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Critique du Roman : Les Centaures
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Critique du Roman : Les Centaures

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le lundi 30 avril 2018 à 1400

Aux origines de la Fantasy française !

En 1904, André Litchenberger publie son roman Les Centaures. Lors de la seconde édition, en 1921, le titre s'accompagne de la précision « roman fantastique ». Son roman est à la fois empreint de la décadence de la fin du XIXème siècle et dévoile une atmosphère dérangeante presque horrifique. Avec con côté homérique, cette épopée épique est d'un genre nouveau dans la littérature française et cela la rend inclassable à l'époque même si on sent parfois l'influence de Rudyard Kipling.

S'inspirant de la mythologie classique grecque, et avec un langage poétique et cruel, l'écrivain nous conte la fin du règne des animaux-dieux : trois peuples unis, les Faunes, les Tritons et les Centaures. Alors que la vie semble douce dans ce jardin d'Eden terrestre, un paradis de fleurs, de fruits et de rivières aux eaux claires, un ennemi apparaît, une nouvelle espèce. On les nomme les Maudits, les Écorchés. Contrairement au peuple à six membres, ils marchent sur deux pattes malingres, leur peau nue et osent chasser les animaux protéger par les animaux-dieux. Car dans l'ordre des choses, seuls les félins et les fauves peuvent se nourrir de la chair des autres êtres vivants, et seulement lorsque la mort atteint ces animaux. Les animaux-dieux veillent sur le vivant et le réglementent. Ils sont respectés, adulés et au passage au galop des centaures, les têtes se courbent en signe de respect.

 

La vie n'est pas si douce dans ce paradis terrestre au final, et Kadilda la fille du chef des Centaures ne se sent pas à sa place. Un jour alors qu'elle a pour la énième fois refuser les avances des plus beaux centaures du clan, elle croise un regard azur. Elle comprends après quelques minutes que ces yeux appartiennent à un maudit. Mais il ne lui semble pas être agressif...

Les années passent, Kadilda est reste pure et s'isole de plus en plus. Les centaures ne la comprennent pas et des tensions apparaissent dans la tribu. De l'autre côté des montagnes, les Ecorchés se multiplient, croissent, accumulent des territoires. Les Centaures se reproduisent de plus en plus difficilement et toute leur puissance et leur noblesse ne peut changer ce phénomène biologique. Pour les faunes, l'acte sexuel n'a pas pour fonction la reproduction et chez les Tritons, ce n'est pas un souci. Mais les temps changent, ils le sentent.

Un jour, un drame se produit, par la faute de la concupiscence d''un Faune, puis par sa naïveté. La scène est extrêmement dure à lire et entraîne la guerre totale et définitive. Je n'en dévoile pas plus, mais rien ne se passe tout à fait comme on pourrait l'imaginer. Ces personnages profonds et puissants iront jusqu'au bout de leur destin respectif.

Avec une fin émouvante et surprenante de justesse pour les personnages principaux, nous offre un magnifique texte mythologique. Par son écriture qui exacerbe les sens, et remue les tripes, il se place réellement comme un des fondateurs de la Fantasy française.

L'édition proposée a un papier au grain très agréable et des illustrations en noir et blanc datant de l'édition de 1924 réalisées par Victor Prouvé. Un bel objet pour un texte de qualité. Une édition sobre et élégante.

La conclusion de

Ce texte fondateur de la fantasy française est une épopée mythologique sur le déclin de peuples fabuleux. L'écriture est poétique, cruelle et ne peut laisser indifférent. les personnages sont profonds, étrangement modernes et puissants. L'objet est sobre, beau et les éditions Callidor ont rendu hommage à l'auteur avec cette édition et la préface qui l'accompagne. 

Que faut-il en retenir ?

  • Un texte fondateur de la fantasy française à découvrir ou redécouvrir !
  • Une écriture intense, poétique et cruelle.
  • Une épopée mythologique homérique.
  • Une édition élégante avec les illustrations d'époque.

Que faut-il oublier ?

  • Si vous n'aimez pas centaures, faunes et tritons.
  • Ne pas laisser entre les mains de moins de 14 ans.

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