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Philip K. Dick : Le génie halluciné !

Page 1. Une Enfance Solitaire

1928/1950

Philip Kindred Dick est né le 16 décembre 1928 à CHICAGO. Sa sœur jumelle, Jane, meurt quelques semaines plus tard de malnutrition. Toute la famille pense que Philip non plus ne survivra pas, au point d'écrire les prénoms des deux enfants sur la pierre tombale. Mais l'enfant survit. Le traumatisme de la mort de Jane devait demeurer l'événement central de sa vie psychique et engendrer des tourments qui se manifesteront toute son existence.
Alors qu'il a cinq ans ses parents divorcent (après que sa mère ait obtenu l'assurance d'un psychiatre que l'enfant ne souffrirait pas de cette séparation). Dick s'en plaindra toute sa vie... Il part s'installer à WASHINGTON avec sa mère. Il y passe trois années affreuses dans le froid, la pauvreté et la solitude. Sa mère travaille toute la journée et il est placé dans une école de Quakers où règne une « bondieuserie » poussée à l'extrême. Il se réfugie dans les contes et les histoires pour enfant qui lui tombent sous la main.
En 1938, Philip a dix ans, sa mère trouve un poste à l'Office des Forêts de CALIFORNIE. C'est le retour sur la côte Ouest où ils habitent sur le campus de BERKELEY. Le jeune garçon est un enfant maladif, souffrant de crises d'asthme et de tachycardie. Lorsque son père lui rend visite, il est choqué de voir un enfant totalement introverti et manquant complètement de confiance en soi. Il dira : « L'enfant était vivant, mais pour employer le terme exact : il ne semblait pas avoir en lui... la vie, l'amour de la vie ».
A douze ans Philip se plonge dans des magazines illustrés contant des histoires extraordinaires. Astounding et Amazing Stories deviennent ses livres de chevet, au côté des récits d'Edgar Poe et de Lovecraft. Très tôt, il commence à imiter ses modèles. Il griffonne quelques poèmes lugubres évoquant un chat dévorant vif un oiseau, une fourmi traînant la dépouille d'un bourdon, une famille éplorée enterrant un chien aveugle. L'acquisition d'une machine à écrire libère son inspiration. En dix jours, il boucle son premier roman, une suite aux Voyages de Gulliver, qu'il intitule Retour à Lilliput et dont le manuscrit se perdit. Ses premiers textes publiés, des contes macabres inspirés de Poe, le sont sous la rubrique « Talents en herbe » de la Berkeley Gazette.
Philip est un garçon un peu trop gros, essoufflé. Sa mère, hypocondriaque confirmée, a avec son fils des conversations traitant exclusivement de livres, de maladies et de médicaments supposant les soulager. Lui, souffre régulièrement de crises d'anxiété dues à son introversion maladive. Il est conduit pour la première fois chez un psychiatre à l'âge de quatorze ans. Premier d'une longue série presque ininterrompue jusqu'à sa mort. Adolescent, ses connaissances en psychiatrie déroutent. Jouant à volonté la normalité et l'anormalité, son sujet de prédilection est la mort de Jane sa sœur jumelle. Il souffre de vertiges, d'agoraphobie, redoute les transports en commun et est incapable de manger en public. Il se forge une conscience aiguë de la maladie, ainsi qu'une peur panique de celle-ci, qui ne le quittera plus.
A seize ans il est embauché chez un disquaire, assouvissant une autre de ses passions : la musique classique et l'opéra. Il en profite pour quitter l'appartement familial et s'installe dans une chambre, au-dessus d'un hangar. L'immeuble est le lieu de vie de la communauté intellectuelle et homosexuelle de BERKELEY. Le grand rendez-vous des adeptes de la « Beat Generation ».