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Critique de la Série Télé : The Walking Dead

Avis critique rédigé par Andre C. le lundi 2 novembre 2015 à 11:48

saison 4 : et le soufflet retombe

En trois ans, The Walking Dead est parvenu à installer son univers et ses personnages, la cuvée précédente a même réussi à passer à la vitesse supérieure. L'enjeu de cette 4e saison était donc de prouver que les auteurs ne se reposeraient pas sur leurs lauriers pour maintenir notre intérêt. Or, plusieurs problèmes se posent, entre autres, le fait que The Walking Dead soit une adaptation d'un comics et, ainsi, limite ses thématiques, mais surtout les tourments dans les coulisses ne sont toujours pas réglés ce qui commence furieusement à se faire sentir.

Ainsi, la troisième saison a été marquée par l'apparition du Gouverneur, premier personnage intronisé en réel antagoniste de taille pour le maincast. Campé par David Morrissey, le personnage se révèle si charismatique qu'il en devient une menace bien plus évocatrice et pernicieuse que les hordes de zombies qu'il est, finalement, aisé de mettre hors d'état de nuire. Le Gouverneur a ceci d'effrayant que toutes ses motivations prennent racine dans des sentiments bien humains, faisant de lui un personnage extrêmement manipulateur : à travers lui, ce n'est ni plus ni moins que les travers de chacun de nous que nous voyons.

Avec un tel personnage, The Walking Dead gagnait une dynamique dont on n'aurait pas cru la série capable à ses débuts, vu qu'elle privilégiait l'atmosphère à l'action. À l'aube de cette 4e cuvée, nous retrouvons un groupe bien soudé (même si certains se détachent du lot, comme Daryl, qui n'est pourtant pas spécialement mis en avant mais se révèle le plus charismatique d'entre tous) où chacun a trouvé ses marques (le leadership de Grimes n'est plus remis en question), et la prison est un décor bien implanté. Jusque là, tout indique que la série a enfin trouvé son rythme de croisière, mais l'illusion va être de courte durée.

Il faut bien comprendre que The Walking Dead fait dorénavant partie des séries à avoir vu défiler les showrunners, ces superviseurs à la tête de la production qui constituent de vrais capitaines de navire. En règle général, un showrunner reste en moyenne 3 ou 4 saisons avant de passer la main, or, ici, The Walking Dead en est déjà à son 3e showrunner en l'espace de 4 ans, ce qui n'est jamais bon signe puisque cela aurait tendance à refléter une production en crise. Heureusement, il semblerait que bon nombre de producteurs exécutifs présents depuis le début soit encore de la partie (Gale Ann Hurd, productrice de Aliens, le retour et Abyss, est toujours fidèle au poste), ce qui doit expliquer l'homogénéité de l'ensemble.

De la sorte, cette 4e saison est la première de Scott Gemple à ce poste de superviseur. Gemple accède à cette fonction alors qu'il faisait déjà partie de l'équipe de production. En d'autres terme, cela ne change pas grand chose au niveau de la dynamique de travail, son vrai challenge est plutôt de lancer des idées, story-arcs et autres sous-intrigues afin de maintenir ladite dynamique justement. Et cela fonctionne pendant une bonne portion de cette cuvée où notre groupe doit faire face à une épidémie qui se répand parmi eux. L'idée est simple et permet aux scénaristes de se concentrer sur les protagonistes qui avaient été un peu laissé de côté jusque là. Les auteurs se permettent même le luxe d'ajouter quelques sous-intrigues, les lieux limités (on sort rarement de la prison) leur permettant de rebondir d'un story-arc à l'autre, sans trop de difficultés.

Hélas, l'ensemble s'écroule lors de la seconde moité, comme si l'équipe créative avait exploité bien trop vite leur postulat et se retrouver contraint de tirer à la ligne faute de budget. En fait, nous avons l'impression de nous retrouver avec le climax de la saison « en plein milieu » et que les auteurs ne font que préparer les prochains enjeux de la saison suivante, avec la découverte d'autres protagonistes qui peuvent autant être de nouveaux alliés que de potentiels ennemis. Cela ne serait pas trop grave (en fait, dans la plupart des cas, cette tendance est une bonne chose, puisque cela permet à une série de trouver plus facilement un second souffle par la suite) si cela ne se faisait pas de manière si poussive, comme si les auteurs ne parvenaient pas à sortir des pôles qu'ils ont eux-mêmes créé à leurs débuts : un rythme lent à connotation introspective ou une cadence plus enlevée où l'action prime.

De cette manière, arrivé au bout de 4 saisons, revenir à la première tendance (la complaisance dans une atmosphère langoureuse) laisse à penser que les auteurs ont la manie de tirer à la ligne pour remplir la commande des 16 épisodes de la chaîne. On ne va pas être mauvaise langue, puisqu'ils parviennent tout de même à offrir des moments très intenses par-ci par-là même durant ses temps faibles. Toutefois, l'impression dominante est bien que les scénaristes rongent leurs freins et cela devient de plus en plus flagrant au point d'être énervant, ce qui fait dangereusement chuter l'appréciation globale.

55

Une saison trop bancale pour convaincre totalement. Si la première partie est particulièrement efficace et que la suite nous offre quelques bons moments intense, il y a pourtant trop de couacs ponctuels (un rythme inégal, une introduction hasardeuse de nouveaux enjeux, etc) qui ne parviennent pas à cacher les problèmes de production. Un constat fort dommageable compte tenu du niveau que la série avait réussi à atteindre précédemment.

Critique de publiée le 2 novembre 2015.

Que faut-il en retenir ?

  • Une première partie rondement menée, avec une ligne directrice claire ;
  • Plusieurs sous-intrigues intéressantes ;
  • Des personnages secondaires remis au premier plan.

Que faut-il oublier ?

  • .Une chute douloureuse de tension lors de la seconde partie ;
  • Une introduction trop laborieuse des nouveaux enjeux ;
  • Un manque d'homogénéité entre la psychologie et l'action.

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