L’un des principaux évènements de la
Gen Con était la présentation de
Hell Dorado, un wargame à figurines conçu par
CROC et
Geoffrey Picard, édité et distribué très prochainement par
Asmodée.
En ce dimanche matin, dernier jour de la convention, je me suis donc rendu sur le spacieux espace qui leur était réservé pour constater que j’avais eu le nez fin de réserver par avance ma place. Une bonne foule entourait en effet les quelques petits dioramas qui servaient de support aux démos.
Hell Dorado est un fait un jeu d’escarmouche, qui se rapproche de
Confrontation – la présentation en boutique spécialisée se fera d’ailleurs de la même façon ; des blisters de figurines avec une règle simplifiée glissée à l’intérieur -, avec des règles simples et très vite assimilées. Loin de l’esprit de
Warmacchine, il est évident que les concepteurs ont favorisés la fluidité plutôt que le ‘’réalisme’’. Pari réussi, ma partie avec une dizaine de figurines dans chaque camp – réalisées par
Ilyad Games – ayant durée une petite heure, explications de ma charmante initiatrice comprises.
Au niveau du background, disons que l’on se situe dans un univers parallèle fin de renaissance – plus précisément la Guerre de Trente Ans. Un choix qui peut sembler étrange mais qui finalement se trouve être assez intéressant. J’ai eu la sensation d’être plongé dans l’univers sulfureux et baroque de Von Beck, le héros du
Chien de Guerre (
Michael Moorcock). Autre particularité du jeu : pour une fois ce n’est pas d’immondes créatures qui se répandent sur le Monde, mais l’inverse ! C’est des armées humaines de condottieres et de missionnaires qui envahissent les Enfers à la recherche de gloire et de massacres. Bon c’est vrai, cela, c’est pour la petite histoire, car une fois sur le champ de bataille, on s’en fout un peu – surtout que la plupart des futurs pratiquants vont jouer sur des nappes et non pas sur les magnifiques dioramas abyssaux du
Team Toulouse qui servaient de support durant la
Gen Con.
Les règles de combats sont simples, basées sur des jets de D6 d’attaques actives – la défense est passive -, chaque figurines étant rattachée à une carte possédant des caractéristiques spécifiques (attaque, défense, points de vie, foi, mouvement). Et en plus de cette force brute, s’ajoutent des règles de magie. Elles sont de deux domaines ; des sorts de zone et des sorts directs. Les sorts de zone ont des effets à ‘’aura’’ qui touchent tous les personnages ayant la même ‘’étiquette’’ (par exemple toutes les figurines protestantes) même celles qui sont du camp du jeteur de sorts. Les sorts directs, pour ceux qui connaissent, m’ont rappelé les
Danseurs des
Crépusculaires de
Mathieu Gaborit. C'est-à-dire que le jeteur de sort fait appel à un medium (un familier) qui est chargé d’exécuter physiquement le sort en l’amenant jusqu’à la cible désignée. Un aspect très drôle et original.
Démonstration de Hell Dorado