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Critique du Jeu de société : Santorini
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Critique du Jeu de société : Santorini

Avis critique rédigé par Gaetan G. le mardi 3 avril 2018 à 0900

Ce soir, on s'fait un Grec

Lors de la dernière édition du Festival International du Jeu de société, le deuxième étage était complètement dédié aux familles. Au milieu des bambins qui découvraient les formes, les couleurs et pleins de nouvelles manières de s’amuser, le stand de Spin Master faisait un peu figure de village d’Astérix. Il était rempli en permanence de core gamers, tous plus barbus et chevelus les uns que les autres, qui se tiraient la bourre sur un petit jeu aux couleurs chatoyantes et aux personnages choupinous : Santorini

Le nom ne vous est peut-être pas inconnu, la première édition de ce grand classique datant tout de même de 2004. La version actuelle, sortie en 2017 chez Roxley Games, est incontestablement la plus aboutie et la plus jolie. D’ailleurs, elle s’était rapidement taillé un joli succès d’estime chez tous ceux qui ont pu l’essayer. Ce qui ne représente pas forcément beaucoup de monde, le jeu étant rapidement tombé en rupture de stock.

Cette réédition est donc une excellente nouvelle, la boîte méritant sans problème une petite place dans toute ludothèque qui se respecte. Envie d’en savoir un peu plus avant de tomber sous le charme ? Ça tombe bien, c’est ici qu’on en parle.

Visuellement, c’est aussi mignon qu’une vidéo de chaton sur Youtube

Pour ceux qui ne connaissent pas, Santorini est une île minuscule située entre la Crète et la Grèce. Elle est célèbre pour ses maisons d’un blanc immaculé surmontées de coupoles bleu océan. Vous avez forcément déjà vu des images :

Ça donne envie d’aller en vacances… Dans le jeu, c’est pareil sauf que l’on part d’une île complètement vierge avec juste un quadrillage de 5x5 dessus. Au fur et à mesure de la partie, on vient y mettre des bâtiments et on construit tout doucement un véritable paysage de carte postale. Le matériel de jeu est tout simple (un socle figurant l’île, des bouts de bâtiments en plastique blanc) mais le rendu est vraiment bluffant et juste magnifique :

Le tout est réalisé en plastique bien épais et devrait passer sans dommage entre les mains des plus jeunes, même s'ils ne sont pas très soigneux.

Il n’y a pas de grosse évolution entre les versions Roxley Games et Spin Master, à l’exception d’un petit élément de décoration représentant la mer qui semble avoir sombré corps et bien au passage. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, donc, d’autant que le prix a été ajusté en conséquence.

Une mécanique ultrasimple, accessible à tous

Le jeu est essentiellement destiné à être joué à 2, c’est donc de ce mode de jeu dont nous allons parler dans un premier temps.

Chaque joueur dispose de deux ouvriers, placés librement sur le plateau en début de partie.  A chaque tour, le joueur actif en choisir un qui devra impérativement réaliser les deux actions ci-dessous :

  1. Déplacer un ouvrier sur case adjacente à celle qu’il occupait (les diagonales sont possibles). Il ne peut pas monter de plus de 1 étage, mais par contre il peut descendre librement ;
  2. Construire sur une case adjacente à l’ouvrier. Si cette dernière est vide, on pose un rez-de-chaussée sur le sol. Sinon, on rajoute un étage au bâtiment existant. Les bâtiments peuvent faire jusqu’à 4 étages, sachant que le dernier est une coupole qui empêchera tout déplacement sur la case.

Les actions sont obligatoirement réalisées dans cet ordre : d’abord déplacement, puis construction. On joue chacun son tour, et il y a deux manières de mettre fin à la partie : si votre personnage finit son tour au sommet d’un bâtiment de 3 étages, c’est la victoire. Mais s’il ne peut pas réaliser une de ses deux actions, c’est la défaite.

Le principe est vraiment simple, même s’il n’est pas follement original. Il fait penser à une sorte de Torres très épuré, simplifié et du coup considérablement accéléré. L’auteur dit « 30 secondes pour apprendre les règles, toute une vie pour jouer », et pour le coup je suis d’accord.

Car certes le jeu est simple, mais ça ne veut pas dire qu’il est dénué de stratégie. Vu qu’on construit après le déplacement, il faut obligatoirement préparer sa stratégie sur plusieurs coups. Si vous comptez placer un troisième étage quelque part, il est préférable de vérifier que votre adversaire ne pourra pas monter dessus et vous piquer la victoire : n’oubliez pas qu’il se déplacera avant vous. Et s’il ne peut pas, vérifiez aussi qu’il ne peut pas placer un bonhomme sur une case adjacente et rajouter une petite coupole des familles : sinon vous êtes bon pour recommencer à côté.

Vous l’avez compris, tout l’art consistera à construire des bâtiments pour tenir l’adversaire à distance et arriver le premier au troisième étage. Tout en évitant soigneusement de se faire enfermer, car le game-over arrive vite.

De manière générale, les parties sont courtes, intenses et funs. En plus, ça passe sans problèmes dès 5 ou 6 ans, l’aspect construction plaisant vraiment aux plus jeunes.

La variante à 3 est moins intéressante : chacun joue l’un après l’autre, et on a donc beaucoup moins de contrôle sur la partie puisque le joueur que l'on bloque n'est pas celui qui essaie de nous bloquer. La variante à 4 est par contre inintéressante, car les pouvoirs sont actifs à tour de rôle ce qui donne un côté brouillon, limite aléatoire. Bref, le jeu est surtout destiné à être joué en couple.

Un jeu divinement bon, tout simplement

Dans sa configuration de base, Santorini est joli, familial et sympa. Cependant, la boîte est livrée avec un deck de 30 cartes représentant des Dieux. Ce sont elles qui lui amènent un petit supplément d’âme et le font sortir du lot.

Ces Dieux sont répartis en deux catégories : une dizaine de « faciles » afin de se familiariser avec les variantes, et le reste de « complexes » pour tous ceux qui aiment faire du vélo sans roulettes. Evitez simplement de mélanger les deux, ou le match risque de ne pas être très équilibré.

Au début de la partie, les deux joueurs prennent une carte (au hasard ou en choisissant, c’est comme vous voulez). Chacune contiendra une petite variante qui changera plus ou moins la physionomie de la partie : recherche de contact, mise à distance, mobilité, blocage, condition de victoire alternative, etc.

Il y a de la variété, et comme les parties sont courtes cela pousse à expérimenter pleins de nouvelles configurations. Le jeu se met à favoriser l’adaptation, la planification et les coups de billard à trois bandes. De fait, le petit jeu familial sans prétention se transforme sans crier gare en un jeu de réflexion d’un niveau tout à fait sympathique.

Pour ne rien gâcher, les parties restent très courtes : 10 à 15 minutes environ. En pratique, il est quand même préférable de prévoir le double ou le triple car chaque victoire appelle systématiquement sa revanche. C’est la preuve, tout simplement, que la formule fonctionne parfaitement bien.

La conclusion de

Santorini mérite sans aucun doute une petite place dans votre ludothèque. Visuellement, le thème est particulièrement original et la réalisation flatte la rétine. D'un point de vue mécanique, le jeu offre différents niveaux de complexité afin de s'adapter aux capacités et aux envies de chacun. Cela lui permet d'être jouable en couple comme avec les enfants, c'est assez rare pour être signalé. Bref, le résultat final est franchement réussi : Santorini est idéal pour occuper une petite soirée à deux ou un après-midi pluvieux en famille, d'autant que la rejouabilité amenée par les cartes Dieux change vraiment la physionomie des parties.​

Que faut-il en retenir ?

  • Très simple
  • Les Dieux apportent beaucoup de variété et de rejouabilité
  • Choupinou
  • Beaucoup de matériel dans la boîte
  • Parfait en couple (thème mignon et original, différents niveaux de complexité suivant les envies de chacun, rapide)

Que faut-il oublier ?

  • Parfait à 2, jouable à 3, inintéressant à 4
  • Règles françaises sur du papier noir et blanc seulement
  • Les descriptions des pouvoirs des Dieux ne sont pas toujours très claires, la lecture des règles est souvent obligatoire

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