sont tout simplement des remakes de séquences connues tirées d'Alien, 2001 et autres films cultes, sans pour autant rivaliser avec eux. Au final, on arrive au bout, mais sans un souvenir inoubliable de ce film proche du nanar de série B.

    50
  • La critique de Nicolas L. : Supernavet

    Supernova devait se poser comme une référence dans le domaine de la SF. C’est finalement le cas, mais pas du tout dans le registre espéré par ses concepteurs. C’est en effet un mémorable et prétentieux navet ainsi que l’un des plus gros flop des années 90. Il faut dire qu’avec les désaccords qui ont pourri le tournage, ce scénario vraiment mauvais qui mélange de manière indigeste métaphysique de bazar, érotisme à deux balles et horreur sans impact, le projet était mal barré. Reste quelques effets spéciaux sympathiques qui permettent au film de passer régulièrement en fin de soirée sur M6. La place qu’il mérite.


    Lire la critique complète de Supernova par Nicolas L.

    20

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Commentaires des membres (1)

L'avis de la communauté SciFi-Universe.

  • 80

    Je ne suis pas vraiment surpris des critiques négatives que ramasse ce film, qui a tout pour être incompris. Moi-même, quand je l'ai visionné à 10 ou 11 ans je l'ai trouvé nul, alors qu'aujourd'hui à presque 18 ans j'ai vraiment été conquis. Sans doute pas un film légendaire à la Abyss ou 2001, ou encore Alien, mais assurément une 'tite perle!

    Tout le monde dit de ce film qu'il est un nanar. Ce n'est pas vrai. Velocity Trap, Alien vs Predator, le remake de Perdus dans l'espace, sont des nanars qui ne racontent rien. Supernova est assez intelligent.

    Ce qui va suivre est peut-être très tiré par les cheveux, mais c'est ce que j'ai ressenti naturellement en visionnant Supernova.

    L'esthétique tout d'abord. Le film est magnifique: effets spéciaux très satisfaisants, univers visuellement élaboré, l'aspect fonctionnel et désordonné des machines et autres vaisseaux n'est pas sans rappeler les vaisseaux-poubelles de Alien ou des Star Wars classiques; loin de l'Enterprise élégant et effilé. Bien sûr, la texture n'est pas la même puisque faute de maquettes, on a des FX, mais très agréables.

    Un régal lors des plans du vaisseau, de la colonie oubliée, de l'hyperespace, de la déformation dimensionnelle...

    Les acteurs jouent honorablement, dans la peau de personnages consistants dont le devenir nous préoccupe. Le personnage principal, celui du militaire, est certes un peu cliché, néanmoins un cliché qui coule de source et on y croit, un certain passé émane du personnage qui n'est pas forcé dans son attitude. Il est, de plus, assez difficile à cerner. (Dixit la remarque de l'IA sur sa propension à trahir, qui n'est pas suivi de faits notables)

    Si l'on peut regretter l'absence de prises de vue très originales, que le film aurait mérité étant donné le niveau du reste, le montage et la musique sont cohérentes et tout en eux (les plans secs et paniqués ainsi que la musique discrète et bien choisie, lors des scènes de perte de contrôle et de dépassement par les événements, tel que les meurtres perpétrés par l'être irréel ou le crash évité de peu) traduisent bien la grande vulnérabilité et l'ignorance des Humains, perdus au sein de cet univers immense et non maîtrisé.

    Par ailleurs, le montage sait traduire les émotions et il les fait ressentir avec beaucoup de facilité. On devient nerveux en même temps que le film lors de l'accident, lors de l'arrivée en catastrophe de la navette... On se sent vite devenir claustrophobique et écrasé dans ce vaisseau, surtout quand le tueur nous cherche.

    Ici, pas de huitième passager ou presque, l'Alien est remplacé par un Humain. Dérangeant et vicieux, celui-ci tient un peu la même place que la créature de Giger: à la fois beau et révulsant, élégant et monstrueux, il a lui aussi quelque chose du violeur et il rappelle nos pulsions. Obsessions sexuelles, cupidité, amoralité, tentation, il se cache sous un visage avenant et c'est en cela qu'il est le plus dangereux au départ. Ce qu'il y a de plus intéressant avec lui, c'est sans doute en rapport avec ses gènes: il est un nouvel homme "parfait", il est obsédé par sa jeunesse et il se sent supérieur par le biais de sa biologie, il croit disposer de vie et de mort sur les autres parce que par rapport à eux, il est une sorte d'Aryen parfait, "meilleur". Il n'y a pas de doute là-dessus lors de son speech sur la nouvelle étape de l'évolution qu'il fait à son ex, le personnage évoque quelque chose de nazifiant.
    Au final, il est battu par une femme noire et un homme blanc, qui mélangent même littéralement leur ADN pour survivre. On apprend aussi que la supernova exterminera les Humains, ou les forcera à se diversifier. C'est alors le métissage et la différence qui permettraient aux Humains de se pérenniser, et non pas la "pureté" des gènes? C'est aussi une "immaculée conception" provoquée par l'hyperespace qui inaugure cette diversification.

    Entre l'Humain qui se prend pour un surhomme parfait (à noter qu'il est aussi conforté dans ses pulsions par la drogue...) et l'IA assez troublante de sentiments, on se demande où se niche l'humanité.

    Enfin, l'univers est bien fichu: les patrouilles de vaisseaux, l'état colonial interstellaire, les mines, les astropilleurs, les "permis de bébé" ces fameux aliens prêts à tout...

    En matière scientifique, je me souviens qu'à l'époque, certains avaient dit que c'était n'importe quoi, cette histoire de planète à la dérive dans l'espace. En fait, le film a devancé la science puisque aujourd'hui, des théories sérieuses parlent de "planètes noires", des mondes sans étoiles errant dans le vide interstellaire, presque indétectables et peut-être plus nombreuses que les planètes "solarisées".

    Le film connaît quand même un petit creux dans son déroulement, une séquence de milieu sans tension ni trop d'esthétique notable qui effectivement peut devenir un peu somnolante si l'on regarde le film allongé sous une couverture, c'est un point faible mais qui ne dure pas.

    Voilà un film très agréable, injustement pris pour un navet, dont j'achèterais le DVD.
    Mat Vador, le 5 février 2008 1617

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