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Timer - Anecdotes

Film (non sorti en salles françaises) réalisé par Jac Schaeffer. Etats-Unis d'Amérique


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Anecdotes de Timer

  • Interview de Jac Schaeffer pour Timer



    Nous avons eu la chance de rencontrer Jac Schaeffer, la réalisatrice de Timer lors de la 28éme édition du Bifff (Brussels International Fantastic Film Festival). C'était en avril 2010, nous venions de voir le film, et à cette époque la sortie en France était loin d'être une chose certaine. Tout finit par arriver un jour et Timer arrivera directement en DVD et Blu-Ray le 2 février chez Opening.

    Nous profitions donc de cette arrivée pour glisser notre interview de la très amicale Jac Schaeffer qui, comme vous le verrez, a répondu très gentiment à nos questions et qui, plus que la bière bruxelloise, semble avoir retenu cette fois le chocolat.


    Jac Schaeffer présentationEst-ce que vous pensez qu'un jour une « machine » pourra trouver votre âme soeur ?
    Vous voulez dire, est-ce que cela va vraiment arriver ? Non je ne pense pas... et je ne l'espère pas. Je pense qu'il y a trop de magie et de romance dans le concept de l'âme soeur pour qu'une machine le trouve à notre place. Non, cela n’existe que dans mon imagination.

    Est-ce que vous avez toujours voulu faire ce film et pas juste écrire le scénario ?
    Quand j'ai écrit le scénario, c'était dans le but de le réaliser moi-même. Je n'ai jamais voulu le donner à quelqu'un d'autre. J'ai toujours voulu être réalisatrice, c'est comme ça que j'ai commencé et c'était mon but ultime. Je suis devenu scénariste plus par nécessité. C'était écrire des scripts pour avoir quelque chose à réaliser.

    Pourquoi est-ce que vous avez choisi, Emma Caulfield pour le rôle principal ?
    On a choisi Emma, parce qu'elle n’est pas venue que pour lire. Avant son arrivée, toutes les autres actrices étaient bien et auraient pu avoir la place. Mais l'alchimie ne marchait pas, elles venaient, lisaient et j'arrêtais pas de me dire : "j'ai écrit un mauvais rôle, j'ai fait du mauvais travail, c'est pas vraiment entrainant, ça n'a pas la texture que je veux, le rythme que je veux". Et Emma est arrivée et c'était comme si j'entendais mon script joué de la bonne manière. Elle était juste parfaite, elle avait la bonne vision. Dans le film elle porte une grande robe et c'est sa robe, c'est comme ça qu'elle est venue à l'audition. Quand elle était venue, ses yeux étaient si grand ouverts, c'est quelque chose que j'avais mentionné dans le script "des grands yeux expressifs", que c'était tout simplement elle. Et c'était aussi parfait, parce qu’elle a joué dans Buffy et qu'elle a une base de fan qui correspond au thème du film.

    Est-ce que c'est une coïncidence que Emma vienne de Buffy et que Desmond vienne de Dexter ? Est-ce que vous vouliez des acteurs qui viennent de série télé ?
    Non, ce n'était pas intentionnel de se servir d'acteur de série télé, mais mon directeur de casting fait beaucoup d'audition pour la télé, et c'est surement pour ça qu'on a auditionné beaucoup d'acteurs de télé. Mais oui c'était marrant de voir qu'Emma venait de « Buffy », Michelle Borth de « Tell me you love me » de HBO, John Patrick Amedori de « Gossip Girl » et Desmond Harrington de « Dexter ». C'est étrange que ça ait pu marcher, mais bon...

    Dans le film la fille tombe amoureuse du « mauvais garçon » pourquoi ?
    Qu'est ce que vous voulez dire par « mauvais garçon » ?

    Vous savez, un jeune au look de rocker, dangereux, rebelle ...
    Je ne pense pas que le personnage de Mikey soit vraiment dangereux parce qu'il a un bon fond, même s'il a le style rocker. En fait, il symbolise l'interdit pour Oona, parce qu'elle croit dans le « Timer » et dans ce qu'il prédit. Et parce qu'elle y croit, elle suit le chemin tracé par le « Timer » et elle ne sortira pas avec quelqu'un qui est destiné à quelqu'un d'autre. Mikey est ce genre de personne, parce que son compte à rebours va rencontrer son âme soeur dans 4 mois. Donc dans l'esprit d'Oona il est hors limite. Je pense que c'est merveilleux, qu'il ait le style du jeune « rocker », parce qu'il est inapproprié pour elle, et c’est ce qui rend le film plus délicieux, plus fun.

    Pourquoi est-ce qu'il y a un tel écart d'âge entre les deux ?
    Je me suis un peu inspiré d'une relation que j'ai eue avec un homme plus jeune, et c’est probablement à cause de ça. Mais je pense aussi que... l'histoire porte sur Oona qui viole ses propres règles et qui se lâche, et Mikey devait représenter quelqu'un de complètement différent d'elle. Elle n'aurait jamais fréquenté quelqu'un d'aussi différent et je pense que c'est une façon de briser ses limites et de faire quelque chose de risqué.

    Le film est assez dur avec le personnage de Michelle Borth, vous ne trouvez pas ?
    Parce qu'elle souffre, elle est seule, triste et brisée. Pourquoi ?

    Si vous êtes d'accord, je ne voudrais pas trop parler de la fin, pour garder la surprise intacte. Mais je vois ce que vous voulez dire à propos de ce personnage "mal desservi" et dont l'histoire se termine de façon ouverte. Ce n'était pas dans mon intention, car j'en ai écrit plus à son sujet, il y avait une sorte d'histoire secondaire qui se terminait à la fin du film. Mais on ne l'a pas laissée, car l'histoire devait rester centrée sur Oona. Pour des questions de rythme, de timing, et pour garder le sujet principal du film, il était nécessaire de couper ces scènes en plus. Cependant, elles seront dans le DVD*. En général je n’aime pas le concept des scènes coupées, on a toujours une bonne raison de les enlever, mais là le personnage de Michelle Both est si chère à mon coeur, je l'aime tellement, que c'est une manière pour moi de finir ce que j'avais laissé une peu de côté à la fin. Je pense que c'était la bonne chose à faire. Si vous aviez vu en premier le film avec les scènes coupées vous l'auriez trouvé trop long, mais les voir en scènes bonus permet de satisfaire les interrogations des gens.

    Image TimerPensez-vous que Oona est un peu égoïste envers Steph ?

    Je ne pense pas qu'Oona soit égoïste, mais plutôt que le personnage de Steph a eu des ruptures difficiles. Dans le film l'histoire est centrée sur Oona, et elle va trouver son chemin vers des moments heureux plus tôt que Steph. Ce n'est pas l'histoire de Steph. Si c'était son histoire, vous auriez vu ce qui se passe de son côté. Dans mon esprit, son voyage se passera plus tard, car elle a un peu plus de leçons à apprendre pour grandir.

    Quel genre de problème avez-vous eu à faire face pendant le film ?

    Le plus grand problème, la plus grande difficulté, ça a été d'écrire le script. C'est une étape en solitaire. Je pense que je suis écrivain de nature, j'ai un bon instinct pour ça, mais d'y travailler, de m'assoir et d'écrire a été vraiment difficile pour moi. Ça a mis deux ans pour écrire de manière à ce qu'il soit réalisable en film. Donc ça, c'était vraiment difficile.

    Et aussi étant réalisatrice de son premier film, c'était un gros challenge, faire en sorte que les gens, le casting, les techniciens soient impliqués était difficile. Il fallait leur faire croire que moi, une débutante, j’étais quelqu'un sur qui on pouvait compter et croire. Mais d'avoir écrit le scénario m’a facilité les choses. Les gens se plongent dedans, tous ceux qui aiment le script, d'une certaine manière, m'aiment aussi et ont un peu plus foi en moi. Mais j'ai eu à faire mes preuves pour que tout se passe bien. Donc oui, c'étaient deux de mes plus gros challenges.

    Dans le film, l'endroit où l'on obtient le « timer », c'est comme un supermarché, est-ce que vous pensez un jour qu’on pourra aller dans une boutique et acheter son « timer » ?

    Je ne pense pas que ce que fait le « timer » soit possible un jour, le fait de savoir qui sera votre âme soeur. Mais on a cherché un style pour le magasin et pour l'appareil qui soit crédible. On a regardé beaucoup de sociétés et de magasins qui vendent des téléphones portables, qui les designent et ça a été notre source d'inspiration pour le rendre crédible. Je pense que les marques d’aujourd’hui nous présentent un certain style de vie, une belle histoire, propre, et nous voulions faire quelque chose de très reconnaissable pour un consommateur. Mais en ce qui concerne la faisabilité d'un tel appareil, je ne sais pas. Il y a des rencontres sur internet tous les jours, et j'ai entendu dire qu'au Japon il y avait un site où on pouvait uploader tout ce qu'on aime et n’aime pas ; et si vous êtes à proximité d'une personne qui a les mêmes critères, votre téléphone portable va sonner et vous pourrez vous voir. Je ne sais pas pour l'implant si ça va vraiment arriver, mais on va continuer à trouver des moyens de se connecter avec la technologie et que la technologie va jouer un grand rôle là-dedans.

    Jac Schaeffer

    Dans le film vous cassez le traditionnel Happy-end, pourquoi ?

    Encore une fois je ne veux rien révéler de spécifique sur la fin pour garder la surprise. Mais je dirais que j'adore les comédies romantiques, j'adore leur côté guimauve, et j'adore la façon dont vous faites l'expérience des sentiments amoureux en regardant une bonne comédie romantique. Je voulais me rappeler de ça, garder ces bons sentiments. Mais j'ai souvent été déçu par la fin de ces comédies romantiques, car le baiser et les pleurs de joies c'est quelques choses que je n'ai jamais vécues, genre j'embrasse un garçon et lui croit : « oh un ange! » … C'est juste que ça n'arrive jamais et que j'ai été dupée. C'est comme si on revenait d'une ballade et que plus rien ne nous arrivera. C'est pour ça que je voulais faire une comédie romantique qui avait tous les côtés délicieux de ces films, mais qui ne se terminait pas de manière fausse, je voulais continuer à me sentir dans la vie réelle. Donc, ce que je cherchais n'était pas un « Happy end », mais plutôt un espoir pour la fin.

    Êtes-vous heureuse de voir votre film ici au Bifff ?

    Oui, je suis super contente d'être à Bruxelles. Je ne suis jamais venue et j'aime le chocolat donc je suis très contente d'être ici, avec des gaufres, des cookies et tout… Ce festival est extraordinaire. Je n'ai jamais été dans un festival comme le Bifff où le public est aussi nombreux et participe comme ça. C'est vraiment gratifiant d'être dans une salle qui réagit immédiatement et qui dit ce qu'elle pense sur le moment. J'étais très nerveuse car je voulais qu'ils aiment, j'avais peur d'être rejetée, car c'est une comédie romantique qui n'a pas de sang ou de Zombies. Je pense qu'ils ont aimé, car ils sont restés assez calmes et je pense que ça veut dire qu'ils sont au moins restés attentifs... J'adore la science-fiction et les films fantastiques et c'est pourquoi mon premier film est dans ces thèmes-là. Dans un festival comme ça où le sang et les tripes sont le sujet central, je me sens chez moi.

    On est un site français. Savez-vous si le film sortira en France ?

    Je ne sais pas, il y a des discussions autour de ça. Mon agent est en train de négocier les droits pour que ça se fasse, donc on verra.

    Dernière question : avez-vous des projets à venir ?

    Oui j'en ai. Je suis en train d'écrire le scénario d'une autre comédie romantique, mais je ne peux pas en parler. C'est le problème, j'ai plein de nouveaux projets, mais je ne peux parler d'aucuns d'entre eux. Donc on verra, mais oui j'ai beaucoup de pistes, des choses que j'écris et que je ne vais pas diriger, et inversement que je vais diriger, mais pas écrire.


    * Les scènes coupées du DVD mentionnées par la réalisatrice ne sont présentes que sur l'édition américaine, le DVD (ou Blu-Ray) édité chez nous par Opening ne possède aucun supplément.

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