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Critique du Film : Kong: Skull Island
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Critique du Film : Kong: Skull Island

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 1 avril 2017 à 12:00

Gare au gorille !

Le titre de monstre géant le plus emblématique du cinéma se joue entre deux sérieux concurrents, le Japonais Godzilla d'un côté et l'Américain King Kong de l'autre. Un combat dantesque à distance qui va devenir une réalité sur pellicule dans quelques années. En attendant, le gorille géant revient après plus de dix ans d’absence et la sortie de Kong: Skull Island sur nos écrans en ce mois de mars 2017.

Le succès insolent du Marvel Cinematic Universe a donné des idées à beaucoup de grands studios américains dont Warner Bros. et Legendary Pictures respectivement distributeur et producteur de ce King Kong mais aussi du Godzilla de 2014. Il n'en faut pas plus pour que les deux films deviennent des éléments d'un nouveau MonsterVerse qui verra s'affronter ses vedettes vers 2020 après un second épisode de Godzilla en 2019... Une projection un peu folle qui se base donc sur une nouvelle version de King Kong après un le mythique film initial de 1933 de Merian C. Cooper et Edgar Wallace (aidés par Willis O'Brien pour l'animation du gorille), l'honnête version de 1976 et l'excellent hommage de Peter Jackson en 2005. Des prédécesseurs (ainsi que quelques suites et des versions nippones) grandioses qui durent peser sur les épaules du jeune Jordan Vogt-Roberts choisi dès 2014 pour prendre en charge le film. L'Américain est alors connu pour la comédie dramatique The King of Summer (2013) assez confidentielle et des travaux à la télévision surtout dans le genre comique. Pas le candidat le plus apte à première vue mais pourquoi pas... Il est aidé dans sa tâche par les scénaristes John Gatins (Real Steel, Need for Speed...) chargé de la structure globale avec l'aide de trois autres collègues dont Max Borenstein chargé de tisser des liens avec Godzilla dont il est le principal artisan. Doté d'un casting solide (Tom Hiddleston, Alison Brie, Samuel L. Jackson, John Goodman, John C. Reilly...), le film est une production ambitieuse à près de 200 millions de dollars histoire de rendre ce blockbuster aussi grandiose que son intérêt principal.

Le film se déroule en 1973 au lendemain de la fin de la guerre du Vietnam. Le scientifique Bill Randa (John Goodman) réussit à persuader l'administration américaine de lancer une expédition scientifique sur une île inexplorée. L'expédition part donc sur cette île accompagnée d'une escorte militaire menée par le colonel Packard (Samuel L. Jackson) commandant un escadron d'hélicoptères. En plus des scientifiques et des soldats, l'expédition embarque comme guide un ex-militaire britannique James Conrad (Tom Hiddleston), spécialisé dans les missions sur des lieux tropicaux, et la photographe dénonçant les atrocités de la guerre Mason Weaver (Brie Larson). Après une préparation et une approche en bateau, l'expédition trouve un chemin vers l'île entourée de tempêtes incroyables. Sur place, les relevés topographiques un peu musclées attirent vite les foudres d'un singe géant qui décime les rangs de l'expédition en dispersant les survivants. Ces dernièrs vont devoir rejoindre le lieu prévu pour l'extraction par tous les moyens possibles sachant que ce singe géant est loin d'être la seule menace sur l'île. D'autant plus que Packard y voit un ennemi à abattre à tout prix alors que Conrad et Weaver commencent à comprendre leur erreur en étant venu sur cette île...

L'excellente idée de Jordan Vogt-Roberts et des scénaristes est d'avoir fait de Kong: Skull Island un véritable film de guerre, ambiance Vietnam, mélangé à un film d'aventure fantastique. La collusion entre une armée tentant de survivre dans la jungle et la force brute de King Kong fonctionne à merveille. Le film embrasse ainsi sans complexe son côté grand spectacle pour offrir un rythme assez bien maîtrisé entre des phases de respiration/compréhension pour les personnages et des séquences mouvementées face à de nombreuses créatures. Alors certes, le scénario globale du film est assez basique avec des archétypes comme un déroulement assez couru d'avance mais l'intérêt est finalement ailleurs. Les personnages ont le mérite d'exister et on s'attache rapidement à eux tout en pariant sur leur espérance de vie. On assiste donc à une très plaisante fuite en avant des protagonistes qui doivent survivre face à une faune assez belliqueuse. On apprécie aussi que les pauses oit rarement vides de sens permettant au film de nous raconter son histoire et au personnage de prendre un semblant d'épaisseur. Alors ces phases sont souvent maladroites et l'humour développé dans la première partie tombe souvent à plat. Néanmoins l'ensemble est suffisamment maîtrisé pour qu'on passe un bon moment.

Le film a donc l'intelligence de proposer une véritable relecture du mythe King Kong et de ne pas proposer un nouveau remake à l'image des versions de 1976 et de 2005. Le réalisateur et la production annonçaient d'ailleurs la couleur, il s'agissait d'un croisement entre Apocalypse Now et le King Kong de 1933. Un mélange des genres surprenant mais qui saute finalement aux yeux même si le réalisateur insiste aussi sur l'influence de la culture populaire nippone dans son métrage. Alors on reste quand même très éloigné de la profondeur d'un Apocalypse Now mais on garde bien cette ambiance 60-70's propre à la guerre du Vietnam notamment grâce à l'excellente musique rock qui passe tout au long du film. Vogt-Roberts a ainsi bien révisé ses classiques en nous proposant de nombreux plans d'hélicoptères sur fond de soleil bien rouge, le singe géant en plus... Cela démontre que la direction artistique est très efficace avec une île du Crane qui respecte ses aînées avec ses jungles luxuriantes, ses peuplades indigènes et surtout ses animaux géants. Le bestiaire est un plaisir à découvrir avec des créatures paisibles comme dangereuses comme les principaux ennemis de Kong au design aussi original que surprenant. Tout concorde ainsi à offrir aux spectateurs un magnifique spectacle riche en action et morts assez douloureuses... Un film qui base sa communication sur un gorille géant qui lance des palmiers sur des hélicoptères annonçait clairement la couleur et ne déçoit pas à ce niveau là. On reste néanmoins plus sceptique face à la musique sans âme de Henry Jackman.

Le film était évidemment très attendu sur son nouveau Kong et les effets spéciaux de manière générale. Le monstre, ici redevenu bipède, impressionne avec ses 40 mètres et montre surtout ses muscles vu que la partie amour avec la blonde étrangère est absente de cette intrigue. La bête est incarnée en motion capture par Terry Notary qui est connu pour son travail sur les créatures de Le Hobbit ou la Planète des Singes (les nouveaux) et se montre ici un digne successeur de Andy Serkis avec qui il a souvent collaboré. Cela donne un Kong puissant, impressionnant et parfois touchant. Les effets spéciaux sont vraiment bien faits notamment quand les différentes créatures entrent en scène et on est vraiment pris dans le film quand ces dernières se battent entre elles. La séquences de Kong face aux hélicoptères reste un grand moment qu'on oubliera pas de sitôt. La production a clairement mis des moyens à la mesure de la débauche d'action proposée. La mise en scène de Jordan Vogt-Roberts est au diapason se montrant très propre, très lisible donc efficace à défaut d'être inventive. Le réalisateur a ici surtout prouvé qu'il était un yes-man assez doué, mais un yes-man quand même. Enfin, le casting s'en sort vraiment bien si ce n'est un Samuel L. Jackson (La revanche des Sith, Iron Man...) qui s'enferme dans la caricature que son personnage devient en tant que militaire borné. Tom Hiddleston (Thor, Avengers...) prouve qu'il peut porter un film sur ses épaules en tant que héros de film d'action avec efficacité comme sobriété. Brie Larson (Scott Pilgrim vs. the World, The Room...) continue ici son ascension en étant aussi convaincante en tête d'affiche. Au niveau des seconds rôles on retrouve avec plaisirs des noms comme John Goodman en scientifique possédé par sa mission ou John C. Reilly en naufragé loufoque...

74

Kong : Skull Island est un grand spectacle très efficace ayant réussi à mélanger le film de guerre au film de monstres. La direction artistique nous offre une galerie de monstres impressionnants avec un King Kong des grands jours en tête. Le film est très bien rythmé et correctement interprété avec une mise en scène efficace. Néanmoins, le film ne sait pas être autre chose que du grand spectacle à cause d'un scénario assez pauvre et du manque d'un réalisateur ayant une vraie personnalité. Mais ne boudons pas notre plaisir face à ce retour très intéressant du roi des singes qui ne nous offre plus qu'un énième remake.

Critique de publiée le 1er avril 2017.

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