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Critique de la Série Télé : Supernatural
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Critique de la Série Télé : Supernatural

Avis critique rédigé par Andre C. le mardi 23 septembre 2014 à 1307

saison 8 :The Hells Bells ring again

Avec maintenant 8 saisons au compteur, Supernatural est en passe de devenir un des titres emblématiques de la CW. Ainsi, l'air de rien, la série de Eric Kripke fait son bonhomme de chemin sur la grille des programmes de la chaîne et conserve, sans trop se forcer, sa fanbase. Évidemment, une telle chose ne s'est pas faite sans concession, mais cela prouve surtout le potentiel du show à se renouveler. Cette année les auteurs se sont même retrouvés au pied du mur et force est de constater que leurs efforts ont payé.

La situation en est même ironique, la série étant la plus atypique de la chaîne : Supernatural ne vise pas exclusivement les adolescents, mais les fantasticophiles au sens large. Ainsi, alors que le plan de Erik Kripke n'allait pas au-delà de 5 saisons (le dénouement a été remanié pour permettre une suite, qui en a d'ailleurs déçu beaucoup), on se serait attendu à ce que la série finisse ses jours tranquillement le Vendredi Soir, une case réputée pour ce genre d'exercice. Supernatural y passera tout de même 2 ans et y fera sa pire audience... avant d'être déplacée le Mercredi où elle trouvera une nouvelle jeunesse.

Une telle régénération ne s'est pas fait sans heurts et les coulisses ont été le théâtre à un gros bouleversement : Sera Gamble, l'une des productrices, a quitté son poste de showrunner à l'issue de la 7e année et c'est Jeremy Carver qui l'a remplacé au pied levé. Jeremy Carver officie comme scénaristes depuis la 3e saison, il a petit à petit gravit les échelons, devenant de plus en plus impliqué dans le processus de production. Il n'en est pas non plus à sa première expérience de showrunner, puisqu'il a déjà dirigé la version US de Being Human.

A l'écran, les changements sont perceptibles lors de la seconde moitié de la saison. Sans doute a-t-il fallu un temps d'adaptation à l'équipe pour mieux reprendre en main le show, la tâche de Carver a tout de même consisté à remettre les choses à plat (conclure les story-arcs laissant vacant de l'ère Gamble) et poser ses propres éléments, tout en conservant le format initial de la série : depuis le début, Supernatural se veut une héritière de X-Files en jonglant entre les « monster of the week » et des segments mythologiques.

Pour ce faire, cette saison 8 n'hésite pas à repartir vers un nouveau fil rouge, ou plutôt myth-arc. Exit les Leviathans, les frères Winchester doivent maintenant partir à la recherche d'une mystérieuse tablette qui pourrait fermer les portes de l'Enfer à jamais. Si les premiers épisodes laissent augurer du pire (avec un rythme mollasson dans la lignée de la saison précédente), le niveau s'améliore à mi-chemin : la mise en scène est plus nerveuse, le rythme plus soutenu et les personnages retrouvent de leur superbe. Ceci est perceptible, non seulement chez les Winchester qui, enfin, agissent plus qu'ils ne parlent, mais surtout du côté des personnages secondaires, en particulier Crowley (Mark Sheppard) qui redevient un badguy digne de ce nom, au point d'éclipser l'ange Naomi (Amanda Tapping, la Samantha Carter de StarGate – SG1 quand même).

Néanmoins, plusieurs éléments viennent noircir le tableau. Le gros point noir est Osric Chau, dans le rôle de David Tran, l'étudiant qui devient un prophète. Si l'acteur est parfait pour interpréter l'étudiant lambda, il n'a, en revanche, pas les épaules solides pour incarner l'évolution de son personnage. Toutefois, les choses auraient pu être pire : ses apparitions sporadiques de début de saison auguraient un traitement dans la même veine des Leviathans (traité par-dessus la jambe la saison passée), or, en devenant plus présent dans la seconde partie, il contribue à ce sentiment d'une bonne reprise en main du show. À ceci, on ajoute certains choix qui laissent à désirer : Amanda Tapping n'est donc pas très convaincante en menace potentielle et, surtout, le maigrichon Garth Fitzgerald (DJ Qualls) pour remplacer le bourru Bobby Singer (Jim Beaver). On peut concéder qu'il s'agit, dans ce dernier cas, probablement d'un trait d'humour des auteurs.

À ce titre, si la dimension comique est toujours présente, en particulier dans la première moitié où les blagues tombent à plat (à cause d'un problème de tempo ou de ton), ce versant est retravaillé au fil des épisodes pour se faire plus discret et permettre à Supernatural de retrouver la veine horrifique de ses débuts. Pour preuve, quand les auteurs se penchent sur le cas de Bobby Singer, alors que l'on pensait la situation de ce personnage réglée la saison passée, les scénaristes parviennent à tirer encore quelques cartouches du plus bel effet.

Là où cette saison 8 pêche le plus, en revanche, c'est sans doute dans son manque de fraîcheur. Quoi de plus normal après 7 ans d'existence. L'univers dépeint a été si mis à mal précédemment (il faut bien se rappeler que la 5e saison avait été envisagée comme une conclusion au départ) qu'il est bien difficile pour notre duo-vedette de repartir à l'aventure avec l'énergie d'antan : par moment, on a l'impression que la série tourne à vide, la faute à une base devenue de plus en plus branlante. La production a beau être rodée, on sent que l'enthousiasme des débuts s'est étiolé, l'ensemble devenant de plus en plus mécanique.

 

La conclusion de

Une saison inégale mais qui marque un net progrès par rapport aux cuvées précédentes. Si l'ensemble souffre d'un manque de fraîcheur, l'équipe aux commandes parvient toutefois à renouer avec la veine des débuts du show. On se remet donc à suivre avec un enthousiasme retrouvé les aventures des deux frangins. Et vu là où la série en était, c'est déjà énorme.

 

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne reprise en main de la série, dans le rythme et l'écriture

  • Le versant fantastique/surnaturel remis au premier plan
  • La veine humoristique plus en retrait

Que faut-il oublier ?

    Un casting bancal

    Une introduction longue et pénible des nouveaux enjeux

    L'énergie des débuts maintenant bien amoindrie

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