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Critique du Jeu de rôle : In Nomine Satanis / Magna Veritas 5ème édition
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Critique du Jeu de rôle : In Nomine Satanis / Magna Veritas 5ème édition

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 23 décembre 2015 à 1500

Un jeu signé Croc, sans aucun doute possible...


Jeu de rôle culte du paysage ludique français, In Nomine Satanis / Magna Veritas a largement contribué à la réputation et à l'aura de son concepteur, le controversé Croc. Que l'on aime ou pas le personnage et ses divers travaux, il faut bien reconnaître que son jeu a clairement marqué l'imaginaire collectif, se constituant au fil des années et des diverses éditions une fanbase solide et perenne. Il n'est donc pas étonnant que l'annonce d'une nouvelle édition du jeu - qui plus est concue et supervisée par son créateur - ait soulevé l'enthousiasme général, enthousiasme concrétisé par une importante souscription dont la levée de fond a avoisiné les 150 000€. Sous-titrée Génération Perdue, cette nouvelle édition arrive en boutique et soulève d'ores et déjà nombre de débats quant à sa qualité.

Il faut bien avouer qu'au milieu de la production actuelle de jeu de rôle, INS/MV 5ème édition fait véritablement figure d'OVNI. Le jeu s'apparente ainsi à un pur produit issu des années 90, niant quasiment toutes les évolutions de gameplay qu'à pu connaître le média "jeu de rôle" en plus de vingt ans. Très clairement, le jeu porte la patte de Croc, et ce à tous les niveaux. Les fans pourront parleront d'un jeu minimaliste et efficace, les détracteurs évoqueront quant à eux simplisme et fumisterie. Et si l'on veut rester un maximum objectif, il sera tout de même difficile de donner raison à l'une ou l'autre des parties. En fait, les nombreuses déconvenues semblent surtout liées au fait que des jeux comme INS/MV 5ème édition, on n'en fait plus depuis (au bas mot) quinze ans !


« Des jeux comme INS/MV 5ème édition, on n'en fait plus depuis (au bas mot) quinze ans ! »


 


Sur la forme, déjà, le livre est pensé avec une maquette austère (sans fioriture, mais claire et pratique), des illustrations old-school (réussies, mais en total décalage avec celle de la couverture) ainsi qu'une économie de pages (140 pages). Le rapport qualité/prix du jeu est certes médiocre (encore plus quand on sait qu'il a été produit par souscription), mais au final pas si différent de ce qui peut se faire chez d'autres éditeurs (le rapport qualité/prix d'une gamme comme Tenebrae, chez Les XII Singes, est assez similaire). Si ce n'était la couverture rigide en verni sélectif, on pourrait presque croire que sa conception formelle remonte aux années 90. Par bien des aspects, c'est déjà assez amusant.

Si on a pu évoquer ici et là des univers ou des scénarios tenant "sur des timbres-postes", INS/MV 5ème édition prend l'expression au pied de la lettre. Le background du jeu est ainsi réduit à sa plus simple expression : juste une idée. Pas de cosmogonie, aucune trame, seul le concept de base (des anges et des démons se foutent sur la gueule) sert de colonne vertébrale au jeu. On pourrait crier au scandale, mais force est de constater que ce livre de base fait malgré tout le job : les nouvelles posent l'ambiance bien particulière du jeu et le style d'écriture donne le ton souhaité pour les parties. Il ne faut certes pas aller chercher la comparaison avec les éditions antérieures, nettement plus fournies à ce niveau, mais au moins, les choses sont claires et le jeu s'avère très facile d'accès.



Le système de règle se situe dans la même veine : des mécaniques simples et rapides à assimiler, dont la philosophie est globalement cohérente avec le propos (la mécanique des dés 111/666, héritée des précédentes éditions). Evidemment, on pourra pester contre les très nombreuses facilités prises par ce système qui, par bien des aspects, peuvent s'apparenter à de la fumisterie (et que l'on peut résumer par "si ce n'est pas prévu, faites ce que vous voulez"), mais là encore, on pourra opposer l'argument inverse : les règles du jeu peuvent être prises en main et assimilées très aisément, y compris par un meneur de jeu débutant. Un parti-pris qui est, là aussi, cohérent avec la personnalité et les travaux de Croc (souvenez-vous de ce qu'était le livre de base de Bitume par exemple).

Mais si l'on peut comprendre (et à la rigueur) défendre cette manière de faire, elle confère malgré tout à INS/MV 5ème édition un défaut de taille : une durée de vie très faible. Avec ce qui est contenu dans cette base, il n'y a pas grand chose pour renouveler la dynamique des parties, et les bastons Anges versus Démons risquent de n'amuser que le temps d'une ou deux parties. Alors soit le meneur dispose des versions précédentes, auquel cas il pourra compléter sans mal ce qui est fourni, soit il devra continuer à investir dans un jeu qui va devenir financièrement très onéreux, les supports et les suppléments s'avérant vite indispensables pour ne pas reléguer le jeu au rang des livres de base qui prennent la poussière sur l'étagère.

La conclusion de

In Nomine Satanis / Magna Veritas Génération Perdue est un jeu de Croc, sans aucun doute possible. A l'image de son concepteur, le jeu divisera et ne laissera personne indifférent. Il est donc difficile de trancher de manière claire sur ce jeu car ses qualités sont également ses défauts. Si vous aimez les beaux jeux, complets, aux mécaniques élégantes et aux backgrounds riches et profonds, passez votre chemin, vous ne trouverez clairement pas votre bonheur ici. Si, en revanche, vous cherchez un pur revival des années 90, un jeu comme on n'en fait plus maintenant, bref, un petit plaisir oldschool, alors il se peut fortement que vous appréciez le travail fait sur cette cinquième édition. Dans le doute, pour rester un maximum objectif, on va donc rester une notation en super moit-moit.

Que faut-il en retenir ?

  • Un background facile d'accès...
  • Des mécaniques simples et efficaces...
  • Le ton, du pur INS/MV...
  • Un livre de base tout droit sorti des années 80...
  • Bref, un jeu oldschool comme on n'en fait plus.

Que faut-il oublier ?

  • ... pour ne pas dire un background simpliste,
  • ... mais des mécaniques limite fumistes,
  • ... mais qui n'a plus rien de provoc,
  • ... donc en total décalage au regard de ce qui se fait maintenant,
  • Bref, un jeu oldschool comme on n'en fait plus.

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