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Critique du Roman : Les manteaux de gloire
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Critique du Roman : Les manteaux de gloire

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le jeudi 9 novembre 2017 à 18:00

Des manteaux et des épées !

Ce premier roman de Sébastien de Castell est une œuvre de cape et d'épée teintée d'un peu de magie. De la low fantasy à la sauce trois mousquetaires dans un monde féodal cruel du début de la Renaissance. Une carte au début du roman permet de se situer lors du parcours des héros. L'auteur a fait des études d'archéologie et on sent au travers de ses descriptions, qui restent brèves, une crédibilité sur l'époque choisie. Pas d'anachronisme qui ferait sortir de l'histoire et une description des aspects magiques du monde tout en subtilité.

Les manteaux de gloire étaient le bras armé du roi, les exécuteurs de sa justice, ses policiers et ses bourreaux mais aussi ses gardes du corps. Étaient, oui, car le roi est mort il y a cinq années, assassiné, et désormais les manteaux de gloire désavoués ne sont plus que des caches-misères, des Trattaris, des gens maudits et rejetés par tous. Falcio val Mond est le premier cantor des manteaux de gloire. Accompagné de deux compagnons, Kest le bretteur impétueux et Brasti l'archer séducteur, il tente de survivre dans ce monde qui les rejette et les craint. Leur dernière mission, confiée à sa mort par la roi est confuse : ils doivent retrouver les Charoïtes, dispersées dans le pays mais ne savent pas ce dont le roi parlait. Ces anciens magistrats itinérants sont encore marqués par les valeurs qu'ils défendaient et gardent un côté paladin dès que des innocents sont attaqués. Alors même que la question de la survie se pose presque à chaque page du livre, Falcio et ses camarades risqueront leur vie pour d'autres personnes, ces mêmes personnes qui leur crachent désormais à la figure.

Cet univers est cruel, les vilains de l'histoire particulièrement odieux, au point d'en être parfois ridicules pour certains et réellement haïssables pour d'autres. Le personnage principal lui est brisé, et probablement trop idéaliste. Je n'entrerai pas dans les détails de l'histoire pour vous laisser le plaisir de la découvrir.

Le roman commence in media res par l'assassinat de l'employeur des trois compères, puis le rythme ne faiblit pas. On reprend son souffle régulièrement grâce à des flash-backs qui nous permettent de comprendre le parcours de Falcio, la cruauté des Ducs qui dirigent de façon inique le pays depuis le décès tragique du roi. Dans une première partie, les combats à l'épée s’enchaînent et montrent la virtuosité de l'auteur à les décrire de façon vivante et imagée : le lecteur a l'impression d'assister à ces passe d'armes. Et on découvre peu à peu la spécificité de ces manteaux qui n'ont rien à envier aux armures. Puis l'intrigue s'épaissit autour de personnages féminins, dont une femme ignoble et une gamine attachante. L'histoire se poursuit à un rythme endiablé avec un passage à la American Nightmare dans une cité devenue folle. A l'approche de la fin du roman arrive un deus ex machina facile qui m'a un peu gênée, mais qui ne gâche pas le plaisir de la lecture. S'enchaînent alors des révélations à la pelle : c'est mal dosé, très intéressant mais trop d'informations sont données en trop peu de temps. Le plus grand secret est, de plus, celui que le lecteur a pu deviner depuis quelques chapitres déjà. La fin est ouverte et peut laisser présager des suites.

La narration à la première personne est très immersive. En effet, on suit surtout Falcio, le chef de ces "Trois Mousquetaires. Les dialogues sont efficaces, certaines scènes d'introspection m'ont rappelé Fitzchevalerie dans L'Assassin Royal, Falcio se posant également beaucoup de questions sur ses capacités, son devoir et sa culpabilité. Des chapitres de flash-backs coupent l'action, avec une sensation de cliffhanger, tout en épaississant l'intrigue et le monde dans lequel évolue le héros. Ce monde est dur, Falcio voit régulièrement ses espoirs réduits à néant pour rebondir ensuite.

Ainsi, ce roman pose des questions sur ce qu'est être un monstre, sur les valeurs que l'on est prêt à défendre, sur la vie du peuple dans la société féodale et, avec grand panache, nous offre une aventure palpitante.

77

Un premier roman dynamique, plein de panache, et dont les quelques défauts n'altèrent pas le plaisir de lire et l'envie d'en savoir plus sur cet univers. La cohérence historique de l'époque de la Renaissance et l'excellente description des combats d'escrime montrent le travail de recherche d'un auteur qu'il faudra suivre. Si vous aimez les capes, enfin les manteaux, et les épées, ouvrez vite ce livre pour découvrir ce que sont vraiment les manteaux de gloire.

Critique de publiée le 9 novembre 2017.

Que faut-il en retenir ?

  • De bons méchants qu'on adore détester !
  • Des scènes de combat à l'épée endiablées.
  • De la low fantasy où la magie est utilisée avec parcimonie et pertinence.

Que faut-il oublier ?

  • Un deus ex machina malvenu,
  • Une dernière partie trop riche en révélations.
  • Une intrigue assez classique.

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