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Critique du Film : La maison au bout de la rue
La maison au bout de la rue >

Critique du Film : La maison au bout de la rue

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 19 janvier 2013 à 1936

Soporifique...

Depuis les succès de X-Men : Le commencement et de Hunger Games, la jeune Jennifer Lawrence est devenue l'une des valeurs montantes du cinéma hollywoodien. Pourtant, malgré la cote de popularité de la comédienne, son dernier long-métrage, La maison au bout de la rue n'a connu qu'une sortie cinéma extrêmement discrète en novembre dernier. Thriller calibré pour plaire au pan adolescent(e) du public, le film est sorti en catimini, sans faire de bruit, et sans miser une seule seconde sur la popularité de son actrice principale pour attirer le public. Alors de deux choses l'une, soit l'on était en présence d'une oeuvre très subversive qui aurait risqué de ternir l'image de "fille gentille" de la comédienne, encore totalement associée à la saga Hunger Games, soit, ce qui était nettement plus probable, La maison au bout de la rue était un juste navet indéfendable.

Malgré ce que peut sous-entendre son titre, La maison au bout de la rue n'a absolument rien à voir avec La dernière maison sur la gauche ; on n'y retrouve ainsi ni l'intelligence du film de Wes Craven, ni la mise en scène impeccablement maîtrisée de son sympathique remake. En réalité, le film de Mark Tonderai tient plus du téléfilm MTV chiche en sensations fortes ; et si ce n'était son casting alléchant (le binôme mère fille interprété par les très sympathiques Jennifer Lawrence et Elisabeth Shue), on n'aurait finalement pas été très surpris de le découvrir à la télévision, en deuxième partie de soirée. D'ailleurs, si cela avait été le cas, on aurait également été plus tolérant vis à vis du résultat final, parce qu'en l'état actuel, on se demande tout de même où ont bien pu passer les sept millions de dollars de budget (dans le cachet des actrices, très certainement).

Ecrit par David Loucka, à qui l'on doit également le script du très moyen Dream House, La maison au bout de la rue s'appuie sur un récit cumulant deux tares absolument rédhibitoires : d'une part une histoire totalement inconsistante, d'autre part un scénario structurellement très mal écrit. Ainsi, le long-métrage ne raconte rien d'un tant soit peu intéressant ; passé une introduction mettant en place de manière très classique le mystère qui va servir de colonne vertébrale au long-métrage (un double meurtre, bien évidemment filmé hors-cadre pour ne pas choquer les âmes sensibles), le film va s'acheminer doucement mais surement vers un dénouement en tout point stupide (la révélétion finale s'avère tellement idiote qu'elle en devient presque impossible à deviner). Au final, une fois les trois pièces du puzzle remises dans l'ordre, difficile de s'extasier devant ce que l'on nous propose.

La chose est d'autant plus visible que l'histoire n'est pas suffisamment complexe pour réussir à tenir sur tout un long-métrage ; le scénario la delaye donc un maximum donc afin de pouvoir meubler les quatre-vingt dix minutes réglementaires. Concrètement, cela passe par une introduction de près d'une heure mettant en avant le personnage interprété par Jennifer Lawrence : elle va au lycée, se fait de nouveaux amis, chante en jouant de la guitare, chante en jouant du piano, flirte avec son ténébreux voisin. Rien de franchement palpitant... Puis, dans son dernier-tiers, La maison au bout de la rue va enfin se transformer en thriller ; malheureusement, le niveau qualitatif ne va pour autant augmenter, les personnages alignant des comportements tous plus stupides les uns que les autres afin de justifier au mieux les incohérences d'un scénario qui n'a désormais plus de temps pour se déployer.

Derrière la caméra, Mark Tonderai n'effectue même pas le minimum syndical. Malgré quelques effets de styles aussi éculés que totalement inutiles (les jump-scares sont utilisés pour tout et n'importe quoi), le réalisateur semble réellement renoncer à créer la moindre ambiance, à mettre en place le moindre suspens ou, plus généralement, à assurer une mise en scène un minimum travaillée. Se contentant de filmer ce qui doit être filmé, sans aucune logique formelle et sans s'embarrasser de soucis de cohérence géographiques ou temporels (les faux raccords et les erreurs de montage sont légion). Mais là où tout cela aurait presque pu s'apparenter à des fautes de goût (donc devenir drôle), La maison au bout de la rue est tellement neurasthénique qu'il en devient profondément ennuyeux, et ce de bout en bout.

On ne retiendra finalement de ce film que son casting correct. On a ainsi plaisir à revoir la trop rare Elisabeth Shue, et ce même si sont rôle ressort plus de l'anecdotique (sans son personnage, le film reste strictement le même). Jennifer Lawrence, quant à elle, tout en pantalon moulant et en t-shirt échancré, est physiquement bien utilisée pour retenir l'attention des spectateurs masculins ; mais que la partie féminine se rassure, elle aura le droit à un beau blond ténébreux, Max Thieriot, lequel parvient de plus à éviter d'être totalement ridicule (ce qui, vu comment est écrit son personnage, n'était pas si facile que ça). En dehors de ça, il n'y a pas grand chose à retenir de ce film qui, sans la présence de ces interprètes prestigieux, serait probablement restée dans l'anonymat.

La conclusion de

Pourquoi un film d'horreur sorti avec la désormais bankable Jennifer Lawrence n'a t-il connu qu'une sortie cinéma extrêmement discrète en fin d'année dernière ? La réponse s'impose avec une naturelle évidence à la vision de ce médiocre thriller à l'histoire grotesque et à la réalisation laborieuse... Ainsi, sans la popularité émergente de cette jeune actrice, nul doute que ce long-métrage n'aurait eu le droit qu'à une sortie direct to video que l'on imagine sans mal encore plus confidentielle, ce qui, d'ailleurs, aurait déjà fait honneur à ce film de bien piètre qualité, aussi ennuyeux à regarder qu'artistiquement sans aucun intérêt.

Que faut-il en retenir ?

  • Casting globalement correct,

Que faut-il oublier ?

  • Mise en scène inexistante,
  • Artifices formels éculés,
  • Histoire stupide,
  • Scénario laborieux,
  • Techniquement moyen,
  • Très ennuyeux.

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