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Goal of the dead - Seconde mi-temps >

Critique du Film : Goal of the dead - Seconde mi-temps

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 4 mars 2014 à 08:27

Place à l'attaque !

Petit retour rapide sur les origines du projet, au cas vous n'avez pas lu notre avis sur la première mi-temps de Goal of the Dead. A l’origine, Goal of the dead est un projet initié par le scénariste Nicolas Peufaillit (Chrysalis, un prophète...) et le producteur Raphaël Rocher, via sa société Capture the flag films (dont les associés sont Yannick Dahan et Benjamin Rocher). L'idée était de voir le sport le plus populaire de France – le foot - se mélanger à l'univers des zombies et d’en façonner une mini-série pour la télévision. Sans que l'on connaisse trop les motivations et quelles idées ont été apportées par l'un ou par l'autre, l'histoire a ensuite été travaillée par divers scénaristes : Quoc Dang Tran, Marie Garel Weiss, IZM et Laëticia Trapet, et s'est vu transformée en quelque chose qui pourrait se rapprocher du Grindhouse de Tarantino/Rodriguez puisque Goal of the dead se trouve au final fractionné en deux films de 1h10. L'un est réalisé par Benjamin Rocher (La horde) et écrit par Tristan Schulmann (Viande d'origine française, Suck My Geek), l'autre segment s’est effectué sous la direction de  Thierry Poiraud avec à l'écriture Marie Garel Weiss (Atomik Circus, le retour de James Bataille). La différence avec le projet de Tarentino est que les deux films partagent une même histoire, ce qui les rapproche du film Triangle de Tsui Hark, Ringo Lam et Johnnie To ou chacun réalisa une partie du long-métrage. Mais, là encore, il n'y a pas de fragmentation distincte comme c'est le cas ici, puisque l'idée est bien de créer des métrages « mi-temps », comme pour un match de football. Goal of the dead est donc quelque peu novateur dans sa structure. Autre excentricité ; plutôt que de sortir simultanément dans plusieurs salles, les deux films ainsi qu'une partie de l'équipe iront faire les saltimbanques, allant de ville en ville pour permettre au public de découvrir ce double programme et répondre à leurs questions, avant de sortir plus tard dans l'année en DVD.

Lorsque cette deuxième partie prend place - sous la direction désormais de Thierry Poiraud -, la population de la petite ville de Capelongue se trouve déjà contaminée et transformée en ce qui s'apparente à des zombies. Seuls de petits groupes de personnes résistent et ont réussi à trouver refuge dans quelques endroits protégés. Parmi eux, on retrouve Sam Lorit (Alban Lenoir) qui, avant de rejoindre l’Olympique de Paris, se trouvait être un gars du coin et autant dire que sa « trahison » a laissé des marques. Il va devoir donc faire face aux amertumes des survivants et trouver une solution pour survivre à cette armée de tueurs dégénérés.

Goal of the dead seconde mi-temps

De Thierry Poiraud, on se rappellera du peu glorieux Atomik Circus, le retour de James Bataille, qui, sur le papier, était un énorme trip jubilatoire, mais qui, au final, se trouvait être une production aussi ennuyeuse que visuellement fauchée. Il y avait donc moyen pour le réalisateur de prouver que son précédent film était un accident, et que désormais il savait jouer autant avec le manque de budget ainsi qu’avec le rythme. Une tache qui ne semblait pas impossible étant donné qu’au début de cette deuxième partie l’intrigue est déjà installée. Il n’y avait donc plus qu'à placer le spectateur dans une ambiance euphorique, sans le lâcher jusqu'au dénouement final. Restait cependant un problème pour le réalisateur/ coscénariste : apporter du neuf dans un secteur mille fois visité, celui des zombies, pour surprendre une audience déjà bien rodée.

Sans faire moins bien, Thierry Poiraud et Marie Garel Weiss n'arrivent pas totalement à échapper à cette problématique. Lorsqu'il y a cloisonnement, on pense à une multitude de films de zombies. On sait plus ou moins qui devrait survivre et, ici, en plus la confrontation finale sera – avouons-le – une semi déception, car elle ne se déroulera que partiellement de manière épique. À lire comme ça, on croirait que cette deuxième partie est un échec. Bien, attendez la suite ! Car, non, elle ne l'est pas ! Une fois mis de coté ces aspects, il reste de réelles bonnes choses, et surtout beaucoup de moments jubilatoires.

Goal of the dead seconde mi-temps

Tout d'abord, le casting est magnifique. En premier lieu, les seconds rôles, avec Ahmed Sylla, qui campe parfaitement ce joueur de football réputé, protégé et médiatisé, les chevilles bien enflées, et qui derrière tout ça cache bien son jeu. Il y a aussi Patrick Ligardes qui en bon entraîneur, viendra nous pondre un remarquable discourt que n'aurait pas renié Bill Pullman, ou encore Bruno Salomone, qui campe un magnifique agent particulièrement fourbe et surtout drôle, amenant une critique de ce milieu assez jouissive. Tiphaine Daviot se débrouille aussi plutôt bien et met en valeur des répliques qui manquent pas de mordant. Pour le reste, on sent que tout le monde était vraiment impliqué dans l’entreprise, on sent que les acteurs étaient motivés à montrer, qu'eux aussi, ils peuvent être crédibles dans ce type de cinéma - et ça fait plaisir à voir. Par contre, on notera de légères différences dans la direction d'acteur, surtout en ce qui concerne Alban Lenoir. Son personnage apparaîtra un poil moins sympathique aux yeux des spectateurs sous la direction de Poiraud.

Thierry Poiraud instaure aussi une ambiance qui n'a pas à rougir des productions anglo-saxonnes. Certes, on regrettera qu'il privilégie de mettre en avant des contaminés plus « pépères » que dans la première partie, mais il néglige pas pour autant de vraies séquences d'humour noir. Il nous offre d’ailleurs quelques moments particulièrement saignants et « fun », même si nous aurions aimé qu'il accentue cet aspect (certainement à cause du budget) car le film est dans l’ensemble assez sage. Puis conscient certainement que le trop est parfois l'ennemi du bien, il préfère peaufiner ses séquences gore et l'aspect global pour que, cette fois, ce qui paraît à l'écran ait fière allure.

Goal of the dead seconde mi-temps

Visuellement, on note une bonne cohérence de l'ensemble. Cela certainement parce que les deux films partagent le même directeur de la photographie, Mathias Boucard, qui, malgré deux ambiances biens distinctes – la première partie de jour et dans des décors assez naturels, la seconde de nuit dans des ambiances cloisonnées – arrive à donner l'impression aux spectateurs d'être toujours dans le même métrage. Et cela même s’il y a bien des divergences de direction qui apparaîssent distinctement entre les deux clans.

65

Goal of the dead, deuxième partie, nous laisse globalement une bonne impression. Certes, étrangement, la première partie nous semble un poil supérieur alors qu’elle ne possède quasiment pas d'action. Reste que Poiraud ne démérite pas et nous fait passer un très bon moment en compagnie d'un casting particulièrement bien choisi. En gros déplacez-vous, prenez des pop-corns, et allez-y entre amis, le film est fait pour ça !

Critique de publiée le 4 mars 2014.

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