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Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil : Code : Veronica X
Resident Evil : Code : Veronica X >

Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil : Code : Veronica X

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 20 avril 2017 à 12:22

Recherche Chris désespérément

Testé sur PS2

Après trois excellents titres sur la première PlayStation, la saga Resident Evil propose en 2000 son premier épisode sur la nouvelle génération de consoles 128-bits, un premier cap générationnel réussi pour une licence alors mythique.

Sortis entre 1996 et 1999, les trois premiers Resident Evil furent des succès critiques et commerciaux, donc une nouvelle poule aux oeufs d'or pour Capcom. La firme japonaise décida, pendant le développement du troisième volet, de préparer un épisode sur la prochaine Dreamcast de Sega, alors la plus puissante console du marché. Le projet est alors confié au tout nouveau studio interne Capcom Production 4, avec à sa tête le créateur de la saga Shinji Mikami. Ce dernier officie en tant que producteur sur le titre qui est conçu par des habitués de la série. Resident Evil : Code : Veronica sort d'abord sur Dreamcast, mais est rapidement porté sur la jeune PS2 dans une version dite complète au Japon (affublée de la lettre X chez nous) qui comprend quelques améliorations techniques, mais surtout des cinématiques en plus pour donner plus d'épaisseur au scénario. Le titre connu aussi des portages sur GameCube, Wii et une version HD sur Xbox 360 et PS3.

Bien qu'il ne soit pas numéroté, cet épisode fait partie intégrante de la série de part son gameplay survival-horror assez classique, mais surtout son scénario reprenant les personnages principaux de la saga. Vous incarnez ainsi Claire Redfield, héroïne du second opus, partie à la recherche de son frère Chris porté disparu depuis les événements du premier épisode (dont il était le héros). Malheureusement, Claire est capturée par Umbrella Corporation, société à l'origine des épidémies zombies relatées dans les jeux. Pour avoir été trop insistante en cherchant son frère dans les différentes installations de l'entreprise, Claire est conduite dans la prison secrète d'Umbrella sur une île dirigée par une main de fer par la famille Ashford. Comme un malheur n'arrive jamais seul, l'île subit une attaque submergeant les défenses de la prison et le virus-T se propage créant une nouvelle épidémie de zombies. Claire va devoir en apprendre un peu plus sur la situation tout en trouvant une solution pour s'échapper de ce cauchemar.

La belle ne sera pas seule dans cette tâche puisqu'elle sera plus ou moins aidée par l'impétueux Steve Burnside, lui aussi emprisonné pour d'obscures raisons. Dans cette évasion périlleuse, Claire va enfin en apprendre plus sur Umbrella et surtout la famille à l'origine de la société : les Ashford.  Le scénario est toujours aussi nanardesque à souhait : les rencontres improbables, les transformations gores de personnages, des retournements de situation à foison et des méchants hystériques ponctuant leurs dialogues par des rires diaboliques... Mentions spéciales aux doublages anglais assez risibles qui donnent néanmoins un certain charme à l'ensemble. On se plonge avec intérêt dans cette série Z qui a le mérite d'être plus développée que les épisodes précédents notamment en ce qui concerne la famille Ashford dont les révélations la concernant font quand même leur petit effet. Mais c'est bien plus par le gameplay qu'on s'attache aux héros...

De ce scénario savoureux on retient surtout les superbes cinématiques en images de synthèse réalisées par Capcom, qui complètent parfaitement celles faîtes avec le moteur du jeu. Ces cinématiques sont aussi sublimes que dynamiques, à l'instar de celle d'introduction qui laissa pas mal de joueurs la bave aux lèvres à l'époque. Ce n'est pas la seule évolution technique puisque les environnements sont en 3D temps réel (pour la première fois de la série). Pour un jeu de 2001, le titre est sublime avec des décors aussi travaillés que variés. Des manoirs richement décorés aux laboratoires scientifiques high-tech en passant par des extérieurs lugubres ou une base enneigée ; les décors fourmillent de détails qui aident encore une fois à rendre l'ambiance inquiétante et oppressante. On peut aussi saluer les efforts fait sur le character design et le monster design avec des zombies variés et des créatures bien réalisées que se soit celles rencontrées au détour d'un couloir ou les nombreux boss...

Mais là où Capcom impressionne c'est dans sa volonté de mettre en scène la peur, la votre de préférence. Les ficelles sont par ailleurs les mêmes que dans les Resident Evil précédents, mais l'amélioration technique joue plus en faveur des développeurs. Les décors font moins figés et les monstres ont l'air plus crédibles. Les angles de vue imposés des caméra contribuent toujours autant à jouer sur notre peur des ennemis souvent situés hors-champ mais qu'on entend distinctement sans pouvoir évaluer leur localisation. Quelques surprises scriptées fonctionnent d'ailleurs toujours autant. Les développeurs savent mélanger habilement les jump scares tout comme la peur née d'une ambiance malsaine ou de l'inconnu se trouvant derrière une porte. Les passages entre plusieurs pièces se font toujours avec des temps de chargement camouflés par l'image de la porte qui s'ouvre, sauf que cette-fois, cette ouverture peut devenir stressante par une lenteur, le bruit d'un battement de cœur stressé et des vibrations envoyés à la manette. A ce titre l'ambiance sonore est toujours aussi réussie, entre nos bruits de pas perturbant le silence d'un lieu inquiétant, le grognement des zombies et autres sons inquiétants. La musique accompagne l'action en s'accélérant ou étant calme pour signifier un moment de répit. Malgré tout les compositions sont peu marquantes.

Si la mise en scène tient la route, qu'en est-il du gameplay ? Là encore, Capcom reste sur ses acquis avec une jouabilité assez peu différente de celle des épisodes PSX. La raideur et la relative fragilité de l'héroïne aident beaucoup à instiller la peur chez le joueur. Les habitués de la série ne seront donc pas perdu et retrouveront les spécificités de Resident Evil : les machines à écrire avec les rubans encreur limités pour sauvegarder, les différents aller-retours pour résoudre les puzzle du jeux ou le fait de devoir s'arrêter pour tirer sur les ennemis. Un mélange de possibilités et de contraintes qui fonctionne encore une fois. Les parcours parfois très longs à effectuer jouent beaucoup sur le stress que l'on peut ressentir mais la réussite est bien plus gratifiante. Alors on peut toujours critiquer les puzzles parfois forcés et sans grande logique, mais ils sont nécessaire à l'ambiance globale du jeu. Si on peut toujours parler de survival-horror, le jeu n'oublie pas l'action puisqu'on est souvent obliger de se défaire des différents ennemis. On aura le droit aux habituels couteaux et pistolets, mais aussi un lance-grenades, une arbalète et l'efficace fusil à pompe. Sans oublier l'utilisation des bonnes munitions limités pour chaque arme.

Code : Veronica X érige la patience des joueurs en véritable vertu tant il faut redoubler d'efforts. Sans être insurmontable au commun des gamers, le titre de Capcom n'en est pas moins exigeant et difficile. Il faut accepter de faire fausse route, de faire demi-tour par manque de place dans l'inventaire ou parce qu'on est trop blessé. Un joueur trop aventureux peut être amené à recommencer la partie depuis le début... Mais les fans pourront toujours s'amuser à dresser leurs propres trajets, optimiser leurs parcours et s'imposer des contraintes... Le jeu est aussi plus long que les précédents puisque cette épopée vous prendra près de quinze heures de jeu, plus ou moins selon votre niveau de jugeote et votre capacité à bien jouer.

​Le jeu comporte quand même quelques défauts dont un particulier qui a déjà du vous sauter aux yeux : le manque de nouveauté voire d’originalité du titre par rapport aux épisodes 1,2,3. Capcom nous ressert plus ou moins le même plat mais l'amélioration technique fait facilement passer la pilule comme le fait que les environnements soient plus orignaux que le retour effectué à Raccoon City dans le troisième épisode. On peut aussi pester contre la légendaire rigidité des personnages jouables et le manque de finesse des combats contre les boss.

80

Resident Evil Code Veronica X est une incontestable réussite. Capcom fait entrer sa saga dans l'ère 128-bits avec brio. Le cap technique attendu impressionne et l'ambiance propre à la série fonctionne toujours aussi parfaitement. La jouabilité exigeante mais aussi permissive permettra aux gamers de se frotter à un vrai challenge. On peut toujours regretter le manque d'originalité globale du titre dont certaines mécaniques auraient pu être repensées. Il faudra attendre Resident Evil 4 pour révolutionner la saga.

Critique de publiée le 20 avril 2017.

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