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Critique du Musique : In the shadow of a thousand suns
In the shadow of a thousand suns >

Critique du Musique : In the shadow of a thousand suns

Avis critique rédigé par Amaury L. le mardi 28 mai 2013 à 1533

Les ténèbres américaines...

Abigail Williams possède une histoire forte, une envie de démontrer que les norvégiens ne sont pas les seuls à détenir la recette afin de concevoir du black symphonique léché et dévastateur. Ce groupe américain dont la tête pensante se nomme Ken Bergeron alias Sorceron se mêle sans retenue et pudeur à la lutte pour délivrer son « amour » des forces obscures. Le leader/chanteur/guitariste, après un split de quelques mois, décide d'entamer en 2007 l'écriture de In the shadow of a thousand suns, une fresque conceptuelle autour de thématiques habituelles dans le black symphonique, l'étreinte des Ténèbres, le pouvoir des éléments (la lune), et la froideur des vents hivernaux. La pochette de Toshihiro Egawa rappelle habilement l'ambiance des textes et leurs contenus. Cependant, l'illustration demeure classique dans sa réalisation.

Le black métal et les états-unis s'entremêlent rarement et la scène se contente de quelques groupes disséminés sur le continent, comme Dragonlord dont le chant et la guitare sont assurés Eric Peterson de Testament, ou Sothis avec un album qui paraîtra quelques mois avant celui de Abigail Williams, De oppresso Liber. Ce style très européen, avec les figures de proue Emperor, Dimmu Borgir, Limbonic Art, demeure très confidentiel sur le nouveau continent et ces groupes autochtones se font régulièrement massacrer par la presse locale. Abigail Williams semble plus apprécié dans nos contrées que dans les siennes.

Dès l'ouverture, une introduction sobrement intitulée « I » plante le décor, des claviers immersifs installent une atmosphère symphonique liées à la nuit, à l'obscurité angoissante. Ses quarante secondes disparaissent soudainement pour céder la place à une furie abrupte, la transition n'existant pas, « The world beyond » libère une rage implacable, une agressivité et une puissance musicales sans concession. Ce « crédo » rythme l'album en son entier à l'instar de Dimmu Borgir et de son brûlot Puritanic Euphoric Misanthropia, certainement une œuvre référence pour Sorceron, le concepteur majeur de Abigail Williams, tant de similitudes apparaissant entre ces deux offrandes.

La pochette de 2008 (1 CD).

Les amateurs de blasts furieux et intenses apprécieront la performance technique irréprochable des batteurs en charge de galvaniser les morceaux lors des parties infernales. On retrouve un invité de choix en la présence de Trym Torson, le marteleur de Emperor. Son coup de main est généreux puisqu'il officie sur sept titres sur les dix originellement parus. Sam Paulicelli, qui manœuvre également parfaitement, se contente de frapper les fûts sur « Acolytes », « Empyrean : into the cold wastes » et « floods ». Afin de s'accorder un maximum de chances de plaire à un public nombreux, le porte-monnaie s'est délesté de nombreuses piécettes, afin de s'offrir un merchandising copieux, une signature avec un label réputé Candlelight Records, un soin graphique et des intervenants de qualité. A ce propos, on remarque la présence aux manettes de James Murphy, un monstre sacré du death/thrash américain. Il s'avère impossible de lister toutes ses participations prestigieuses au sein de monuments comme Obituary, Death ou encore Testament. Son expérience de musicien, de producteur et d'ingénieur du son lui permet de donner à ce disque une qualité indiscutable au niveau sonore, propre et sans aspérités disgracieuses. L'homme s'autorise même un petit solo de guitare sur le titre « The world beyond ». Abigail Williams n'a pas œuvré dans l'urgence puisque six mois pleins ont été consacrés à la réalisation au SafeHouse Production Studio.

L'album dure 46 minutes survitaminées où les riffs de guitares prennent l'ascendant sur les claviers, subtilement dosés en appoint. Ashley Ellylon oriente volontairement ses interventions vers un style gothique assez orchestral, l'introduction de « Into the ashes » ou l'interlude « A semblance of life » corroborent ce choix artistique. On apprécie cette justesse idoine avec cette présence mélodique pendant les « pauses » avant le lâchage de la vitesse supersonique, le soutien sur les parties agressives. Cela procure une ambiance oppressante, inquiétante, une sourde complainte ténébreuse.

La pochette de 2009 (édition limitée avec 2 CD).

Pour la petite histoire :

Abigail Williams est le nom d'une jeune femme machiavélique ou manipulée à l'origine du massacre d'innocents en 1692 à Salem Village dans le Massachusetts. Cette enfant, âgée seulement de onze ans à l'époque des faits, plus quelques autres Ann Putnam et Betty Parris présentent des « symptômes » curieux (elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant). Évidemment, les médecins consultés ne parviennent pas à diagnostiquer ce mal « étrange » sauf un qui conclut à une « possession satanique ». Abigail et Betty sont les nièces du Révérend Samuel Parris. Les notables de la ville et le révérend les pressent de citer les responsables de ces malédictions. Les dénonciations commencent et les « jugements » prononcés sont impitoyables, environ 25 condamnations à mort par pendaison pour « pratique de la sorcellerie » et une centaine d'arrestations.

La conclusion de

Certes, In the shadow of a thouasand suns ne bouleverse pas l'équation musicale du black symphonique, les titres gardent un classicisme dans leurs constructions et leurs interprétations. Les vents américains balaient cette galette de véritables tornades auditives « Acolytes », « Empyrean : into the cold wastes », « A thousand suns » et d'un ou deux courants d'air impalpables « Smoke and mirrors ». Ces Ténèbres ne sont pas monstrueuses mais demeurent séduisantes.

Que faut-il en retenir ?

  • Belle production.
  • Compositions de qualité.
  • Black symphonique américain !

Que faut-il oublier ?

  • Rien de nouveau dans les Ténèbres.

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