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Critique du Film : Ready Player One
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Critique du Film : Ready Player One

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 30 mars 2018 à 1400

Ready Pop Culture

Critique de la version 2D.

A travers des films comme Les Dents de la Mer, la saga Indiana Jones, E.T. ou Jurassic Park, Steven Spielberg est assurément un des grands papes de la pop culture. Sa carrière, comme réalisateur ou producteur (Retour vers le futur, Les Goonies...) enchanta des millions d'individus sur plusieurs générations. Il en inspira aussi beaucoup d'autres comme Ernest Cline avec son ouvrage Player One.

A l'origine de ce film il y a donc un livre (voir ici pour notre critique) écrit par l'Américain Ernest Cline, édité en 2011. Le roman connut un petit succès notamment grâce à l'aventure épique qu'il proposait, ultra-référencée, brassant autant des inspirations issues du cinéma, de la télévision de la musique comme des jeux vidéo. Une œuvre qui attira les convoitises des studios hollywoodiens, dont Warner Bros qui rafla finalement la mise. Après plusieurs tractations et candidats, Steven Spielberg fut choisi pour réaliser cette œuvre, dont il assure aussi le rôle de producteur. Ernest Cline fut chargé d'en écrire le scénario aux côtés de Zak Penn (connu pour son scénario de Last Action Hero et d'une poignée d'adaptation de super-héros). Pour relever ce véritable défi technologique - le film prend majoritairement place dans un monde virtuel - Spielberg s'est associé avec le studio ILM pour offrir un film hommage à la pop culture des années 1970 à nos jours, tout en visant un divertissement de chaque instant. Une œuvre emmenée par les jeunes Tye Sheridan et Olivia Cooke, entourés des plus expérimentés Ben Mendelsohn, Simon Pegg et du nouvel acteur fétiche de Spielberg, Mark Rylance.

Le film prend place en 2045 alors que l'humanité vit dans des sortes de mégalopoles riches en bidonvilles du fait de la surpopulation et du réchauffement climatique. L'humanité s'est néanmoins réfugiée dans un jeu en réalité virtuelle appelée OASIS, créé par le génial visionnaire James Halliday (Mark Rylance). La produit a un peu dépassé par sa création, devenant autant un jeu qu'une sorte de réseau social ou nouveau monde virtuel absorbant toute la planète voulant quitter un triste quotidien. Juste après la mort d'Halliday, son avatar révèle qu'il a caché trois clefs dans le jeu qui permettront au premier les trouvant de pouvoir devenir le président de la compagnie gérant l'OASIS, donc de devenir la personne la plus riche de la planète. Alors que la chasse à cet Easter Egg à débloquer avec les trois clefs est au point mort, on suit le jeune Wade Watts (Tye Sheridan) - et son avatar Parzival - qui continue sans relâche à chercher les clefs afin d'échapper à la monotonie de sa vie. Pour ce faire, il doit se plonger dans le passé d'Halliday, qui se révèle être la source de cette vaste énigme dont la première épreuve est une course périlleuse qui se joue sans relâche depuis longtemps. Parzival continue d'y participer aux côtés de son meilleur ami Aech (Lena Waithe), qu'il ne connaît que virtuellement. Lors d'une course il va se rendre compte de la détermination de joueurs employés par la multinationale IOI, bien implantée dans l'OASIS et cherchant à en prendre le contrôle sous la direction de l'implacable Nolan Sorrento (Ben Mendelsohn). Parzival va aussi y rencontrer la joueuse star Art3mis (Olivia Cooke), qui va rapidement devenir une alliée alors qu'il semble enfin avoir trouvé la solution à la première énigme...

Autant évacuer un des plus gros points noirs du film : le scénario s'avère très classique dans sa progression, ses enjeux comme ses péripéties... Le délire visuel était tel et l'alternance entre monde réel et virtuel a du rendre assez frileux les scénaristes (à moins que le défaut soit présent dans le livre). En bref, on est rarement surpris par les embranchements du scénario, et les personnages ont quand même du mal à se détacher des archétypes qu'ils sont dans la plus pure tradition de la figure du héros théorisé par Campbell et magnifié par George Lucas avec Star Wars. Le héros va évoluer pour devenir celui qu'il doit être aux côtés de son acolyte, de la femme attirante qu'il faut sauver à un moment et face au méchant vraiment méchant... Le film fait finalement beaucoup penser à Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl. La progression de l'histoire s'avère logiquement très vidéoludique avec des successions de niveaux et une montée en tensions bien amenée pour un final assez grandiose... Cela n'empêche pas que l'on soit subjugué par l'univers qui est créé entre un futur pessimiste et surtout peu futuristique tellement l'humanité est absorbée par le monde virtuel pluriel de OASIS. Les transitions entre les deux mondes sont par ailleurs vraiment bien gérées car on est jamais perdu.

Quand bien même le scénario est classique, cela n'empêche nullement le film d'être très agréable à suivre tant il est efficace et bien rythmé. On attendait le film sur deux points : les références et la découverte d'univers virtuels. Sur le premier point, le métrage est effectivement très riche en références à des pans entiers de la pop culture vidéoludique, filmique comme musical que cela soit dans le cœur même du film (James Halliday étant un véritable nerd), les dialogues ou ce qui se passe à l'image au premier comme au second plan. Aussi évidentes que fugaces, les références sont plus que présentes avec une diversité permettant de citer pêle-mêle Le Géant de Fer, Mortal Kombat, Shining, Akira, les films de Jonh Hugues, le rock FM des années 1980, Retour vers le futur... Et l'on a à peine gratté la surface... Ceux ayant baigné dans cette pop culture y trouveront leur compte, et cela s'intégre vraiment bien dans le métrage grâce à un dosage parfait : le fan service est totalement assumé tout en réussissant à s'intégrer parfaitement à la logique du film que l'on est en train de voir. Les spectateurs les plus jeunes et ceux moins sensibles à cette pop culture très américaine peuvent se sentir un peu laissés de côté néanmoins... Pour ma part, en tant que fan de jeux vidéo, j'ai grandement apprécié de voir cette culture bien intégrée dans un blockbuster de ce calibre avec un respect pour son histoire. Il faut aussi avouer qu'un film trop référencé en reste parfois prisonnier et ne parvient pas à proposer quelque chose de finalement très ambitieux. Ready Player One restera surtout un hommage réussi, pas vraiment une référence...

Pour ce qui est de l'OASIS, il se comprend comme étant une multitude de lieux et de types de jeux (course, action, FPS, plates-formes...) dans un MMO où l'argent virtuel et réel sont liés. ILM qui a supervisé les effets spéciaux du film a livré un travail de titan pour combiner les images de synthèse, la gestion de tournages sur fond vert comme de la motion capture.... Le film est d'une richesse visuelle incroyable et son aspect CGI assez poussé se comprend ici parfaitement. Les avatars très fantastique des héros comme ceux toujours différents que l'on croise sans cesse offrent une richesse visuelle incroyable au film avec des décors offrant différentes ambiances. C'est un vrai plaisir de se plonger dans l'univers visuel du film qui offre des mondes virtuels incroyable et un déluge d'effets-spéciaux toujours bien réalisés qui font de Ready Player One un film très généreux. Les environnements peuvent être très urbains, dans une ambiance discothèque ou une planète de lave, on prend toujours autant de plaisir à découvrir ce qu'on nous propose permettant un voyage vraiment dépaysant. Difficile de jouer au jeu de la comparaison avec les deniers blockbusters en date mais on sent clairement que le film se situe dans le haut du panier notamment grâce à la performance capture excellente et la modélisation de tant de personnages souvent iconiques. Alors certes, le mélange des références offre un mélange des genres donnant quelque fois un gloubi-boulga pas toujours digeste, mais rien de bien méchant.

Pour ce qui est de la mise en scène, Steven Spielberg montre une nouvelle fois tout son savoir-faire où il est à l'image du scénario, aussi classique qu'efficace. Représentant un sacré défi, le maître du blockbuster américain est rarement pris en défaut avec un film toujours très lisible ne se laissant jamais dépasser par le déluge d'action comme de références. On sent une nouvelle fois comme la mise en scène est au service de l'histoire avec juste ce qu'il faut d'effets d’esbroufe, d'humour et de sentiments... Steven Spielberg prend quand même le temps d'exploiter en surface des thèmes qui lui sont chers comme un foyer brisé, une jeunesse plus lucide que les adultes ou les dégâts de l'ambition dévorante comme de la cupidité... Dommage que ces réflexions soient si peu poussées. Pour ce qui est du casting, il est réussi dans le sens où l'on s'identifie vraiment aux personnages principaux aux physiques passe-partout, que cela soit Tye Sheridan (Mud, X-Men Apocalypse...) et Olivia Cooke (Bates Motel, Ouija...) qui s'avèrent corrects mais dont les personnages restent des archétypes, comme l'efficace Ben Mendelsohn (Lost River, Rogue One...) méchant très en vogue actuellement. On est plus impressionné par Mark Rylance (Le Pont des Espions, Le Bon Gros Géant...) assez touchant et pathétique en James Halliday, qui est une sorte de mélange entre Richard Garriott et Mark Zuckerberg...

La conclusion de

Ready Player One est un divertissement extrêmement efficace qui rend un hommage très réussi à la pop culture grâce à un Steven Spielberg inspiré et un déluge d'effets-spéciaux très réussis. Le film est une véritable montagne russe ne faisant hélas qu'aborder trop rapidement des thèmes intéressants. Une vraie plongée nostalgique mélangée avec des technologies du futur. Malheureusement, à trop regarder dans le rétroviseur, le film ne réussit pas à dépasser le cadre d'un excellent divertissement.

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