75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Roman : Dans la toile du temps
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Critique du Roman : Dans la toile du temps

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mercredi 25 avril 2018 à 1400

Un expérience de lecture temporelle surprenante !

Denoël est un éditeur qui peut se targuer d'avoir à son catalogue de grands noms de la science fiction et avec ce roman de science-fiction qui mélange épopée spatiale, huis clos, planet opera et hard science, il fait encore très fort !

Dans un futur lointain, le docteur Avrana Kern a une solution pour offrir un futur à l'humanité. La Terre est au plus mal (Est-ce un futur si lointain?) et il est temps pour l'humanité de coloniser d'autres mondes. La terraformation d'une planète est lancée. En parallèle seront introduits sur cette planète des grands singes et un nanovirus visant l'accélération de leur évolution. L'idée est d'en faire des êtres intelligents qui favoriseront l'arrivée des humains des siècles plus tard tout en les considérant comme des dieux. En faire des serviteurs soumis, des esclaves... Ce qui ne plaît pas à tout le monde. Le jour du lancement, une attaque a lieu, les singes n'atteindront jamais cette planète mais le nanovirus si. Le docteur Kern réussit à fuir in extremis en subtilisant le vaisseau satellite censé accueillir la sentinelle, l'humain en hibernation qui devra gérer les progrès des singes pour prévenir l'humanité. Elle entre alors dans un sommeil profond pour plusieurs siècles, laissant une IA gérer les paramètres de son réveil, ne sachant pas que ses précieux singes n'ont jamais rejoint leur nouveau foyer.

Des siècles passent, des millénaires... Le monde de Kern évolue, plus rapidement que notre Terre grâce au nanovirus. Ce dernier a été intégré par une espèce animale mais pas celle prévue. Entre temps, l'humanité a quitté la Terre à bord de multiples vaisseaux chargés d'une cargaison humaine endormie. Ces humains se réveillent à tour de rôle pour gérer le voyage et ses aléas. L'un des vaisseaux, le Gilgamesh atteint le monde de Kern, enfin s'en rapproche car à ce moment-là, il est fortement menacé par un satellite qui indique que la zone est protégée, qu'une expérience prioritaire est en cours. Elle est décisive pour l'avenir de l'humanité et aucun vaisseau n'est autorisé à atterrir ni même à pénétrer l'atmosphère de la planète. Imaginez alors la curiosité de ces humains en quête d'une planète où vivre, les discussions avec une IA les repoussant alors que la solution est sous leurs yeux. Mais le Gilgamesh n'est pas un vaisseau de combat, et Avrana Kern ou ce qui reste de son esprit leur offre un autre monde possible, loin... Les millénaires passent et l'on suit en parallèle ce vaisseau monde à la dérive dont l'unique espoir est le monde de Kern, et ce fameux monde peuplé d'une espèce intelligente qui construit progressivement une civilisation passionnante et très originale.

Les personnages peuplant le Gilgamesh vont vivre grâce au sommeil en stase des millénaires, plus que jamais un humain n'aurait pu le concevoir, de quoi rendre fou... Et que dire du docteur Kern, maintenue artificiellement en vie grâce à une IA encore plus longtemps, persuadée de veiller sur ses singes …

L'ambiance du huis clos au sein du vaisseau est dérangeante par le malaise que la situation entraîne et le décalage de générations entre ses habitants comme la démesure de certains qui visent l'immortalité via le téléchargement dans le vaisseau lui-même.

Le développement de la planète surprend, intrigue et pose des questions sur les choix de l'humanité : on partage certains travers mais les choix technologiques seront différents. Cette civilisation à l'opposé de la nôtre par ses sens et ses valeurs, reproduit au final certaines déviances que nous avons encore comme la guerres pour les ressources, la relation à l'étranger et au sexe opposé. Étrangement humains, émouvants, les passages sur le monde de Kern nous renvoient à nos sociétés actuelles et à l'avenir que nous construisons pour notre unique foyer, la Terre.

Adrian Tchaikovsky nous offre ici grâce un style précis, parfois presque scientifique, mais clairement virtuose, une grande saga de science-fiction.

La conclusion de

Dans la toile du temps, Children of Time, dans la version originale, est un roman de science fiction dont les thèmes sont furieusement d'actualité : une Terre mourante, un projet de terraformation fou qui avorte en partie, un voyage spatial vers l'espoir et une civilisation inattendue qui prospère grâce à une intelligence artificielle.

Que faut-il en retenir ?

  • De la SF, de la vraie avec une touche de hard science et de planet opera ! 
  • Une gestion du temps très réussie avec une épopée sur plusieurs millénaires pour deux civilisations parallèles.
  • Des thèmes forts : fin de civilisation, intelligence artificielle, voyage spatial...

Que faut-il oublier ?

  • Un pavé pas facile à emmener à la plage cet été.
  • Déconseillé aux arachnophobes, sauf si vous voulez guérir de votre phobie !

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