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Critique du Roman : Majectic Murder
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Critique du Roman : Majectic Murder

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le jeudi 15 février 2018 à 1400

Etes-vous prêt pour le lever du rideau ?!

Les Editions Bragelonne se lancent depuis quelques temps dans le thriller, le roman qui fait frissonner le soir, parfois à la frontière du paranormal ou du surnaturel sans qu'on sache avant la fin du livre à quelle sauce on a été mangé. Armelle Carbonel a déjà contribué à ces publications avec l'excellent Criminal Loft. Dans ce roman, elle mêlait l'émission de télé réalité à Running man : des prisonniers enfermés dans un sanatorium étrange, filmé en permanence. Le public choisit celui ou celle qui en fin de semaine retournera dans le couloir de la mort et un seul pourra en sortir. Mais tout déraille quand les prisonniers meurent petit à petit tués sauvagement et qu'un fantôme de fillette semble hanter les lieux...

Fan de Stephen King, Armelle Carbonel est surnommée la Nécromancière et je la rapproche personnellement de Thomas Harris, le papa d'Hannibal Lecter, pour le raffinement des morts décrites dans ces romans. Dans Majectic Murder, elle se surpasse et nous plonge dans une atmosphère onirique cauchemardesque dès les premières pages. Nous faisons la connaissance de deux junkies : Fanny et Lillian, et la violence de leur univers est opposée à l'état de rêve permanent dans lequel elles évoluent. Leur vie dans ce squat de drogués est un calvaire sans nom, une prison à fuir.

Dans ce roman partagé en actes et en scènes comme une pièce de théâtre, un lieu est la clé de toute l'intrigue : un théâtre, ancien, délabré, le Majectic. L'histoire s'étoffe et prend vie dans ce lieu clos, étouffant et envoûtant. Lillian part avec Seamus, un jeune homme séduisant porteur d'espoir, dont elle s'est entiché, à une audition pour un rôle dans ce théâtre, bien décidée à se sortir de cette situation de déliquescence. Elle décroche alors le premier rôle, dans la biographie tragique d'une ancienne actrice suicidée : Au commencement était la mort. Titre effrayant pour une pièce vénéneuse. Une jeune et sublime comédienne, trahie et blessée par son époux, maltraitée, rejetée connaît un destin funeste. Cette tragédie transparaît derrière l'histoire de nos héros, perturbant leur relation.

Mais l'histoire est loin d'être aussi simple et au théâtre, on ne peut se fier aux apparences ! Lillian a abandonné Fanny, ne connaît pas vraiment Seamus et découvre une troupe de théâtre étrange aux méthodes singulières. Chaque personnage, y compris les personnages de la troupe ont une psychologie très travaillée et évoluent tout au long du roman. J'aimerais en dévoiler plus mais sachez que vous serez emporté, envoûté par le Majectic et que vous ne serez pas indemne en refermant ce livre. Je suis rarement, trop rarement surprise par une fin et là j'ai été renversée.

​« Il faut que je sois cruel, uniquement pour être humain. » William Shakespeare, Hamlet. La tragédie qui se déroule et sur la scène et dans les coulisses du Majectic est purement shakespearienne, engloutie par ce lieu mystique, imposant, très présent et pesant pour tous les protagonistes, le Royaume des Désœuvrés, tel que le surnomme le personnage principal de ce drame.

Au delà de l'histoire étrange de Lillian se trouve en parallèle une intrigue policière, pourtant c'est bien la mise en place surréaliste de cette pièce de théâtre et les interactions psychologiques de ces personnages fantasques ou effrayants qui font le sel du livre. Il s'agit avant tout d'un huis-clos dont, comme pour Criminal Loft, il faudra sortir vivant.

​Ce superbe roman laisse volontairement le lecteur dans un cartain flou onirique, dans une ambiance étrange qui peut déranger certains lecteurs. Accepter de vous laisser porter, vous ne le regretterez pas. attention également aux textes qui couvrent la quatrième de couverture : ils en dévoilent beaucoup et on ne lit pas de la même façon ce roman si l'on a lu ces textes.

La conclusion de

Armelle carbonel sait jouer avec l'atmosphère d'un roman : onirique, tragique, envoûtant, vénéneux, violent. A la fois intimiste et public, nous sommes au théâtre, ce roman est somptueux, esthétique et cruel, en un mot shakespearien. La nécromancière maitrise aussi la psychologie des personnages et nous plonge dans leurs têtes et au plus profond de leurs âmes. Alors allez vous-aussi assister à la représentation unique et exceptionnel d'Au commencement était la mort !

Que faut-il en retenir ?

  • Uné écriture envoûtante et vénéneuse
  • Une fin qui bouleverse notre compréhension de l'histoire
  • Des personnages aux psychologies complexes
  • Un lieu charismatique, le vieux théâtre

Que faut-il oublier ?

  • Une quatrième de couverture qui en dévoile trop
  • Un lecteur laissé volontairement dans un certain flou, il faut accepter de se laisser porter
  • Une intrigue policière très secondaire

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