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Red Dead Redemption : Undead Nightmare >

Critique du Jeu Vidéo : Red Dead Redemption : Undead Nightmare

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 23 octobre 2016 à 19:58

The Western Walking Dead

Attention ! Ce DLC présente certes une histoire détachée de celle du jeu principal, mais elle reprend néanmoins quelques situations et les personnages. Nous vous conseillons fortement de d'abord faire l'excellentissime Red Dead Redemption avant de vous plonger dans ce DLC.

Les zombies sont partout ! Très en vogue depuis quelques années, ces morts-vivants anthopophages ont infesté nos grands et petits écrans avec une intensité grandissante depuis dix ans. Le jeu vidéo a évidemment suivi cette mode, mais l'annonce d'un DLC du western Red Dead Redemption à la mode zombie avait de quoi surprendre avant sa sortie fin 2010.

La saga Red Dead débute en 2004 par le sympathique, mais daté, Red Dead Revolver, un projet initié par Capcom puis repris par Rockstar. Le TPS est devenu un GTA-like avec la sortie de Red Dead Redemption en mai 2010. Vraiment excellent, actuellement considéré comme un des meilleurs titres de la génération PS360, le jeu réussissait à merveille à nous plonger dans un open-world au temps des cow-boys. Rockstar ayant une politique concernant les DLC assez ambitieuse (voir ceux de GTA IV), on attendant fermement celui prolongeant d'une manière ou d'une autre les aventures de John Marston. Ainsi l'annonce d'une zombie outbreak étonna plus d'un joueur, mais force est de constater que confronter cow-boys et zombies reste plutôt original dans le jeu vidéo. On attendait aussi de voir comment Rockstar allait concilier hordes de zombies et open-world...


L'histoire est une intrigue parallèle à celle du jeu principal, ce qui est assez logique évidemment tant Red Dead Redemption est un jeu bien écrit, aux thèmes et réflexions historiques assez sérieux sous couvert de son humour acide. L'histoire parallèle prend ainsi place au moment au John Marston, l'ancien hors-la-loi travaillant pour le gouvernement fédéral, a retrouvé sa famille. Mais pendant une sombre nuit, sa femme et son fils sont mordus par le viel oncle vivant avec eux que John est obligé d'abattre d'une balle en pleine tête. Se faisant attaquer à son tour par sa famille, notre héros n'a d'autres choix que de les ligoter et les enfermer dans la ferme en attente de trouver une solution. Il se rend ensuite dans la ville de Blackwater à la recherche d'un médecin mais elle est aussi attaquée. Après avoir repoussé la horde de zombie, il mène son enquête auprès des survivants pour connaître la cause du désastre et ne reçoit comme réponses que des rumeurs qu'il devra vérifier lui-même. Le cow-boy s'engage donc dans un périple dangereux avec pour ligne de mire la découverte d'un remède qui lui rendra sa famille.

Le scénario d'Undead Nightmare fait évidemment dans le cliché façon série B. Une volonté des développeurs de rendre hommage au cinéma bis tant on les sent amoureux du genre. Ainsi ce n'est pas tant la destination qui importe mais le voyage en lui-même. Chaque rencontre est un grand moment de bonheur pour qui a terminé le titre principal. On retrouve les lieux emblématiques qu'on connaît bien mais en proie à des invasions meurtrières de mangeurs de chaire. On se délecte des dialogues notamment entre John et Seth le profanateur de tombes vraiment cinglé. On retrouve aussi le bonimenteur West Dickens profitant de l'occasion pour vendre de faux remèdes ou encore l'ancienne gloire Landon Ricketts assez blasé de la situation... C'est un bonheur de voir les habitants des lieux essayer de trouver la cause de cette malédiction en entendant leurs théories farfelues et franchement paranoïaques. Même dans une intrigue fantastique et débridée, Rockstar se fend d'un humour noir assez savoureux tant il dénonce quelques travers de nos sociétés. Les doubleurs sont encore excellents et aident à nous plonger dans cette ambiance de western horrifique, qui est la plus grande force du DLC. L'histoire réserve un lot important de surprises qu'il faut absolument découvrir. A titre personnel, je trouve néanmoins la conclusion un peu décevante...


La plus grosse inquiétude en débutant ce DLC était de savoir si le moteur du jeu allait pouvoir nous proposer un grand nombre de zombies car Red Dead Redemption ne se distinguait pas vraiment par ses foules de PNJ. Les équipes de Rockstar ont bien travaillé puisqu'on a parfois affaire à une trentaine d'assaillants avec quelques survivants se battant à nos côtés. Si les zombies n'ont pas énormément d'apparences différentes, elles sont suffisantes pour qu'on s'amuse. En revanche, les rendus des villes en flamme du fait du chaos ambiant sont assez décevant. Mais de manière générale, on s'y croirait ! Les différents lieux du jeu grouillent de zombie : les montagnes enneigées de West-Elizabeth, les plaines fertiles près du ranch MacFarlane ou le désert mexicain... Les décors sont infestés de créatures voulant nous bouffer : des humains comme des animaux contaminés. Le moteur du jeu affiche un brouillard et des teintes plus sombres assez convaincantes, s'accompagnant d'une belle lune verte, nous plongeant bien dans l'ambiance. Se balader de ville en ville sur un cheval zombifié et assister à l'apocalypse zombie tout en aidant les survivants est grisant tout au long de l'aventure.

Évidemment, Red Dead ne devient pas un suvival-horror et l'action reste au cœur du gameplay, car nos différents objectifs sont bien souvent de nettoyer des zones. On arrive là au principal défaut du DLC : dans le jeu principal, l'action est très bien mise en scène avec un système de couverture et la possibilité de vivre des affrontements dans le plus style western. C'est en revanche une autre paire de manche face aux zombies qui attaquent forcément au corps à corps. Et on sent que les mécaniques ne sont pas prévues pour ça à la base. Cela fonctionne quand on peut prendre la hauteur mais cela reste plus fun de faire face à des mêles. Devant logiquement éliminer les zombies d'un tir en pleine tête, il faut savoir viser juste. Heureusement que le dead-eye (ralentir le temps, marquer ses cibles pour ensuite les arroser) aide pas mal. Le fait de voir notre héros vider son chargeur, dans le plus pur style western, sur plusieurs têtes de zombies est vraiment jouissif. Par ailleurs, à l'image d'un Left 4 Dead, les zombies se divisent en plusieurs catégories aux côtés de ceux standard : les rapides assez vicieux, les brutes qui peuvent nous faire voler dans le décors avec leur charge et les cracheurs au nom bien équivoque. Le côté addictif du titre vaut donc surtout dans le fait d'opposer un cow-boy à des zombies grâce au dead-eye que pour une mécanique de gameplay mieux pensée.


La durée de vie est assez correcte surtout si vous achetez le DLC en dématérialisé pour dix euros. Il vous faudra entre cinq et dix heures de jeu selon si vous allez en ligne droite ou si vous voulez en faire un tour assez complet. Il existe quelques missions secondaire (celle « étrangers » avec le point d'interrogation) qui détonnent par leur caractère fantastique encore plus poussé. On peut carrément chasser le sasquatch ! Les missions de chasseur de primes sont intelligemment transformées en mission de sauvetage où il faudra aller chercher une pauvre âme séparée de ses proches. Mais la majeur partie de votre temps, en dehors des missions principales assez peu nombreuses, consistera à nettoyer les différentes villes et camp de la carte du jeu. Il faut arriver sur place et dézinguer tous les zombies présent pour avoir accès à des coffres de munitions et avoir la possibilité de sauvegarder comme voyager vers les autres villes sauvées sans devoir traverser la carte. Les magasins étant fermés, il faudra sauver les villes pour récupérer les munitions, avoir de nouvelles armes (on commence avec de simples pétoires). Sinon vous pouvez toujours fouiller les morts-vivants pour de maigres récoltes. L'ensemble s'avère finalement assez répétitif puisque le principe de nettoyage est répété une quinzaine de fois. Et ce n'est pas la seule mission revenant plusieurs fois comme le nettoyage des cimetières mais aussi les missions principales jouant trop sur les allers-retours. On aurait aimé des attaques groupés avec les survivants comme celles du jeu principal. Mais les défis pourront donner du challenge aux hardcore gamers qui aiment explorer les moindres recoins d'un jeu.

73

Undead Nightmare fait sans conteste partie des bons DLC que sont capables de nous proposer les éditeurs. Red Dead Redemption est ainsi complètement repensé à la sauce zombie et on apprécie les efforts faits par les développeurs pour transformer de belle manière des environnements qu'on connaît si bien. Un moyen intelligent de proposer une aventure horrifique. L'ambiance qui se dégage du DLC est excellente tant dans l'écriture de son intrigue que le côté open-world dans une apocalypse zombie prenant place en plein western. Néanmoins le DLC n'est pas exempt de défauts et ne s'impose jamais comme un véritable survival horror.

Critique de publiée le 23 octobre 2016.

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