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Critique du Film : Les Âmes Vagabondes
Les Âmes Vagabondes >

Critique du Film : Les Âmes Vagabondes

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 8 avril 2013 à 1521

Con comme du Stephenie Meyer...

Dans un futur proche où les moches ont visiblement été éradiqués de la surface de la Terre, notre planète a été colonisée par une race d'extra-terrestres qui a pris possession des êtres humains. Améliorant les bases de la civilisation humaine, ils ont ainsi permis de grandes avancées : la démocratisation du design Ikea, la production de véhicules de luxe faits tout en strass et en paillettes ou la généralisation de la mode des vêtements blancs (donc la disparition de choses surfaites comme la saleté). Comme ces aliens sont gentils entre eux, ils ont également annihilé toutes les formes de consumérisme : plus d'argent, plus de marques, plus de propriété, chacun est désormais l'égal de l'autre ! Accessoirement, ils font également la chasse aux résistants qui tentent de conserver le contrôle de leurs corps, parce que faut pas déconner, ils ne vont quand même pas se forcer à être courtois avec les gens qu'ils envahissent et qu'ils réduisent en esclavage !

C'est dans ce contexte anarchico-hippy tout joyeux-joyeux que se déroule l'action des Âmes Vagabondes, nouveau film d'Andrew Niccol (ahhhh !) adapté d'un roman de Stephenie Meyer (ohhhh !). Deux noms que l'on n'aurait jamais pensé voir réunis dans une affiche, une association aussi contre-nature que pourrait l'être "Un film de Uwe Boll adapté d'un roman de Victor Hugo". Evidemment, tout cela a aiguisé notre curiosité et nous a donné envie de découvrir ce que pouvait donner une adaptation d'un roman de l'auteur de Twilight par le scénariste de Bienvenue à Gattaca, du Truman Show ou de Lord of War (quand même !), savoir s'il était possible de rendre intéressant - voire pertinent, soyons fous-fous ! - ce qui, par nature, constitue l'essence de la bit-lit à succès, genre essentiellement caractérisé par sa propension à ne jamais proposer quoi que ce soit de nouveau, voire d'intéressant pour quiconque n'est pas une adolescente en fleur.

R.I.P. Andrew Niccol, tu as malheureusement échoué. Pourquoi, mais pourquoi t'es tu lancé dans ce projet moisi ? La recherche d'un succès facile peut-être ? Mais de là à aller de compromettre dans ce genre de spectacle débilitant, c'est quelque part renoncer à ce qui fait que l'on a pu adorer tes précédentes oeuvres. Certes, Time Out amorçait déjà une chute qualitative, mais là, c'est vraiment aller trop loin, là où, même avec la plus grande volonté du monde, on ne peut plus te trouver d'excuses (sauf dire qu'il n'y avait de toute façon pas grand chose à faire avec un matériau aussi creux). On se doute bien que tu as des factures à payer, mais merde, les Âmes Vagabondes, c'est quand même à la base très très nul ! On se demandait ce que tu avais pu injecter de toi dans le récit, et au final, on se rend compte que tu n'as finalement pas fait grand chose d'autre que le vulgaire yes-man de base. Triste monde tragique...

Il faut bien cependant avouer que nous ne sommes clairement pas le public ciblé pour un tel film, ce qui, peut-être, nous a rendu quelque peu hermétique au sujet. Mais objectivement, cette histoire de trio amoureux (quartet même, si on veut être précis) est à la base plus proche du scénario prétexte à un vulgaire film de cul qu'à celui d'une love-story déchirante. Deux esprits dans un même corps, toutes deux amoureuses d'un type différent, voilà qui peut rapidement amener à un plan à trois apte à satisfaire tout le monde. Mais chez Stephenie Meyer, ça doit être propre, ça doit rester moral, ça ne doit pas franchir l'interdit du charnel. Du coup, on suit pendant près de deux heures les tourments d'un parasite qui se demande si elle peut embrasser un garçon, alors que son hôte est amoureuse d'un autre. Non mais allo quoi ? Tu as réduit la planète en esclavage et les êtres humains en pantins sans volonté et tu te demandes si tu as le droit de toucher un mec ?

De fait, l'histoire est tellement niaise qu'elle en devient grotesque, presque drôle à force de partir vers le cul-cul outrancier (les dialogues ont été pris d'un vulgaire soap non ?). Le tout est d'ailleurs d'autant plus efficace (en terme de comique involontaire) qu'il est associé à nombre d'incohérences majeures (le coup des miroirs avec système de poulies intégré), à des effets de style gratuits (les extra-terrestres roulent dans des Lotus tout argent, juste parce que c'est cool) et à des élements profondément débiles (comment reconnaît-on un résistant ? Facile, il porte des lunettes de soleil et conduit un véhicule qui ne brille pas de mille feux). Reconnaissons le, quelques belles barres de rire vous attendent devant tant d'inepties, ce qui, finalement, pourrait presque rendre Les Âmes Vagabondes amusantes, si le film ne s'étirait pas en longueur...

Deux heures, c'est long, très long pour ne rien raconter. En effet, si le long-métrage commence en nous présentant une situation envahisseurs/résistants (pas très original, mais malgré tout un minimum intéressant), il met bien vite de côté cet aspect pour ne s'intéresser qu'à l'histoire d'amour impossible. Derrière la caméra, Andrew Niccol filme le tout avec le panache d'un dépressif sous tranxene, oubliant toute notion de rythme censé tenir en haleine le spectateur. Le tout devient petit à petit particulièrement pénible alors que les finals se multiplient, rallongeant la sauce inutilement en sortant les violons et l'orchestre philharmonique pour déclencher coûte que coûte des pleurs. Raté, car même les acteurs n'y croient pas et ne parviennent à rien retransmettre. D'ailleurs, aller chercher Saoirse Ronan, Diane Kruger ou William Hurt pour ne pas les utiliser du tout, c'est ce qu'on appelle du gachis. Ou un échec, un vrai, un pur...

La conclusion de

Après son décevant Time Out, Andrew Niccol continue sa descente aux enfers avec cette adaptation aussi ennuyeuse que sans intérêt d'un roman de Stephenie Meyer. Du réalisateur de Bienvenue à Gattaca, il ne reste rien, de l'auteur de Twilight, il reste tout, à savoir une romance à deux balles sur fond de résistance de pacotille, bon sentiment et happy-end dégoulinant à la clé. Ici, gageons que même les adolescentes en quête de romance et d'amour éternel risquent de sévèrement s'ennuyer devant ce long-métrage filmé sans entrain de la part d'un réalisateur qui n'est aujourd'hui plus que l'ombre de lui-même.

Que faut-il en retenir ?

  • Tellement niais qu'il en devient drôle,
  • Techniquement soigné.

Que faut-il oublier ?

  • Mise en scène sous tranxene,
  • Scénario crétin au possible,
  • Des incohérences à la pelle,
  • Final(s) interminable(s),
  • Casting sous-exploité,
  • Niais, mais tellement niais...

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