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Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil : The Umbrella Chronicles
Resident Evil : The Umbrella Chronicles >

Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil : The Umbrella Chronicles

Avis critique rédigé par Bastien L. le mardi 25 juillet 2017 à 10:00

You can't stand under this Umbrella...

Testé sur Wii avec la Wiimote.

La série Resident Evil se divise grosso modo en trois type de jeu : le survival-horror qui a fait sa gloire à ses débuts, puis le TPS intronisé par Resident Evil 4 et enfin les jeux de tir dont The Umbrella Chronicles fait partie.

Cette troisième catégorie de titres fut chronologiquement la seconde, avec la sortie de Resident Evil Survivor sur PSX en 2000. Ce titre prit ses distances avec le gameplay survival-horror des premiers épisodes de la saga pour en faire un jeu de tir sur rail se jouant à la première personne. Concrètement le rail shooter vous fait contrôler un curseur que vous devez déplacer sur les ennemis à l'écran afin de les shooter. Capcom surfe donc sur la vague de succès arcade et console d'éditeurs concurrents (avec des licences telles que Time Crisis, House of the Dead ou Virtua Cop). Avant cet épisode, le dernier jeu du genre, Resident Evil : Dead Aim, avait été plutôt bien accueilli avec son mélange de gameplay 1ère et 3ème personne, alors que les premiers épisodes avaient la réputation d'être ratés. Le titre était l'œuvre du studio nippon Cave, que Capcom rappelle ici pour collaborer sur cet épisode qui tente de résumer la longe descente aux enfers de la multinationale pharmaceutique Umbrella.

Le jeu assume à fond son côté fan service puisqu'il nous propose de revivre les moments phares des premiers épisodes de la série, le tout conté par Albert Wesker. On traverse ainsi les décors de Resident Evil 0Resident Evil (version rebirth) et Resident Evil 3 avec les personnages d'origines de chaque épisode. On découvre également un chapitre inédit se passant en Russie. Wesker en profite donc pour résumer les cauchemars vécus par les héros de la saga.

Ce concept prometteur pour les fans s'avère finalement très bancal. Les épisodes cités plus haut sont résumés trop rapidement, et on ne s'intéresse qu'aux grandes lignes de récit. Même si on ne peut pas dire que la saga Resident Evil soit connue pour ses scénarios exceptionnels, il faut quand même avoir déjà joué les ces épisodes revisités pour apprécier complètement le jeu. L'intérêt est ainsi de reconnaître les lieux qu'on a largement parcouru la peur au ventre avec cette fois-ci un sentiment de puissance bien assumé. On regrette surtout que le dernier chapitre en Russie ne soit pas vraiment passionnant et se résume en une attaque de locaux d'Umbrella par les STARS, menés par Chris Redfield et Jill Valentine dans une ambiance qui n'est pas sans rappeler le premier film Resident Evil. Il est également  dommage que les passages de Resident Evil 2 ou de Code : Veronica soient absent, ainsi que les personnages de Leon S. Kennedy et Claire Redfield.

Les fans pouvaient voir un véritable intérêt à ce jeu dans les scénarios parallèles proposant de vivre les anciens épisodes d'un autre point de vue, notamment celui de Wesker qui fait le lien entre Resident Evil 0 et Resident Evil (ou savoir comment il s'échappe du laboratoire après sa mort simulée lors du premier épisode). De même, on peut aussi connaître le parcours de Rebecca Chambers entre les mêmes épisodes. Malheureusement, si ces points de vue différents sont une bonne idée, on se contente de parcourir les mêmes décors que l'aventure principale, avec en plus les ressentis des personnages à voix haute. Cela n'apporte pas grand-chose, si ce n'est peut-être d'incarner ces personnages (certains étant à débloquer). Pour ce qui est de l'aspect technique, il faut évidemment rappeler que nous sommes sur Wii, donc les décors en 3D temps réels sont assez moyens par rapport à ce que les consoles 128-bits peuvent proposer (d'autant plus que les épisodes issus de la GameCube sont bien plus beaux à parcourir dans leur version originale).

Malré tout, cela reste par moment un véritable plaisir de pouvoir parcourir ces fameux décors et de les redécouvrir d'une autre manière (notamment les passages dans Raccoon City en plene épidémie zombie). Pour ceux n'ayant fait que Resident Evil 3 sur PSX, voir les rues de la ville ou le commissariat avec de meilleurs graphismes est appréciable. Les développeurs ont quand même concoctés quelques cinématiques sympathiques n'utilisant pas le moteur du jeu, et les décors ont au moins le mérite d'être assez interactif puisqu'on doit en détruire le plus possible afin de récupérer des armes, munitions, grenades, soins mais aussi des fichiers d'Umbrella qu'on peut lire après chaque partie et qui nous en apprennent un peu plus sur la mythologie de la série.

Mais ce qui importe le plus, c'est évidemment les ennemis qui sont souvent assez nombreux à l'écran et plutôt variés : zombies (différentes skins et différents types), mais aussi les animaux transformés par le virus (araignées, chiens, singes...) ainsi que créatures mythiques de la saga (comme les hunters ou les lickers). Si le bestiaire est fourni, on regrette néanmoins un véritable manque de variété dans les animations des ennemis, ainsi que leurs apparences toujours similaires. Le plus intéressant reste quand même les boss qui permettent des combats plus dantesques que dans les épisodes originaux, avec des ennemis bien mieux animés qui peuvent nous attaquer de différentes façons (à l'image du serpent dans le manoir du premier épisode).

Si le travail sonore est assez correct, la musique est un des gros points noirs du titre. Elle est bien trop souvent hors de propos avec des compositions trop rythmées proche de la techno... Pas vraiment ce qu'on veut entendre dans du Resident Evil. Enfin la mise en scène ne pose pas problème et reste correcte pour un rail shooter, même si le titre tente souvent de nous surprendre et de nous faire peur sans jamais y parvenir. On s'attend forcément à ce que des créatures apparaissent à l'écran et surtout on veut qu'elles apparaissent, sans ça ce type de jeu n'a pas d'intérêt...

Concrètement les épisodes sont divisés en plusieurs parties. Prenons l'exemple du premier chapitre, Resident Evil 0 : une division en trois niveaux : le train, le centre d'entraînement et le laboratoire/complexe industriel. Les niveaux durent à peu près 15 minutes et disposent d'un checkpoint au milieu. On ne contrôle donc que le viseur en pointant notre wiimote sur la TV, tirant en appuyant sur B. Le bouton A sert à ramasser et à utiliser les objets. Le nunchuck a son utilité puisqu'on peut légèrement tourner la caméra avec le stick. Le bouton C permet quant à lui de changer d'arme. Les nombreuses armes du jeu peuvent s'améliorer en gagnant des étoiles liées à votre note en fin de niveau.

L'aspect scoring de ce type de production est donc respecté avec plusieurs critères paramétrant votre note globale. Le jeu n'est pas compliqué à terminer (un mode facile existe), mais il l'est plus à maîtriser. On peste par ailleurs souvent contre un système de QTE implanté au titre qui gonfle assez vite. Tout débloquer en rang S demande de la patience et de la connaissance des niveaux pour améliorer les armes proposées (mitraillettes, fusils, lances-grenades, lances-roquettes...) et bien savoir cibler ses ennemis (chacun ayant un point faible, souvent la tête évidemment). Sinon le jeu se termine entre 5 et 7 heures, ce qui est raisonnable pour le genre et peut se jouer à deux de manière assez fun. Néanmoins le caractère très répétitif du rail shooter peut être un frein pour beaucoup.

Au final on s'interroge quand même sur cet étrange projet. Les fans de Resident Evil ne sont pas à priori des fans de rail shooter, et les fans du genre ont d'autres titres ayant une meilleure réputation pour s'amuser.

Que faut-il en retenir ?

  • Revivre les plus grands épisodes de la saga
  • Un rail shooter correct
  • Très fun à deux

Que faut-il oublier ?

  • La technique
  • Les ajouts scénaristiques sont dispensables
  • La musique
58

Ces Chroniques d'Umbrella arrivent à accumuler un bon nombre de bonnes idées, mais la recette ne prend pas tout à fait. L'aspect fan service fonctionne plutôt bien, mais il a ses limites tant on a l'impression d'un véritable recyclage (monnaie courante chez Capcom). La jouabilité s'en sort plutôt bien, mais manque cruellement de profondeur pour vraiment passionner. Certes on s'amuse, surtout contre les Boss, mais on oublie rapidement le titre après l'avoir terminé.

Critique de publiée le 25 juillet 2017.

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