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Critique du Musique : Perils of the deep blue
Perils of the deep blue >

Critique du Musique : Perils of the deep blue

Avis critique rédigé par Amaury L. le samedi 21 septembre 2013 à 0000

Une sirène au chant formaté...

Sirenia est un groupe norvégien œuvrant depuis une dizaine d'années, le premier album At sixes and sevens est paru en 2002, dans un style communément nommé métal à chanteuse. Après des débuts prometteurs, Sirenia s'enfonce volontairement ou non dans un soupe sirupeuse et baveuse où l'on sentait l'envie de plaire au plus grand nombre, ce qui en soi demeure compréhensible. Malheureusement, le résultat offert manquait cruellement de charme et d'authenticité. En cette fin de juin 2013, le sixième album Perils of the deep blue remet quelques pendules à l'heure et l'agressivité reprend du service, la sirène se voulant toujours séductrice mais aussi dominatrice. Après une introduction convenue, quelques nappes de synthétiseurs mollassonnes, on entame avec un titre soulevé par une puissante caresse aqueuse, « Seven widows weep » et des passages marquants renforcés par le chant « grunt » de Morten Venland.

Malheureusement, l'album se noie partiellement dans des démonstrations symphoniques légèrement soporifiques, avec des parties aussi savoureuses qu'un glaçon perdu dans un grand verre d'eau. « Decadence » ou encore « Darkling» se drapent dans des circonvolutions pseudo-symphoniques qui cachent des rythmiques éculées et tristement pompeuses. Ailyn la chanteuse ne brille pas non plus par un talent démesuré, sa voix sage et cristalline tapant à la longue sur le système nerveux.

La production n'impose pas une originalité bienvenue, cela ressemble à une mer d'huile sans repères visuels, l’impersonnalité règne en maître au sein de cette ensorceleuse marine. Malgré de belles velléités offensives, comme sur « My destiny coming to pass » ou « Ditt endelikt », qui méritent l'attention des amateurs de métal symphonique, Sirenia ne s'émancipe pas de facilités musicales, les riffs frôlant sur certains titres une inspiration en berne. « Stille kom doden » et ses treize minutes ne parviennent pas à nous emporter sur des rivages oniriques et mirifiques, on sent pourtant une maîtrise et un savoir-faire incontestables, mais la flamme s'éteint inexorablement, l'attention se délite et on se désintéresse de cette œuvre sans force créative mais aussi sans faiblesse irrécupérable. Ce groupe norvégien a connu de nombreuses chanteuses, une valse continue qui échoua sur une ibérique pratiquement inconnue Ailyn. Son timbre plutôt classique dans le style ne renverse pas les conduits auditifs, on remarque une fragilité sur ses interventions, « Cold caress », « Darkling » se présentant comme un témoignage de ses limites techniques ou de ses capacités restreintes. Malgré une prestation correcte, en amélioration par rapport au précédent opus, on s'interroge sur la motivation du groupe de conserver en ses rangs une vocaliste moyennement intéressante. On attendait mieux d'un groupe qui a su par le passé montrer un visage autrement plus séduisant.

 

La conclusion de

Si Sirenia relève la tête par rapport aux catastrophiques The Enigma of life et The 13th floor, il reste encore des lacunes, des titres moyennement accrocheurs, un travail d'écriture qui se doit encore plus abouti. Perils of the deep blue s'écoute d'une oreille distraite, ni pire ni meilleur que des centaines d'albums dans un style similaire déjà existants. Une sirène (la chanteuse) dont on s'éloigne facilement.

Que faut-il en retenir ?

  • Sirenia relève la tête.
  • Plus agressif.
  • Album homogène.

Que faut-il oublier ?

  • La chanteuse Ailyn.
  • Trop de titres "bateau"

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