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Critique du Film (Direct to Vidéo) : La malédiction de Chucky
La malédiction de Chucky >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : La malédiction de Chucky

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 7 octobre 2013 à 1018

Retour aux fondements de la saga...

En 1989, alors que Michael Myers, Jason Voorhees et autre Freddy Krueger commençaient à devenir des has-been du cinéma d'horreur, un outsider sorti de nulle parvint donner un coup de pied dans la fourmilière et s'imposer quasi-instantanément un incontournable du slasher movie : Chucky. Si le concept du jouet tueur n'était pas à proprement parler nouveau (la poupée tueuse avait déjà été utilisée dans La Quatrième Dimension par exemple), le long-métrage de Tom Holland parvenait à trouver une véritable identité grâce au très bon travail réalisé pour rendre cette poupée psychopathe instantanément iconique. Ainsi, au delà de son look et de son visage déjà bien particuliers, ce sont surtout les punchlines hilarantes, la méchanceté gratuite absolument jouissive du personnage et la voix bien particulière de l'excellent Brad Dourif qui ont détaché le film d'une concurrence à l'époque nombreuse (Les poupées ou Puppet Master, qui datent de la même période, sont aujourd'hui plus confidentiels).

Près de vingt-cinq ans plus tard, la saga Chucky est passée par des hauts et des bas, mais aura incontestablement mieux réussi à se renouveler que ses concurrents de l'époque. Contrôlée par son créateur, Don Mancini (qui a été, au minimum, le scénariste de chacun des films), la franchise a su alterner les scénarios et les tons, tout en parvenant à conserver une cohérence globale. Ainsi, après une première trilogie que l'on qualifiera de "sérieuse" (et qui se terminera sans aucune gloire sur l'opus le plus faible), les scénarios partiront par la suite dans une verve nettement plus humoristique, et ce jusqu'au gros bordel grandguignolesque que fut Le fils de Chucky. Sept ans après cet opus (qui sonnait alors comme un véritable chant du cygne pour le personnage tant il paraissait difficile de continuer sur cette voie), Don Mancini revient avec un sixième film, d'abord envisagé comme un remake pour faire comme les petits camarades, puis finalement conçu comme une véritable suite à la saga de la poupée de sang.

Sorti directement sur le marché vidéo (en France comme aux Etats-Unis), La malédiction de Chucky ne tendait a priori pas à inspirer une grande confiance (comme tout film destiné au cinéma qui finit exploité uniquement en vidéo, notamment dans son pays d'origine). Malgré la présence de l'indéboulonable Don Mancini (ici producteur, scénariste et réalisateur) et le retour de Brad Dourif (qui a été présent dans chacun des film et qui, pour la première fois depuis Jeu d'enfant, revient en chair et en os devant la caméra), les premières images dévoilées ne semblaient annoncer qu'une production mineure, peu ambitieuse, au scénario prétexte, et dont la place dans la saga n'était pas clairement définie. La surprise n'en est au final que meilleure, car si La malédiction de Chucky n'est pas un long-métrage renversant, il n'en demeure pas moins un opus de qualité se trouvant parmi les meilleurs de la saga. Tant mieux, pourrait-on dire, car le film cherche très visiblement à conquérir à nouveau public. Attention, spoilers.

En dépit de la rupture de ton (très forte) avec l'épisode précédent, La malédiction de Chucky est donc une suite qui s'intègre sans trop de casse dans la logique de la saga. Malgré quelques points obscurs (voire tirés par les cheveux), ce nouveau long-métrage parvient à être à la fois un épisode d'entrée pour les néophytes (il est nettement moins auto-référentiel que les deux épisodes précédents) et une séquelle cohérente qui sait parler aux fans (la scène post-générique étant un excellent exemple). Cela réserve ainsi aux spectateurs quelques petites surprises dans les mécaniques du scénario, lequel s'avère finalement un peu moins prévisible que prévu. Un peu moins car l'histoire, dans l'ensemble, reste malgré tout dans le registre du slasher très convenu. C'est là l'un des gros défauts de ce sixième film que d'avoir le cul entre deux chaises et de toujours devoir jongler entre tous les publics visés, soit entre classicisme (le film est très proche de Jeu d'enfant) et originalité dans la continuité (on reste dans une suite du délirant Fils de Chucky).

Le tout aboutit à un résultat souvent bancal, le long-métrage étant notamment doté d'enjeux qui lui sont propres et qui ne sont logiques que de son unique point de vue. L'exemple le plus parlant est celui de l'épilogue : si la scène s'avère cohérente au regard de l'histoire racontée (elle donne au film une fin qui s'accorde avec le reste du long-métrage ), elle n'a absolument aucun sens au regard du reste de la saga et nécessite le raccord présent dans la scène post-générique (à unique destination des fans). La malédiction de Chucky joue ainsi constamment ce périlleux numéro d'équilibriste, sans arrêt à deux doigts de tomber d'un côté ou de l'autre. Au final, le film parvient presque par miracle à retomber sur ses pieds, maladroitement, certes, mais il y réussit tout de même. Le résultat global est de cet acabit : souvent bancal, parfois mal construit, mais toujours honnête et sympathique, le retour à un traitement plus sérieux permettant de revenir aux fondamentaux de la saga (à savoir un slasher movie efficace et non dénué d'humour).

A la mise en scène, Don Mancini livre en effet un long-métrage techniquement soigné, doté de quelques séquences très plaisantes (la scène du repas, malgré quelques facilités). Si les ficelles paraissent aujourd'hui usées (on ne voit Chucky réellement en mouvement que tard, la première partie du film se contentant de la filmer inanimée et de la traiter comme une menace sourde), la réalisation les contourne en utilisant les ressorts du huis-clot pour créer un thriller certes classique, mais plutôt efficace en terme d'ambiance. Nettement plus crédible comme être vivant de les acteurs qui l'entourent, Chucky reste bien évidemment l'attraction principale de la deuxième partie, égale à elle-même, à savoir une raclure absolue, sans limite, dotée de punchline toujours aussi funs. Les effets spéciaux font le reste, entre une parfaite animation de la poupée sans utilisation de CGI (contrairement à ce que pouvait laisser penser la bande-annonce) et meurtres plutôt plaisants (bien que graphiquement sages).

La conclusion de

Laissant de côté l'aspect ouvertement parodique des deux épisodes précédents, La malédiction de Chucky revient aux fondements de la saga et à ce qui fit, en son temps, la force du film original : un thriller bien troussé, doté une ambiance correctement entretenue, de meurtres plaisants et mettant en vedette un méchant d'anthologie. Si le film est aujourd'hui beaucoup trop classique pour réellement surprendre et faire peur, on passe malgré tout un agréable moment devant ce slasher malgré tout bien mené, avec le plaisir indéniable de revoir en action le plus dangereux de tous les jouets.

Que faut-il en retenir ?

  • Une mise en scène soignée,
  • Le retour aux fondements de la saga,
  • Quelques surprises dans le scénario,
  • Des effets spéciaux réussis,

Que faut-il oublier ?

  • Tout cela reste extrêmement classique,
  • Le côté bancal de l'histoire,
  • Des comédiens médiocres.

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