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Critique du Jeu de cartes : Love letter
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Critique du Jeu de cartes : Love letter

Avis critique rédigé par Amaury L. le jeudi 13 juin 2013 à 1421

Une lettre empoisonnée...

Que la princesse est belle ! Comme j'aimerais lui montrer mes sentiments à son égard ! Comment lui faire passer un billet doux sans que ses gardes me rejettent ? En manigançant avec cette comtesse frivole ?

Un petit sac rouge...

Love Letter est un jeu qui tient en seize cartes Personnage seulement, une performance étonnante. Filosofia a apporté un soin particulier à sa confection avec la traduction des textes sur les cartes et l'abandon des illustrations de Noboru Sugiura au profit de celles plus conventionnelles de Andrew Hepworth et Jeffrey Himmelman (un choix discutable), un sac rouge avec Love letter brodé dessus, et treize petits cubes en bois. Ce joli assortiment ne manque pas de charme, bien au contraire.

 

Les règles à suivre pour faire passer une lettre d'amour à sa prétendante...

Pour gagner les faveurs de la belle princesse, il faut accumuler du prestige (symbolisé par des cubes rouges), sept à deux participants, cinq à trois et quatre à quatre joueurs.

Chaque joueur reçoit secrètement une carte Personnage en début de partie. A son tour, il pioche une carte dans la pile commune, joue une de ses deux cartes et applique son effet. Les pouvoirs permettent de regarder la main d'un adversaire, d'éliminer éventuellement un rival... Chaque carte Personnage est numérotée de 1 à 8. Si la pile commune se vide, c'est le joueur avec le personnage de plus forte valeur qui l'emporte, ou le dernier à ne pas être éliminé. Le vainqueur reçoit un cube Prestige et entamera la prochaine manche. On mélange toutes les cartes, on en distribue une à chaque prétendant et la manche se déroule ensuite normalement.

La partie se termine dès qu'un joueur récupère suffisamment de prestige. A lui les honneurs de partager la compagnie de la princesse !

 

Une lettre d'amour si simple...

Seiji Kanai est un auteur japonais spécialisé dans les jeux de cartes peu gourmands en matériel. Depuis quelques années, il propose toujours une création qui ne laisse pas totalement indifférent, Cheaty mages en 2008, Chronicle en 2009, Mai-Star en 2010, Master Merchant en 2011 et donc Love letter en 2012. On reconnaît de suite la patte talentueuse de Seiji Kanai avec une recherche systématique vers une simplification maximale au niveau des mécanismes et du matériel. Love letter s'appuie sur uniquement seize cartes et un tour de jeu où il suffit de piocher une carte, d'en jouer une et d'activer son effet.

Illustrations (version AEG et Filosofia).

Malgré ce maigre canevas, Love letter surprend par sa qualité. On rencontre plusieurs aspects intéressants qui se dévoilent dès la première partie. Love letter est peut-être un jeu sur l'amour romantique mais il révèle une face sombre, le complot et les manigances honteuses. A la moindre opportunité, on n'hésite pas un seul instant à se défaire par roublardise d'un de ses rivaux. La pitié, la générosité sont des sentiments inexistants, on ne pense qu'à soi. On profite de chaque situation avantageuse afin de se rapprocher de son but ultime, recevoir les faveurs d'une princesse esseulée. Love letter est un jeu direct où les manches durent rarement au delà de quelques minutes. Dès le tour de chauffe, des joueurs, sans avoir joué la moindre carte, sortent pitoyablement de cette quête amoureuse. Cette élimination reste passagère et le temps d'attente entre chaque manche minime, on ne sent pas floué réellement ou frustré, juste légèrement revanchard. On réfléchit uniquement sur comment écarter ses adversaires de cette course faussement candide. Love letter se complaît et séduit si au moins trois prétendants se réunissent autour de la table, ces configurations minimisent fortement l'impact du tirage de cartes et renforcent le côté « méchant », opportuniste et comploteur. C'est un vrai régal pour les amateurs de roublardise. A deux joueurs, Love letter perd de son charme, le hasard et la « violence » du jeu (le principe d'élimination) se retournant contre lui.

Illustrations de l'édition originale.

Love letter a séduit beaucoup de monde et on trouve sur la toile une quantité de Love letter piraté avec des refontes thématiques (Alice au pays des Merveilles, Star Wars...). L'auteur lui-même propose cette année un dérivé de Love letter avec Lost legacy.

La conclusion de

Love letter est un jeu de quelques cartes qui parvient sans difficulté à montrer le côté obscur de chacun, la vilenie et le complot. En une quinzaine de minutes, surtout à trois ou quatre joueurs, on déploie un art consommé pour écarter opportunément ses rivaux des grâces de la belle princesse, dont le cœur pur s'indignerait de comportements aussi malséants. Une lettre d'amour bien roublarde !

Que faut-il en retenir ?

  • Ruse, bluff et roublardise.
  • Très simple à apprendre.
  • Dynamique.

Que faut-il oublier ?

  • Pas très bon à 2 joueurs.

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