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Critique du Roman : Le chevalier
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Critique du Roman : Le chevalier

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 16 septembre 2013 à 1135

Un premier tome prometteur...

« Alors que la reine avait accaparé tous les pouvoirs et chassait, achetait, brisait ou éliminé quiconque lui résistait. Alors que le roi, frappé par un mal mystérieux, mourrait dans une citadelle lointaine ou il s'était lui-même enfermé.[...] Peut-être n'attendaient-ils qu'un homme qui se dresse et les guide ? Lorn Askariàn pouvait-il être cet homme-là ? »

Après le succès public et critique de la saga des Lames du Cardinal, Pierre Pevel abandonne l'Europe du XVIIème siècle pour signer un nouveau cycle de romans situé, cette fois-ci, dans un univers fictif : le Haut-Royaume. Premier tome de la saga, Le chevalier permet de poser les premières pierres d'un monde low-fantasy qui cherche au maximum le réalisme. Ici, point d'elfes gracieux, de nains bougons, de mages encapuchonnés, d'orcs sauvages ou d'artefacts magiques en tous genres, mais une société très pragmatique dans laquelle le fantastique n'existe que par touches subtiles (un parti-pris qui ne manque pas, bien sur, de rappeler l'univers du Trône de Fer).

Ce premier tome prend le temps de brosser un tableau complet de l'univers, avec des descriptions très fouillées distillées par petites touches. Contrairement à de trop nombreuses sagas médiévales-fantastiques, Pierre Pevel ne tombe pas dans le piège de la facilité et du style littéraire sans personnalité, proposant une prose de qualité qui sait s'éloigner des canons du genre pour se rapprocher des codes du roman historique. L'atmosphère est impeccablement entretenue, le rythme est soutenu, les moments de bravoure ne manquent pas (les quelques scènes de bataille, notamment, sont très réussies), et l'intensité de l'histoire va crescendo jusqu'à un cliffhanger de fin particulièrement bien amené.

La véritable surprise que réserve le roman tient à son côté imprévisible. Ainsi, il est difficile de voir précisément où Le chevalier cherche à nous emmener, car les intrigues politiques au coeur de l'histoire de déploient lentement, et nombre d'interrogations ne trouvent pas encore de réponse. De plus, un ensemble d'éléments laisse planer le doute sur la place réelle du héros (ce qui, avouons le, réussi à piquer la curiosité avec une efficacité indéniable). Cette mise en place ne semble donc qu'effleurer les choses véritablement importantes pour mettre en place toutes les composantes du futur drame. Le chevalier étant le premier tome d'un cycle, cela tend à renforcer l'impression d'une histoire déjà pensée sur la longueur.

Mais si cette volonté de distiller au compte-goutte les divers éléments narratifs se justifie amplement, elle fait cependant souffrir l'histoire d'une défaut majeur : un manque d'originalité. Pour l'instant, Le chevalier ressemble encore à beaucoup de romans fantasy, peinant à se trouver sa propre personnalité, ne réussissant pas à réellement se démarquer. Nous ne sommes cependant que dans un tome de mise en place, et il n'est clairement pas interdit de penser que la saga débute de manière très classique pour ensuite prendre un tournant surprenant (certains éléments évoqués restent, à la fin du livre, encore très mystérieux).

Le chevalier souffre également du peu d'intérêt que présentent nombre de ses protagonistes. Ceux-ci reprennent en effet des archétypes de fantasy usés usqu'à la corde (le héros torturé par sa part sombre, la reine intrigante, le meilleur ami beau et riche). Il est notamment difficile de s'attacher au personnage principal et, malgré le talent descriptif de Pevel, on n'éprouve pas réellement d'empathie pour lui, ses douleurs et son vécu laissant souvent de marbre (et ce malgré leur côté indéniablement horrible). Sur un plan humain, cette accumulation de clichés tend à rendre ce début de saga peu innovant, voire jure à côté de la qualité d'écriture du reste du texte.

La conclusion de

Ce premier tome du cycle Haut-Royaume s'avère au final prometteur. La qualité de l'écriture et le talent de l'auteur pour poser l'histoire et faire tout doucement monter le suspens augurent ainsi du meilleur pour la suite de la saga, que l'on attend désormais avec impatience (le cliffhanger qui clôt le tome est tout simplement génial !). Il reste cependant à espérer que Pierre Pevel réussira par la suite à donner plus de corps à son univers et à ses personnages, le tout demeurant encore très classique. A moins, bien sur, que tout ceci ne serve d'ores et déjà un dessein secret...

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit qui sait surprendre,
  • Les intrigues politiques,
  • Une intensité qui va crescendo,
  • La qualité de l'écriture.

Que faut-il oublier ?

  • Des personnages stéréotypés,
  • Un univers encore très classique.

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