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Critique du Film : Wonder Woman
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Critique du Film : Wonder Woman

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 16 juin 2017 à 07:33

Une Amazone dans les tranchées

Dire que le DC Extended Universe a été fraîchement accueillie est un euphémisme tant les critiques comme le public semblent avoir été déçus (malgré des films plus que rentables) depuis la sortie de Man of Steel en 2014 suivi par Batman v Superman : L'aube de la Justice et Suicide Squad en 2016. Warner et DC Comics placent aujourd'hui donc tous leurs espoirs sur la plus célèbre des Amazones : Wonder Woman.

Pour les néophytes, rappelons que le film adapte un personnage de comics extrêmement populaire de l'éditeur DC Comics (poids lourd de l'industrie aux côtés de Marvel), créé par William Moulton Marston en 1941 et qui a traversé les époques jusqu'à aujourd'hui. Le personnage est devenu une icône, une des super-héroïnes les plus connues, dotée d'un statut parfois vu comme paradoxal car sexe-symbol d'une part et figure féministe de l'autre... Un personnage populaire, dont la carrière se place juste derrière Superman et Batman, qui a déjà été adapté en dessins-animés et films d'animations, mais surtout en série télé live en 1975 avec Linda Carter dans le rôle titre.

Un film consacré au personnage fut envisagé ensuite dès le milieu des années 1990, pendant lesquelles scénaristes, producteurs, réalisateurs et actrices se sont succédés en vain, n'aboutissant finalement qu'à un pilote de série en 2011 qui ne fut pas confirmé. Il faudra attendre le succès insolent de Marvel/Disney et son Cinematic Universe pour que Warner/DC réplique avec la mise en chantier d'une série de films connectés mettant en scène ses plus célèbres héros, cela permettant à Wonder Woman d'avoir enfin son propre film après son apparition remarquée dans Batman v Superman.

Zack Snyder (ici scénariste et producteur) avait choisi l'actrice israélienne Gal Gadot pour incarner la célèbre Amazone. Celle-ci rempile logiquement, dirigée cette fois par la réalisatrice Patty Jenkins (surtout connue pour son film Monster avec Charlize Theron). La réalisatrice dispose d'un budget confortable de 150 millions de dollars, de l'expertise des l'équipe de production des films précédents et d'un casting solide (Chris Pine, Robin Wright, David Thewlis...) afin de raconter la genèse de Wonder Woman/Diana Prince.

Le film se déroule en pleine Première Guerre mondiale, durant l'année 1918, alors que Diana (Gal Gadot) n'est qu'une jeune amazone alors retranchée sur une île invisible aux yeux de l'humanité. Cette société de femmes guerrières est en effet en retrait depuis des millénaires, après une guerre entre les dieux de l'Olympe. Les Amazones sont gouvernées par la Reine Hippolyte (Connie Nielsen), dont la fille, Diana, est formée au combat par la générale Antiope (Robin Wright). Mais la guerre vient rattraper ce peuple quand l'espion anglais Steve Trevor (Chris Pine) se crashe au large de leur île, poursuivi par des troupes allemandes qui attaquent les Amazones. Diana prend ainsi conscience d'un monde extérieur en proie à la destruction. Elle décide donc d'accompagner Steve Trevor dans sa lutte contre le général allemand Ludendorff (Danny Huston), militaire bien décidé à créer une arme chimique ultime à l'aide de Isabel Maru (Elena Anaya). Diana Prince intervient ainsi alors que les deux camps tentent de signer l'armistice, et doit opérer avec Trevor et une petite équipe sous la supervision du politicien Patrick Morgan (David Thewlis) de manière plus qu'officieuse.

Autant le dire rapidement, le film est une réussite grâce, notamment, à un scénario très efficace. Sa structure assez simple lui permet d'avoir une narration fluide, sans jamais embarrasser le spectateur avec une multiplication de personnages inutiles et de situations narratives trop abracadabrantesques (une simplicité dans l'écriture salutaire après les problèmes criant des scénarios des autres films du DC Extended Universe, Suicide Squad en tête). Même s'il s'avère extrêmement classique et n'évite pas quelques longueurs et de certains clichés, il contient toutefois quelques sursauts de qualités, à l'image de cette fin douce-amère.

Le film se concentre admirablement sur la naissance d'une héroïne dans un véritable film de super-héros, apportant ainsi son lot d'action évidemment, mais également d'aventure historique avec un léger zeste de comédie qui fonctionne assez bien. L'humour est efficace grâce à une ficelle classique du comique de situation : un étranger confronté à une civilisation complètement différente (que cela soit Steve Price chez les Amazones ou, surtout, Diana Prince à Londres). Mais le film réussit également à s'avérer poignant par moments, quand il se concentre sur les affres et conséquences de cette sale guerre des tranchées ou sur la noirceur de l'âme humaine. C'est un des thèmes les plus traités du film aux côtés de la tolérance, l'amitié, la bonté, l'amour et la perte de l'innocence (assez éculés, certes, mais traités correctement). 

Le véritable point fort du film est évidemment ce contexte de Première Guerre mondiale, qui est traité avec respect sans jamais avoir la volonté (encore heureux) de proposer un véritable film d'époque (pour autant,  l'utilisation du véritable général allemand Ludendorff et le contexte de la préparation de l'armistice est vraiment bien trouvé). Pour le reste, il est assez jouissif de voir des Amazones affronter des soldats allemands, et évidemment voir Wonder Woman participer à la guerre des tranchées. Cela permet d'offrir à l'héroïne des scènes d'anthologie riches en action, assez spectaculaire (à se demander qui de Patty Jenkins ou de Zack Snyder est à créditer tant l'influence de ce dernier est palpable, notamment dans l'usage des ralentis et d'une photographie aux couleurs saturées).

Les fans de blockbuster en auront également pour leur argent grâce à une production d'excellente qualité, que cela soit dans la reconstitution d'un Londres du siècle dernier, de la magnifique île des Amazones ou, évidemment, les différents lieux d'affrontement et autres bases militaires. Les costumes nous plongent parfaitement dans cette période trouble, tout en mettant évidemment bien en avant les formes de la belle Gal Gadot. Les effets spéciaux sont aussi de grande qualité, apportant une véritable plus value au film qui dispose vraiment de moyens conséquents afin de rendre justice à la maestria des combats proposés. On pourra peut-être tiquer sur les acrobaties très exagérées des Amazones dont on détecte trop facilement le CGI par moments...

Patty Jenkins a donc pu s'appuyer sur cette production de grande qualité, offrant ainsi une mise en scène propre se montrant très à l'aise dans les scènes de dialogues (qu'ils soient dramatiques ou comiques) et insufflant une réelle empathie pour le duo Diana/Steve tout en mettant en valeur les nombreux personnages secondaires du film. La réalisatrice semble peut-être trop coller au style de Zack Snyder lors des scènes d'action, qui bénéficient néanmoins d'une mise en scène propre rendant les affrontements toujours lisibles. Il faut quand même avouer que cette mise en scène est parfois impersonnelle (donc assez classique pour le genre) et souffre de quelques clichés et ficelles un peu éculées.

Véritable satisfaction de Batman v Superman, Gal Gadot (la série Fast & Furious...) reprend ainsi son rôle de Wonder Woman avec efficacité, donnant au personnage ce qu'il faut de charme, de froideur et de combativité. A ses côtés, Chris Pine (Star TrekInto the woods...) est un pendant masculin très efficace. On apprécie également les partitions de Connie Nielsen (Mission to Mars, Gladiator...) et de Robin Wright (Princess Bride, Forrest Gump...) en fières amazones montrant la voie à une jeune Diana. Du côté des méchants, Danny Huston (Wolverine, American Horror Story...) est fidèle à lui-même en méchant général tandis que Elena Anaya (Van Helsing, La piel que habito...) est intéressante avec sa folie contenue. On retrouve aussi les toujours efficaces David Thewlis (le Remus Lupin de la saga Harry Potter) et le Frenchy Saïd Taghmaoui (La Haine, Lost...).

74

Wonder Woman est un blockbuster vraiment efficace, mené tambour battant par une guerrière attachante dans une production de grande qualité. L'ensemble s'avère donc très sympathique en offrant son lot d'action, d'aventure, de comédie et de drame, utilisant bien le contexte de la Première Guerre Mondiale. Cette aventure menée par Patty Jenkins (efficace sans plus) et Gal Gadot permet au DC Extended Universe de relever la tête et d'offrir, à mon humble avis, son meilleur film depuis Man of Steel.

Critique de publiée le 16 juin 2017.

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