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Critique du Musique : Storm
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Critique du Musique : Storm

Avis critique rédigé par Amaury L. le dimanche 5 mai 2013 à 0813

Le climat du Nord s'adoucit...

Fejd arrive sur la scène folk au cours de l'année 2001. Son ambition demeure louable, retourner aux sources traditionnelles de la musique suédoise. En 2009, ils sortent leur premier album « Storm » (vent), et tente de livrer une musique égale à la beauté capricieuse de cet élément naturel qu'est le vent.

Fejd est un groupe de folk plutôt acoustique qui ne mécontente pas les épris de la Nature dans ce qu'elle offre de plus doux. La tempête demeure une menace cachée derrière des forêts mystérieuses, ou s'ébattent les esprits malicieux des entités imagées de la mythologie scandinave. « Offerrök » s'articule autour d'instruments traditionnels qui imposent une identité intéressante au groupe mené par le chanteur Patrick Rimmerfors. Les guitares électriques cèdent leur place à la quiétude de vieux instruments remarquables par leur rareté et leur histoire. On pense notamment au Hurdy-gurdy, un parent plus ou moins éloigné de la vielle. Une atmosphère ouatée s'élève de chaque piste, où le chanteur s'adresse respectueusement aux forces de la Nature et à sa cosmogonie.

Dans cet album, la caresse d'un vent estival côtoie harmonieusement les bourrasques les plus froides, celles qui blanchissent les peaux et les barbes des aventuriers du Grand Nord. « Alvorna dansar » recueille les offrandes gracieuses d'une voix féminine reposée et reposante, où nos oreilles reçoivent un don du ciel, les chœurs s'associent dans une étreinte soyeuse et mélodieuse, chassant toute velléité agressive musicale. Un havre de paix avant une incantation plus sauvage, plus rythmée, « Vid jore ä » déploie un arsenal de cordes d'instruments traditionnels pour une ode fiévreuse et endiablée dédiée aux caprices des vents glaciaux de l'hiver. Le chant de Patrick Rimmerfors apporte sa puissance rugueuse et conforte cette rudesse climatique, le respect indu aux entités de la Nature. Les nuages s'amoncellent et la pureté bleutée d'un ciel s'estompe, une flûte coquine en profite pour troubler la quiétude avant de se laisser déborder par des cordes emportant l'auditeur dans une sarabande endiablée.

 

« Egils polska » introduit avec révérence une cornemuse suédoise capable d'atténuer la suffisance des cordes qui se montrent toujours généreuses. Le chant capture cette essence et impose une collaboration et une cohésion étroites. On ne se désolidarise aucunement, «Storm » reste une œuvre sans véritable faiblesse. Toutefois, la tonalité du chant de Patrick Rimmerfors a tendance à trop uniformiser chaque titre. Les pistes s'enchaînent en ne créant qu'une surprise minimale, l'ensemble semblant presque (trop) homogène. Certes, la troupe adopte un jeu plus lent sur « Aril », qui, sans perdre son côté sauvage, apporte une variation rythmique bienvenue. La linéarité se brise sur des changements de vitesse et d'intensité, dans une échappée sauvage et désordonnée mais incroyablement entremêlée.

« Skuld » emporte l'auditeur sur les prairies verdoyantes où cavalcadent les chevaux sauvages au son d'une batterie imitant le bruit des équidés au galop, les cordes s'envolant dans un élan fougueux. « Likfärd » berce l'assistance sous les accords cristallins d'une harpe et d'une cornemuse lascive. C'est une parenthèse finale, le vent s'est assagi, les derniers bruissements de feuilles cessent, la Nature retrouve temporairement un calme apparent. Les notes musicales s'égrainent, s'espacent avant de rendre leur ultime souffle. La tempête est passée, le spectacle se termine.

Les deux titres bonus « Bergakungen » et « morgonstjärnan » reprennent les choses où « Skuld » les avait laissées, dans les cavalcades sauvages et fougueuses de cette horde instrumentale que sont les cordes (guimbarde, violon). Le vent est de nouveau à l'honneur sur ces pistes supplémentaires virevoltantes.

 

La conclusion de

Dans ce premier album longue durée de Fejd, les musiciens avaient à cœur de saisir toutes les subtilités de l'élément naturel qu'est le vent, et les légendes qui l'accompagnent. Le groupe utilise aucune saturation ou distorsion électrique, il s'attache à offrir douze pistes par le biais d'instruments folkloriques comme la harpe, la guimbarde, des cors et divers sifflets dans une sarabande incantatoire (surtout par le chant) autour de thèmes et de mélodies en rapport avec le vent. Storm charme l'auditeur grâce à la qualité de la production (très propre même si elle manque parfois de relief), la force des compositions (avec un bémol sur la linéarité mélodique du chant) et une volonté affichée et respectable de renouer musicalement avec des racines traditionnelles ancestrales. Le Grand Nord a du souffle.

Que faut-il en retenir ?

  • Pas de guitares saturées
  • Une ode au Vent et à ses légendes.
  • Beaucoup d'instruments traditionnels originaux.
  • Une belle qualité de composition.

Que faut-il oublier ?

  • Chant assez linéaire.
  • Production propre mais sans relief.

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