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Critique du Roman : Le serpent Ouroboros
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Critique du Roman : Le serpent Ouroboros

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le jeudi 7 juin 2018 à 0900

De la grande fantasy épique 32 ans avant le Seigneur des Anneaux

Le Britannique E.R. Eddison a écrit en 1922 une fresque de fantasy épique et flamboyante méconnue en France. Grâce aux éditions Callidor, après Lud-en-Brume et Les Centaures, j'ai pu découvrir ce texte que je ne connaissais que de nom. J.R.R. Tolkien et Howard Phillips Lovecraft adoraient ce roman, voyons ce qu'ils lui trouvaient :

Le roman, premier volume d'une trilogie, commence sur Terre et un personnage, Lessingham, va se retrouver propulser comme observateur extérieur et narrateur sur la lointaine Mercure ! Nous voici chez les Démons qui fêtent un anniversaire, celui de messire Juss quand un représentant de Goricé, le roi de Sorcerie humilie les Démons. Un duel aura lieu pour laver l'affront opposant le roi de Sorcerie lui-même et le frère de messire Juss, le grand guerrier Goldry Bluszco. De ce duel découlera des batailles épiques et sanglantes, une quête traversant les mille paysages surprenants de cette planète jusqu'à une montagne dangereuse où vivent des manticores et une mystérieuse femme.

La lutte acharnée entre Démons et Sorciers entrainera les autres peuples, Gobelins entre autres, à choisir leur camp. A la fin de ce premier tome, aucune des deux factions principales n'a vraiment la suprématie mais on voit certains personnages dans l'ombre faire double-jeu. Ces intrigues politiciennes, ces luttes de pouvoir se superposent à une guerre flamboyante où un seul guerrier tel le vigoureux Brandoch Daha peut vaincre plusieurs dizaines d'ennemis. Le personnage qui sort du lot par son intelligence, sa bravoure mais aussi ses plans machiavéliques, c'est Gro, le Gobelin qui manipulera son monde pour se faire une place au soleil.

E. R. Eddison était féru de sagas nordiques mais aussi d'Homère, ce qui explique que son œuvre soit héroïque, épique et grandiloquente. L'honneur y est une valeur récurrente. L'amitié et la loyauté également. La profusion des descriptions, très sensorielles (ça parle régulièrement de nourriture) dépayse et parfois la sobriété des propos tranche et ajoute un côté dramatique à l'histoire.

​Comme les précédents romans édités dans cette collection, le travail d'édition est soigné : couverture avec rabats, illustrations nombreuses façon gravure ancienne par Emily C. Martin, cartes sur les pages de garde. La traduction de Patrick Marcel rend hommage au style poétique et baroque de l'auteur. Si vous aimez la High Fantasy, c'est un classique qu'il faut avoir lu.

La conclusion de

Ce roman a près de 100 ans et nous dévoile une épopée homérique sur la lointaine Mercure, une oeuvre de fantasy épique, guerrière, baroque et cela 32 ans avant Le Seigneur des Anneaux souvent considéré comme fondateur du genre. Des démons affrontent des Sorciers sur le champ de bataille pour la suprématie de la planète pendant que des plans sournois et des luttes intestines décident dans l'ombre le sort du monde. Avec un style riche et poétique, E. R. Eddison signe un classique de la High Fantasy !

Que faut-il en retenir ?

  • L'édition superbe grâce aux illustrations et à la qualité de l'édition
  • Un roman à connaître pour tous les fans de fantasy !

Que faut-il oublier ?

  • Un style riche mais difficile d'accès pour les plus jeunes

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