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Critique du Musique : Emperor of the black runes
Emperor of the black runes >

Critique du Musique : Emperor of the black runes

Avis critique rédigé par Amaury L. le mardi 11 juin 2013 à 1535

Une musique impériale ?

Domine est un groupe de power-métal italien qui possède une sacrée dévotion en sa musique et une opiniâtreté impressionnante. Formé en 1983, ils enregistrent leur premier album seulement quatorze ans plus tard, le bien nommé Champion Eternal en 1994. Et le plus remarquable, Domine assure une stabilité étonnante, pas ou peu de changement de musiciens malgré un apprentissage douloureux.

Emperor of the black runes voit le jour en février 2004 et ce quatrième album des italiens marque un aboutissement musical. On assiste à l’événement rare où la perfection et l'osmose se regroupent afin d'offrir un chef-d’œuvre de power-métal épique et mélodique.

Domine appuie la plupart de ses compositions sur une musique très heavy-métal et mélodique. On est balancé entre des moments très épiques où la vitesse demeure un facteur omniprésent comme sur « Battle gods (of the universe)» ou des pistes plus orchestrales et atmosphériques. « The Aquilonia suite part I », avec ses onze minutes au compteur, représente la quintessence pure de ce que Domine aime partager, des guitares extrêmement mélodiques et gracieuses, des cavalcades débridées amplifiées par une orchestration exécutée principalement par des claviers et des chœurs magnifiques de puissance, des solos époustouflants qui libèrent les titres d'une carcan conservateur, où la voix haut perchée de Adolfo Morviducci s'élance vers des notes inaccessibles pour la plupart des mortels. Certes, cette particularité empêche une communion avec un public élargi, ce style de chant ne s’accommodant que dans les musiques métal ambitieuses.

De plus, les textes racontent les aventures de Elric le nécromancien de Michael Moorcock, rien que l'illustration de la pochette rappelle le héros maudit de Melniboné. Cela s'accorde parfaitement avec cette musique proche de celle proposée par Rhapsody, Blind guardian ou Steel attack entre autres. Certes, il n'est pas toujours évident de comprendre les paroles de Domine, mais avec le livret, on se plonge aisément dans cette inspiration chaotique et sombre.

On savoure délicatement les titres officiant dans un mid-tempo chaloupé, avec des petites pépites comme « The prince in the scarlet robe », « Icarus ascending ». Domine ne recherche pas l'explosion sonique mais plutôt la mélodie et l'emphase, et si possible avec des refrains qui se gravent au fil de Stormbringer, l'épée maudite. « The song of the swords » correspond exactement à cette volonté souhaitée.

Emperor of the black runes continue sur les dix titres son voyage en des terres médiévales parfois inhospitalières, mais la lumière surgit toujours de cet océan glauque. On s'émerveille de ces guitares suaves et tendres sur le second titre emblématique de l'album, « The sun of the new season » où le refrain ré-haussé par la voix charismatique de Leanan Sidhe, la chanteuse attitrée de Beholder, emmène vers des rivages inquiétants.

Domine, malgré cet album remarquable, continue son chemin de croix car depuis 2007 et leur cinquième album Ancient spirit rising, le groupe s'est installé volontairement ou non dans un silence artistique toujours compliqué à gérer. Le chaos a t-il corrompu les âmes de ces combattants ?

La conclusion de

Emperor of the black runes est un excellent album de power-métal mélodique avec des accents épiques et orchestraux. Chaque morceau participe à l'éclosion d 'un talent de composition remarquable. On oscille entre passages rapides et d'autres beaucoup plus tempérés mais toujours dans une réalisation proche de la perfection. Toutefois, Domine s'exprime à son avantage sur des titres où la mélodie l'emporte sur la vitesse, « The aquilonia suite part I » et « The sun of the new season » en sont des témoignages percutants. Le chaos est beau.

Que faut-il en retenir ?

  • Un magnifique album de power mélodique.

Que faut-il oublier ?

  • Les titres "speed" sont moyens.

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