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Critique du Roman : Espérer le soleil
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Critique du Roman : Espérer le soleil

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le samedi 17 mars 2018 à 0900

Espérer le soleil ou le post-apo le plus original du moment !

J 'aime les uchronies, cela permet à mon âme d'historienne de rêver à ces passés et futurs possibles. Dans Espérer le soleil, Nelly Chadour a imaginé que Staline en 1944 avait appuyé sur le bouton. La déferlante nucléaire a dévasté l'Europe, et la Grande-Bretagne, vestige de la civilisation encore debout, vit dans la nuit éternelle depuis. Et cette absence de soleil a des conséquences terribles : maladies,, contamination radioactive, lots de réfugiés, apparition de créatures étranges...

Londres, 1950. Les Rôdeurs sèment la terreur, ils sont du genre suceur de sang, et quoi de tel pour tuer contre un monstre qu'un autre monstre : c'est le job, contraint et forcé, de Vassilissa Prekrasnaïa, une chasseuse russe qui a eu le malheur de croiser la Baba Yaga. Elle y aura gagné l'immortalité et le goût du sang. Désormais, elle est sous la coupe des autorités britanniques et traque ses semblables sous les ordres d'un militaire imbuvable.

Ce jour-là, l'américain Arthur Smitty décide à tenter une nouvelle technique de photographie pour immortaliser la terrifiante chasseresse. C'est alors qu'il fait connaissance avec Gwen, une apprentie photographe de la haute société londonienne qui elle aussi prend des photos de l'événement. Car à la sortie de Vassilissa se couple la sortie d'un astre rêvé depuis une dizaine d'années, le soleil. Quelques rayons percent le voile de cendres pour la première fois depuis la catastrophe. Ce n'est évidemment pas une bonne nouvelle pour la vampire mais pour les humains qui vivent la scène c'est un miracle. Parmi les photos prises par Gwen, il y en a une du chef de la pègre local, ex-révolutionnaire, qui n'apprécie pas de se faire tirer le portrait. James Hawkins, le gangster, Smitty le photographe et Gwen la jeune femme riche vont ainsi se retrouver lier tout au long du roman.

Leurs destins s'entrecroisent autour d'une étrange affaire de disparition d'enfants. Des enfants des quartiers pauvres, les plus souvent indiens et dont la police ne se préoccupent que parce que le nombre d'enfants concernés devient conséquent. Satinder, une jeune fille sikhe qui n'a pas pu empêché la disparition de ses petits frères entrera elle-aussi dans la danse. Elle cédera aux adoratrices de Kali pour les sauver d'un Rãkshasa, une entité fantomatique aux yeux incandescents.

Dans ce monde voué à l'anéantissement, où l'espoir de revoir le soleil est à la fois le rêve le plus doux et la réalité la plus dangereuse, les personnages affronteront des mythes anciens et leurs propres démons. Gwen suite à des traumas anciens souffre d'anhédonie, elle ne ressent plus aucune émotion, James, lui, souffre de ses actes passés et s'enfonce dans des activités malhonnêtes...

La poursuite du Rãkshasa offrira aux personnages la possibilité de résoudre leurs conflits intérieurs.

Ce roman présente un univers post-apocalyptique surprenant, baigné dans les ténèbres et riches en créatures sortis des mythes et légendes. L'utilisation des mythes indiens est particulièrement réussie. Le premier chapitre qui introduit les mythes russes est très poétique, mêlant sentiment et violence, mais ces mythes sont sous exploités ensuite. Le personnage de Vassilissa Prekrasnaïa aurait mérité son propre roman ! Elle est plus intéressante que la romance centrale du livre qui au final est assez classique. La fragilité du personnage de Gwen toutefois est bien traitée et lui donne de la profondeur. Les personnages secondaires sont variés allant du frère malsain aux flics pourris et rendent l'univers crée par Nelly Chadour complexe et passionnant. On espère une suite... ou d'autres aventures dans ce Londres en souffrance.

Nelly Chadour qui a déjà sévi dans le Carnoplaste, est une auteure inventive et m'est avis qu'il faudra la suivre de près ! anoter la couverture à rabat très réussie qui prendra son sens après lecture du roman...

La conclusion de

Espérer le soleil est un roman original pour sa vision du post apo, agréable pour son écriture, surprenant par le choix des mythes qui y prennent vie, classique pour la romance qu'il développe. Une belle expérience de lecture, un univers qu'on a du mal à laisser derrière et dont on souhaiterait qu'il continue à se développer dans d'autres romans.

Que faut-il en retenir ?

  • Une uchronie post apocalyptique originale et prenante.
  • Des personnages émouvants et profonds.

Que faut-il oublier ?

  • L'aspect romance entre la jeune fille riche et le gangster un peu éculée.
  • Le mythe russe abordé et le personnage de vassilissa méritent plus de place et de profondeur.

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