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Joker - Anecdotes

Bande Dessinée de Brian Azzarello et Lee Bermejo. Etats-Unis d'Amérique


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Making of / Astuces de tournage de Joker

  • Interview Lee Bermejo

    Bonjour Lee, peux-tu nous parler de tes débuts et de ton parcours artistique ?
    J’ai d'abord travaillé pour DC comics, fait des livres avec leurs personnages principaux : Batman, Superman et aussi quelques projets pour Wildstorm, un petit studio qui a été racheté par DC en 98 -ou bien en 99. Mais j'ai commencé ma carrière en 97.

    Je ne me rappelle pas exactement quand j'ai voulu commencer une carrière dans les comics, mais je me souviens des livres qui m'ont fait passer d’une simple passion à quelque chose que j'avais envie de faire. Je me souviens que ma grand-mère m'avait acheté un numéro de « Batman : Dark Knight returns » et au même moment, un de mes amis qui collectionnait les comics m'a fait découvrir « Blackhawk » de Howard Chaykin (une histoire de pilote durant la Seconde Guerre mondiale), avec un dessin peint avec de superbes couleurs. Avant ça, tous les comics que j'avais vus étaient bien plus simples et ils ressemblaient plus à des livres de coloriage. « Dark Knight Returns » et « Blackhawk » m'ont fait réaliser que c'était vraiment de l'art et pas seulement une histoire dessinée.


    Quel souvenir gardes-tu de Batman / Deathblow ? Étais-tu content de travailler sur une telle icône ?

    Oui, quand Wildstorm a été racheté par DC cela été un gros challenge pour moi, car la plupart de mes collègues étaient des fans de Marvel. J'ai grandi en lisant presque exclusivement des DC Comics et Batman est mon personnage préféré depuis tout petit. Donc, j'avais dans l'idée de faire ça depuis que la société a été rachetée et, en même temps, je ne voulais pas continuer dans la même direction que le mensuel. Alors, j'ai été vraiment chanceux de pouvoir choisir le scénariste avec qui j'avais vraiment envie de travailler. On devait faire un projet de Batman qui n'était pas traditionnel, on devait faire notre propre proposition. C'était vraiment mon premier projet, mon rêve d'enfant devenait réalité. J'étais aussi un gros fan de Tim Bradstreet, le dessinateur, et je me suis lié d'amitié avec lui (on communiquait surtout par téléphone) et, à un moment, il m'a proposé d'ancrer mon comics. Donc c'était juste une combinaison de facteurs qui a rendu le projet si agréable. Le fait que j'ai eu le scénariste que je voulais, la liberté de l'angle d'approche du personnage que je voulais et, en plus, j’ai eu l’un de mes illustrateurs favoris qui encrait mes planches. C'était vraiment un rêve qui devenait réalité.


    Était-ce différent de travailler pour Wildstorm plutôt que DC ?

    Pas vraiment parce qu’en fait, je travaillais toujours pour Wildstorm et le rachat par DC n'a pas changé notre façon de travailler. Nous sommes vraiment dans une niche bizarre de DC et on avait plus de liberté que ceux qui travaillaient vraiment chez DC. Avec le temps, je pense que cela a été vraiment une transition positive pour la société. Cela nous a permis de faire des choses que l'on ne pouvait pas avant. Je ne suis pas sûr que cela aurait pu vraiment marché sur des années, mais sur le moment, je me souviens que c'était bien !

    Tu as travaillé sur un titre nommé Lex Luthor. Est-ce plus intéressant pour toi d'illustrer les méchants ?

    Lex Luthor était fun surtout, parce que ce n’était pas mon rêve de dessiner Lex Luthor. J'ai fait Lex surtout pour pouvoir dessiner Superman autrement. Et Brian a réfléchi sur un nouvel angle pour faire ce Superman. C'était l'occasion pour moi de faire table rase de ce que j'avais fait avant.

    Avant cela, j'avais fait une série qui s'appelait « Superman / Gen 13 » où je l'avais vraiment traité de la même façon qu'avant, avec tout son côté « héros américain ». Et j'arrivais à un moment de ma vie ou j'avais l'impression de créer des histoires où les personnages n'allaient pas aussi loin que je le désirais. Je voulais vraiment traiter superman comme quelqu'un qui pourrait être dangereux, sur un certain point de vue. Donc, c'était vraiment un projet différent et un tournant de ma carrière. J'essayais aussi un nouveau style. C'était un projet avec beaucoup de hauts et de bas.


    Peux-tu nous parler du joker qui arrive chez nous en France ?

    Le Joker est vraiment un comics focalisé sur le joker. Tu suis quelques jours de la vie du Joker et c'est quelque chose qui n'avait jamais été fait vraiment auparavant. Ça emmène aussi le personnage dans des endroits bien plus sombres qu'avant, c'est un livre très violent. J'espère qu'il effrayera les gens ... spécialement après ce film, où il y est un personnage glorifié, en quelques sortes, pour de mauvaises raisons. Ce n'est pas un gentil, c'est un méchant. Et il devrait être traité comme quelqu'un de diabolique qui fait des choses innommables. Dans le film, vous voyez une autre interprétation du Joker. Dans son genre, il y est fascinant, parce que c'est un méchant mais que vous pouvez rire avec lui de ses mauvaises actions. Et je trouve qu’il est dangereux de rire sur les choses horribles et innommables qu'il fait !

    Je voulais le montrer tel qu'il est réellement. C'est un « salaud » et tu ne voudrais pas te trouver en face de lui ! C'est l'histoire qu'on avait envie de faire; prendre le point de vue d'un petit criminel qui veut devenir un gros dur, et il voit le joker comme un moyen d'arriver au top… et il réalise très rapidement que c'est une grosse erreur, parce que le Joker est vraiment un sale, sale type! Et j'espère qu'une fois que les gens l'auront lue, ils réaliseront qu'il n'était pas aussi fascinant qu'ils le pensaient.



    Ton style graphique n’est pas habituel par rapport aux comics, comment procèdes-tu ?
    Oui, je continue à faire des choses de manière assez traditionnelles, en noir et blanc. J'essaie l'approche réaliste, hyper réalise. Je ne veux pas vous montrer le monde tel qu'il est, mais plutôt mettre l'accent sur des points précis. Et pour moi, quand je vois quelque chose qui est fait de manière très réaliste, j'y crois, et je me plonge plus facilement dans un univers fantastique qui me parle plus. C'est ce que j'ai envie de faire et j'aime que les lecteurs comprennent que ce n'est pas « réel », mais suffisamment pour qu'ils y croient. J'aime vraiment les lumières et les jeux de lumières, une atmosphère particulière, et c'est probablement ce qui me caractérise le mieux. Je rends les choses réelles grâce à la lumière, en gros.

     

    Quels sont tes projets ?
    J'écris et dessine un autre comics pour DC et c'est vraiment l'opposé du Joker. Ce n’est pas violent et c'est un livre pour tout le monde. C'est vraiment un livre pour les enfants, qu'ils pourront aimer. Je ne peux pas dire vraiment ce que c'est, mais c'est un « classique » des personnages de chez D.C.

     

    Interview de David Q. et Richard B.

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