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Red State - Film (non sorti en salles françaises) (2012)

Film (non sorti en salles françaises) réalisé par Kevin Smith. Etats-Unis d'Amérique


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Date de sortie en France : 26 juin 2012

Red State synopsis

Trois ados partent retrouver une femme rencontrée sur internet pour un plan à trois. Drogués, kidnappés et enfermés en cage, ils vont atterrir dans l’église du révérend Cooper qui leur réserve un accueil des plus macabres. Le révérend et sa communauté qui exècrent l’homosexualité et la débauche, s’apprêtent à « purifier » ces jeunes pêcheurs. Alors qu’une fusillade éclate, l’étrange paroisse va se retrouver encerclée par l’agent fédéral Keenan et son équipe de SWAT. Armés jusqu’aux dents, ils sont prêts à tout pour faire tomber les membres de cette secte jusqu’au dernier.

Red State fait partie de l'oeuvre Red State.
Thèmes abordés dans Red State : Horreur et épouvante

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DVD / Blu-Ray de Red State

Casting de Red State

Les personnalités principales et leurs rôles dans le casting

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Commentaires des membres (1)

L'avis de la communauté SciFi-Universe.

  • Ce « pseudo » survival réalisé par Kevin Smith, réalisateur issu du cinéma indépendant américain, demeure à plus d’un titre, un OCI (objet cinématographique inclassable).
    Inclassable car il mélange allégrement les genres et ose même un exercice périlleux, oscillant entre action, horreur, dénonciation sociale et humour noir.
    Durant les premières 30mn, on assiste à un déroulé très formaté survival : 3 ados obsédés par le sexe, sont drogués, enlevés et enfermés dans une cage pour être exécutés par un pasteur intégriste qui désire purifier le monde de la perversion.
    Assez classique en apparence, la trame générale laisse néanmoins poindre quelques éléments originaux, à commencer par le choix des méchants : Une congrégation de fanatiques religieux menée par un pasteur (joué par l’excellent et inquiètant Michael Parks, le shérif de boulevard de la mort, entre autre…) dont même les nazis du coin se sont désolidarisés car trop extrême, c’est tout dire…
    Obsédés par la dépravation des mœurs de l’Amérique contemporaine, condamnant à mort, au propre et au figuré, les homosexuels, les ados libidineux et les femmes faciles… Sa congrégation, la « Five points church », allant jusqu’à manifester leur haine en brandissant des pancartes comme « God hates fags » (Dieu hait les PD), lors de l’enterrement d’un jeune gay assassiné par eux, comme on le découvrira assez vite…
    Le propos de Red State est donc une critique radicale de la mouvance réactionnaire américaine et de ses nombreuses dérives sectaires.
    Mais là où le film devient intéressant, c’est par le réalisme quasiment documentaire, ultra-violent et sans concession qui se démarque au point de se demander s’il n’est pas inspiré de faits réels. Et…Bingo ! En fait, le personnage du pasteur Cooper, de l’aveu même du réalisateur est inspiré par le révérend Fred Phelps, notoirement connu pour ses propos abjects sur les homosexuels.

    Ce film pourrait s’inscrire dans la même veine de God bless America, conte moderne et horrifique, ou 2 personnages, une ado en rupture et un américain moyen au chômage qui se croit mourant, vont décider de flinguer tout ce qui les étouffent et les frustrent dans l’Amérique moderne et il y a du boulot !
    Le seul point commun, est le gout pour l’humour noir, car là ou une empathie nait pour les 2 héros de God Bless America, dans Red State, le réalisateur ne prend jamais parti.
    L’ambiance générale est au pessimisme, voire à la désespérance.
    Les fous de dieu sont certes dangereux et sinistres, mais l’environnement l’est tout autant. De la misère sexuelle de ces 3 ados, désirant absolument faire une partie à 3 avec une femme rencontrée sur Internet. « On s’en fout du visage, moi ce que je veux ce sont des seins et une chatte », affirme l’un des garçons, en passant par le Shérif du coin, lui aussi, homo refoulé et pathétique homme de loi, en passant par la police de l’état et les absurdes lois anti-terroristes de l’Amérique post-11 septembre, personne n’a grâce aux yeux de Kévin Smith, sauf peut-être le seul personnage (un peu) positif du film, le flic fédéral Keenan, interprété par l’excellentissime John Goodman (le militaire déjanté dans The Big Lebowsky, entre autres).
    Après avoir (quand même !) fait sortir les enfants, les ouailles du pasteur exécutent froidement et méthodiquement, un pauvre type emmailloté dans du film plastique et attaché à une croix que jusqu’ici on devinait à peine…
    Le public de cette petite secte est un échantillon de l’Amérique profonde, mais sans caricature. C’est un des traits principaux du film. L’outrance n’est jamais dans les personnages mais dans leurs actions et bien entendu leurs conséquences.
    Evidemment, nous sommes en Amérique et les fanatiques disposent d’un véritable arsenal, tout comme la sinistrement célèbre secte des Davidiens lors du siège de Waco au Texas et de la tuerie qui s’est ensuivie.
    Horrifié, terrorisés, en état de choc, les ados vont bien entendu essayer de fuir en s’emparant des armes et c’est là que les choses sérieuses vont commencer…
    Le film est donc d’abord un film d’action, mais sans les repères propres au genre… Très vite on bascule dans l’horreur et l’ultra-violence sans concession mais sans voyeurisme à la Saw, puis, l’absurde le dispute à la surprise grâce à une réalisation nerveuse et maitrisée malgré, il faut bien le reconnaitre, quelques lourdeurs et un montage très « sec » et un peu confus, car finalement, à force de vouloir trop en faire et trop dénoncer, on frise parfois la schizophrénie.

    On ne s’attache pas aux personnages, on n’en a pas le temps… Le propos de Kevin Smith est ailleurs… Dès que l’on s’attarde sur un protagoniste, c’est pour l’instant d’après en faire son deuil dans une gerbe d’esquilles d’os et de cervelle et passer au suivant.
    Le réalisateur, va prendre un malin plaisir à laisser les différentes factions dérouler leurs argumentaires et leurs motivations. Ainsi, le pasteur cinglé va nous abreuver pendant 10 mn de son catéchisme vicié et pervers mais empreint d’une logique implacable : «I Fear god. You better believe ifear god… ». Mais là où les propos du prédicateur n’ont rien de surprenant, les motivations de la police, exposées vers la fin du film, sont hypocrites, cyniques, voire iniques, ce qui est encore plus effrayant, laissant deviner une Amérique à court de repères.
    Le tout est servi par un très bon casting avec, comme cité plus haut, Michael Parks et John Goodmann, mais aussi Melissa Leo (Frozen River), Kyle Gallner, Michael Angarano et Nicolas Braun dans le rôle des ados, Kerry Bishé, la fille du prédicateur et Kevin Alexandro et Patrick Fieschler (Mulholland Drive) ; du bon, du solide et du crédible comme beaucoup de film américain s issus du ciné indépendant.
    Dernier truc important dans ce film, c’est la fin, vraiment surprenante, terrifiante, drôle, voire biblique, mais vous verrez bien…
    zone_x, le 5 juillet 2012 19:22
    80

Informations complémentaires sur Red State

  • Titre (France) : Red State