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Critique du Roman : Les Mondes Miroirs
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Critique du Roman : Les Mondes Miroirs

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mardi 2 octobre 2018 à 0900

Au delà du miroir...

Un duo d’auteur, Vincent Mondiot et Raphaël Lafarge, nous propose chez Mnémos un roman de fantasy urbaine où intrigues politiques retorses volent la vedette à des scènes d’action virevoltantes.

Parlons d’abord de l’objet en lui-même : couverture à rabat, illustration de couverture au style proche de celle de La Crécerelle de la même collection, carte du monde, trois illustrations en pleine page et en noir et en blanc façon gravure ouvrent le roman et d’autres sont proposés en fin de livre. Ne les regardez pas avant de lire le roman. Ces illustrations sont celles de Matthieu Leveder qui a participé à l’élaboration de l’univers du roman. La forme est belle, voyons le fond.

Un cavalin, la monture traditionnelle dans cet univers

Mirinège est une cité immense, grouillante et mystérieuse qui s’est développée à l’ombre des Arches, une structure architecturale titanesque qui enjambe les pays et relie les métropoles. L’atmosphère rappelle celle des jeux de rôle Ecryme ou encore Exil pour l’aspect urbain démentiel. Une arche s'est effondrée il y a quelques temps et trois personnes sont devenus des héros : l’un a disparu, le deuxième est devenu responsable politique dans une autre région et le troisième est le proconsul local. Des statues les honorent dans la ville. Comme dans toute cité les inégalités sont partout et certains quartiers sont très pauvres et clairement délaissés par les autorités en cas de problème. Dans l’un de ces quartiers, Elsy Vanitier, un petit bout de femme au caractère bien trempée a monté son agence de mercenaires et notre histoire s’ouvre sur une fin de mission rocambolesque où son partenaire et elle manquent d’être contaminés par une étrange maladie crainte par tous. On entre dans le vif de l’action, le rythme est effréné et les personnages, de gros losers courageux ou stupides.

Elsy donc souhaite développer son activité de mercenaire pour en vivre mais claque le peu qu’elle gagne dans un bouge médiocre du quartier où elle vit. Une fois par an, lors d’un festival, elle revoit son amie d’enfance Elodianne. Elodianne est une jolie rousse qui devenue orpheline a été recueilli par la famille d’Elsy. Celle-ci a réussi, elle est devenue magicienne, un des métiers les plus prestigieux de Mirinège. Sa spécialité est assez rare : elle est miroitiste. Elle peut créer en passant au travers d’un miroir un univers totalement dépourvu de magie, un havre de paix pour un magicien. Mais revenons au festival qui permet aux deux amies de se retrouver : lors de celui-ci, Prime le chef suprême, le Dieu de ce monde recharge la cité en particules magiques offrant ainsi à tous les magiciens la possibilité d’exercer leurs pouvoirs.

La cité est alors frappée par des phénomènes étranges : explosions, créatures… Tout cela est très mystérieux mais il s’agit clairement d’une menace jamais vue. En parallèle, une révolution semble gronder. Une enquête est nécessaire. Elsy et Elodianne vont se retrouver au cœur de celle-ci puis embrigader dans une mission suicide. De là le roman enchaine les scènes d’actions, c’est très rythmé, violent et sans pitié pour les personnages.

La gestion de la magie est intéressante : les différentes spécialités sont originales et les tensions entre les mages qui relèvent de l’ego ou de cause politique sont bien exploitées. On en découvre plus sur la spécialité d’Elodianne qui n’est pas si simple ni si bienveillante selon qui pratique cet art.

Le roman aborde avec finesse en fond des questions politiques et sociales dont le support est cette cité immense où une partie des gens sont laissés pour compte et le traitement des « méchants » est plutôt bon, pas de tout blanc tout noir ici mais je ne veux en dire plus pour ne pas gâcher certaines révélations. Avec un style efficace, l’histoire se déroule et mon unique regret est que la partie enquête est été moins importante que la partie action.

La conclusion de

Les Mondes Miroirs est un roman à l'ambiance onirique de fantasy urbaine. Avec un style efficace, cette œuvre enchaine les scènes d’actions. Le rythme est effréné, les scènes d'action très nombreuses et progressivement on découvre ce qui menace la cité de Mirinège grâce à l’enquête d’Elsy la mercenaire et Elodianne la mage miroitiste : créatures monstrueuses et dignes de Lovecraft, intrigues politiques et révolution grondante, les révélations surprendront autant que la réalité des ennemis. Les personnages sont bien trempés et la magie originale, on aurait bien aimé en savoir plus à ce propos en fermant le roman. A travers ce thème urbain, des questions politiques et sociales sont traitées avec finesse et ajoutent à la profondeur de ce roman que les fans de fantasy devraient apprécier.

Que faut-il en retenir ?

  • Un style efficace qui entretient le rythme
  • Une fantasy urbaine onirique
  • Une magie particulière originale

Que faut-il oublier ?

  • La partie enquête est un peu étouffée par les nombreuses scènes d'action

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