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La nuit des démons 2 >

Critique de La nuit des démons 2

Ecrit par Nicolas L. le mardi 8 janvier 2013 à 00:14

Angela va au bal

Quelques étudiants d’une école catholique souhaitent passer la soirée d’Halloween dans un endroit plus sympathique que la salle des fêtes de l’établissement. La nuit venue, filles et garçons parviennent à échapper à la surveillance de sœur Gloria et se retrouvent à The Hull House, une ancienne morgue sur laquelle plane une terrifiante légende urbaine. Ils imaginent bien y passer une soirée riche en frissons et en plaisirs interdits sans se douter que, tapie dans l’ombre, Angela est prête à satisfaire leurs souhaits, bien au-delà de leurs espérances…

Angela, souvenez-vous, c’était l’une des premières victimes du précédent volet. Quelques années plus tard, sans que l’on sache réellement pourquoi, elle est l’unique occupante des lieux quand les jeunes gens s’y installent. Et c’est une série d’actes impies (comme tracer un pentacle sur mur, simuler un sacrifice sur un cercueil, copuler dans un vieux lit vermoulu…) qui va inciter la démone bimbo à éliminer tous les importuns. Remarquez, cette bande de têtes à claques et de chattes en chaleur ne mérite guère mieux, l’échantillon d’abrutis découvert dans ce deuxième opus étant encore plus incroyable que le précédent. Cerise sur le gâteau, cette bande d’idiots potaches se voit complétée par Mouse (sobriquet stupide) alias Melissa Franklin, qui n’est nulle autre que la petite sœur d’Angela.  En contact psychique avec son aînée, elle va essayer de prévenir ses camarades du danger. En vain. Faut dire qu’il est difficile de donner crédit à une adolescente attardée grimée en arlequin.

En fait, le métrage débute comme un slasher fantastique des plus anodins. Ainsi, passé un pré-générique assez raté, on démarre avec quelques plans racoleurs sur des jeunes filles à poil dans leur dortoir (de suite, on s’intéresse plus au film… Bizarre). On continue avec des séquences nous dévoilant les coulisses d’une école catholique, avec ses professeurs autoritaires, ses étudiants en explosion hormonale et son apprenti démonologiste de service. C’est forcément stupide et, avouons-le, souvent assez vain. On attend que Brian Trenchard-Smith, éminent spécialiste de la série B, passe aux choses sérieuses. Ce qui se produit quand la poignée de futures victimes se retrouve dans une vieille baraque pleine de poussière et de toiles d’araignée. Une crasse qui n’empêche pas ces jeunes gens en rut de se désaper dés que l’occasion se présente (et hop, nouveaux plans nichons !). Surgit alors Angela, au détour d’un escalier, via un jeu d’ombre digne du Nosferatu le vampire de Friedrich W. Murnau. A ce moment, l’on s’attend à visionner une sorte de remake du film de Kevin Tenney. En fait, pas du tout !

 

En effet, lassés des lieux, un peu effrayés par une tête de démon surgissant de la cuvette des chiottes, les étudiants décident de rejoindre de se barrer et de se rendre à la fête organisée dans l’école. Mais ce twist scénaristique n’est pas pour décourager Angela, qui entreprend de faire le voyage avec eux. En effet, l’une des filles a embarqué un artefact maudit : le tube de rouge à lèvres vu dans le premier volet (notamment dans une scène mémorable où Linnea Quigley se l’introduisait dans l’un de ses seins). Arrivée au bal, elle se rend dans les toilettes pour se refaire une beauté (on peut noter qu’avoir trouvé l’objet dans un endroit immonde ne la gène en rien) et c’est là que le démon va se manifester. Sous le regard horrifié de la jeune femme, le tube de rouge à lèvres se transforme en un long tentacule visqueux qui - l’on s’en doute bien - va prendre le chemin de son vagin et libère, dans une brume fantastique, la belle et redoutable Angela. Une expérience fantasmagorique, digne de figurer dans un volet de Freddy, qui est renouvelée quelques plans plus tard, quand, revenue dans la salle de bal en compagnie d’Angela, la jeune femme possédée saisit avec ses seins transformés en serres incandescentes un dragueur un peu trop pressant. La situation dégénère. Vous vous doutez bien que, dans la salle, à ce moment, c’est la panique !

C’est alors que le film, qui cultivait jusqu’alors un certain humour noir (avec succès) tout en restant assez «grave », bascule dans le gros délire. Une nonne à la savate agile qui se transforme en exterminatrice de démons, crucifix et règle en mains, assistée par le démonologiste en herbe qui, lui, s’est armé d’un pistolet à eau bénite, se lance alors à l’attaque d’Angela. Mais pour se débarrasser du démon, il va falloir l’attaquer à la source, en retournant à Hull House. Et c’est au cours de cette dernière demi-heure que Brian Trenchard-Smith va nous réjouir le plus avec un spectacle aussi drôle que sanglant. On retrouve un peu l’esprit du premier volet avec une succession de gags potaches (comme le curé qui, jusqu’à son horrible mort, va nier l’évidence et l’existence d’Angela) et de passages gores et craspecs pas trop mal foutus (le zombie qui joue au basket avec sa tête, les effets de l’eau bénite sur les possédés…). Jusqu’au plan final, où le démon se dévoie sous sa véritable forme, Steve Johnson et Joel Harlow nous offrant pour l’occasion un monstre reptilien des plus convaincants.

Pour ce qui est de la distribution, de jolis minois (et de jolies fesses) mais pas de grand noms. La torride Zoe Trilling, vue dans Dr. Rictus, marque les esprits avec deux ou trois plans qui dévoilent ses arguments mammaires. C’est elle qui sera la première fille qui tombera sous le contrôle d’Angela. Une Angela qui est de nouveau interprétée, d’ailleurs, par Amelia Kinkade.  Enfin, pour ce qui est du casting masculin, les fans de la franchise Tremors reconnaîtront peut-être Robert Jayne, alias Melvin, dans le rôle d’un étudiant.

à retenir

  • Une bonne dernière demi-heure
  • Un esprit potache sympathique
  • Quelques maquillages réussis
  • Des effets gore

à oublier

  • Un schéma assez classique
  • Un casting anonyme
  • Un départ poussif

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